Lutter contre les mutilations génitales est stigmatisant pour les migrants

Vingt-cinq universitaires britanniques l’affirment dans une revue scientifique.
excision

Vingt-cinq universitaires britanniques l’affirment, dans une revue scientifique : vouloir lutter contre l’excision est la preuve du racisme de l’Occident.

Ils vivent ici, sur le sol de la vieille Europe. Y sont nés, sans doute, pour la plupart. Ils sont anthropologues, sociologues, psychologues, criminologues, enseignants en droit, spécialistes des études de genre et « unis par une préoccupation commune » qui les a « incités à collaborer, au-delà des disciplines et des perspectives, pour rédiger cet article ». Cette préoccupation qu’ils ne pouvaient plus taire « est d'attirer l'attention sur les préjudices que peut engendrer le manque d'exactitude, d'objectivité, d'équité et d'équilibre dans les représentations publiques de ces diverses pratiques » que sont les mutilations génitales.

Des campagnes « nuisibles pour les communautés migrantes »

Leur article, paru dans la revue Journal of Medical Ethics, s’intitule « Les méfaits de la campagne actuelle contre les mutilations génitales féminines » - les MGF, pour faire plus court. Au nom de la liberté des pratiques culturelles et de l’ignorance méprisante du monde occidental, ces chercheurs en sciences molles s’élèvent contre les campagnes de l’ONU, de l’UNICEF, de l’UNFPA (Fonds des Nations unies pour la population) et, plus largement, les politiques de santé de nos gouvernements « de Blancs ». Celles-ci « peuvent être stigmatisantes et nuisibles pour les communautés migrantes ». Pire : les lois interdisant ces mutilations « peuvent aggraver la situation ».

En cause, nous disent ces éminents scientifiques, « un discours standardisé et omniprésent [qui] occulte la diversité des pratiques, des significations et des expériences vécues par les personnes concernées ». Plus grave encore, ce discours est « fortement marqué par un cadre racialisé et ethnocentrique », ce qui aurait entraîné des maux terribles comme la perte de confiance dans nos systèmes de santé, « la mise au silence des voix communautaires dissidentes ou nuancées » ainsi, horresco referens, que « le profilage racial et la surveillance juridique disproportionnée des familles migrantes ».

Pour éviter ces « effets néfastes » en cascade, les auteurs de l’article préconisent en premier lieu « une réévaluation des stratégies de plaidoyer », à comprendre un changement de terminologie. Il faut s’éloigner des formulations « racialisées et ethnocentriques » pour rattacher la pratique aux modes répandues aujourd’hui en Occident : piercings, tatouages, labiaplastie (une mode héritée du porno…), etc. Il faudrait parler de « coupe génitale » et non plus de mutilation.

Et puisque tout se vaut, sans distinguer ce qui est volontaire de ce qui est imposé, il est essentiel de considérer « les bénéfices sociaux perçus, comme un sentiment d’appartenance renforcée à son groupe […] Il est essentiel de les comprendre et de les reconnaître pour expliquer l’engagement de certains groupes ou individus à adopter ou reproduire ces pratiques génitales ».

Et pourquoi pas l’anthropophagie ?

Le relativisme culturel ayant tout balayé sur son passage, les auteurs nous enjoignent d’éviter tout jugement. « Chacune de ces pratiques génitales [excision, infibulation] peut susciter des réactions très différentes, allant d'un soutien enthousiaste à une condamnation sans appel, selon les valeurs et le point de vue de chacun. » C’est exactement l’analyse du psy, concernant la tétine pour adultes : ça déforme les dents, mais si ça leur fait du bien…

La démarche est particulièrement perverse, qui consiste à faire de la critique des MGF le symbole de l’impérialisme occidental. C’est faire fi du sort des 4,3 millions de femmes qui, chaque année, ont à subir cette mutilation. C’est oublier que beaucoup des « communautés migrantes » arrivent, justement, sur notre sol pour les valeurs civilisationnelles que nous défendons.

À suivre le wokisme criminel de Mme Fuambai Sia Nyoko Ahmadu, anthropologue en tête de cet article, il faudrait sans aucun doute aller beaucoup plus loin dans la tolérance des pratiques exotiques. Osons, alors, un exemple : l’endo- et l’exocannibalisme n’ayant pas disparu depuis si longtemps des sociétés traditionnelles, pourquoi ne pas accepter l’anthropophagie sur notre sol ? Et puis la pédophilie, aussi, largement pratiquée dans certaines sociétés où la sexualisation précoce des fillettes et des jeunes garçons fait partie des rites d’initiation.

Ce ne sont pas nos mœurs et nous n’avons pas à tolérer sur notre sol des pratiques contraires à notre culture. Le racisme, c’est précisément de nous contester ce droit.

Picture of Marie Delarue
Marie Delarue
Journaliste à BV, artiste

Vos commentaires

74 commentaires

  1. J’ai du aller vérifier les sources pour y croire, tellement c’est inimaginable.
    Ces universitaires woke ont franchi un palier dans l’horreur.
    Où sont les pseudo féministes de gôche ? Complices comme d’habitude ?

    • Vous avez raison Reney. Notre monde n’en a pas fini avec la folie woke.
      Quant aux féministes, leur « combat » est unilatéral, on ne touche pas, à tout ce qui n’est pas français.

  2. Il est vraiment sidérant, affligeant, de constater que nos propres organismes « scientifiques  » ou universitaires occidentaux puissent s’indigner de nos protestations envers ces pratiques barbares. (désolé, je ne trouve pas d’autre mot)

    • Ce sont des universitaires gauchistes ,il faut bien le préciser . Et comme la gauche à pris en otage les universités . .il ne reste plus qu’à les fermer tout simplement parce que l’on ne peut les laisser au mains de dangereux totalitaires avec l’argent de nos impôts et je ne plaisante pas quand je dis cela .

  3. Des « universitaires  » ? D’où sortent ces gens ? Comment en sont-ils arrivés là ? Comment peut-on se vautrer dans une telle bassesse ? Qu’est-ce que ça leur apporte ? Quel est leur but ?

  4. La loi n’est plus générale et impersonnelle , elle est à géométrie variable , elle s’applique avec plus ou moins de rigueur ou ne s’applique pas en fonction de la communauté à laquelle appartient le délinquant ou le criminel .

  5. On voit déjà dans tous les pays d’Europe des migrants violeurs traités avec mansuétude par la justice , il faut les excuser car ils n’ont pas « les codes » , et les associations féministes à tendance islamo-gauchiste se taisent . Le viol ne concerne que les mâles blancs avec circonstances aggravantes si la victime est non-Blanche.

    • Exactement. Concernant la France, un bon nombre de juges ont été biberonnés à l »Harangue de Baudot, clef de voute du Syndicat de la Magistrature. la justice de l’excuse, pas les codes, « déshérités »,

      Conclusion de l’Harangue de Baudot :
      « Soyez partiaux. Pour maintenir la balance entre le fort et le faible, le riche et le
      pauvre, qui ne pèsent pas d’un même poids, il faut que vous la fassiez un peu
      pencher d’un côté. C’est la tradition capétienne. Examinez toujours où sont le
      fort et le faible, qui ne se confondent pas nécessairement avec le délinquant et
      sa victime. Ayez un préjugé favorable pour la femme contre le mari, pour l’enfant
      contre le père, pour le débiteur contre le créancier, pour l’ouvrier contre le patron,
      pour l’écrasé contre la compagnie d’assurance de l’écraseur, pour le malade contre
      la sécurité sociale, pour le voleur contre la police, pour le plaideur contre la justice. »

    • Haro sur les lellandais ou les jubillar , rien sur les autres .
      On commence par interdite la peine de mort ,puis on privilégie le coupable sur la victime et après cela part en  » free style  » et la société va à vau l ‘eau ..

  6. Les migrants nous imposent leur culture , leur loi (charia) , leur religion , on est bien dans un système colonisateur.

  7. La première ablation qui me vient à l’esprit s’agissant des auteurs de ce texte publié dans une revue scientifique est la lobotomie. NAVRANT ! Nos ennemis sont décidément dans nos murs. Bientôt on trouvera normal de donner aux petits garçons exogènes du bouillon de clitoris de fillettes infibulées et on exigera de nous de ne pas désapprouver. Epoque de dingues !

  8. Les migrants pas contents peuvent rentrer chez eux et continuer à jouer du bistouri sur leurs filles, mais pas chez nous.

  9. Et le comité éditorial de la revue Journal of Medical Ethics – Journal d’éthique (???) médicale – a laissé passer ça ? Ils devraient démissionner illico; quel outrage à la médecine !

    • C’est tout ce qui vous préoccupe ??? Vous n’avez pas honte ??? D’ailleurs je ne crois pas à vos balivernes car un médecin Français ou d’un pays civilisé, Europe, Etats-Unis, Asie, qui s’amuserait à pratiquer de telles saloperies serait illico presto rayé de l’ordre et conduit directement en prison. Même si j’avoue en douter quand on voit que Gerard Miller a pu aller passser des vacances à Venise…
      La réalité, que vous semblez ne pas vouloir voir, est hélas autrement sordide. Des mères ayant été élevées dans cette culture obscurantiste, pratiquent elles-mêmes ce charcutage avec un couteau de cuisine parfois rouillé…
      Ce qui est extraordinaire c’est que ces mères pensent bien-faire et pratiquent cela pour le « bien » de leur petite fille, car c’est le prophète qui le dit. Et quand je vois ces pseudos universitaires de mes … justifier cela en ayant même le culot de reprocher aux Occidentaux de condamner de telles pratiques, je pense que la première chose à faire c’est de fou… re ces dangereux psychopathes à la porte avec un grand coup de pied quelque part !

    • Il faut pas pousser quand même. C’est interdit en Europe.
      C’est fait artisanalement maison par des « fêticheuses ».
      Maintenant on a des médecins qui mutilent effectivement payés par la sécu, c’est pour les transgendres dont 90% regretteront après pour le restant de leur vie misérable et écourtée, sous traitements permanents.

  10. Bientôt pour ne pas offenser stigmatiser les campagnes contre les mutilations sexuelles utiliseront comme illustration la famille des triplés . Le service publique de l’audiovisuel aura même recours à des études scientifiques détaillées sur ces pratiques dans les milieux favorisés du catholicisme intégriste.

  11. En lisant le sous titre de cet article « Vingt-cinq universitaires britanniques l’affirment, dans une revue scientifique : vouloir lutter contre l’excision est la preuve du racisme de l’Occident », j’ai UNE question pour ces « universitaires » qui me vient immédiatement :
    Que pensent-ils de la non stigmatisation qui s’est faite dans leurs pays L’UK par leurs dirigeants qui ont caché l’infamie ignoble de ce réseau de prostitution de filles mineures ? …
    «  »Tout le monde savait, personne n’a rien fait » : le scandale des « grooming gangs » et des réseaux de prostitution de mineures …
    Que ces « universitaires » essayent de se regarder dans leurs miroirs ! …

    • Vous ne comprenez pas,c’est normal. Eux sont des universitaires , des « sachants », ils sont intelligents, ont fait de hautes études, ils ont pensé le problème et donc arrivés à cette conclusion, donc ils ont raison! Pas vous! …..

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