L’Europe, un faux géant qui pèse si peu face à l’hégémonie américaine !

Je ne suis pas un économiste et justement pour cette raison, je me suis souvent et naïvement posé la question de la dictature économique des USA au travers du dollar, dans les échanges internationaux.

Les exemples récents des injonctions américaines, immédiatement suivies d’effet pour éviter des sanctions contre les États ou sociétés commerçant avec l’Iran, en particulier la France, ne laissent pas de m’étonner !

Je pensais simplement qu’un système de troc entre deux pays commerçant de façon bilatérale pouvait contourner les diktats yankee d’un président qui dénonce sans vergogne des accords pris par son prédécesseur ! Et que, mieux encore, l’Union européenne, grande puissance économique, et son euro pouvaient s’opposer à l’arbitrage international autoproclamé de Washington…

Las, en dépit de ses 514 millions d’habitants – 448 millions après le Brexit -, l’Europe ne pèse que peu face aux 330 millions d’Américains. Car, en dépit de son sigle officiel, UE, l’union ne fait pas sa force car elle est factice et aléatoire, bien que désignée comme « une association politico-économique ».

Une excellente analyse de ses faiblesses m’est justement donnée dans Le Figaro par un collectif d’experts qui répond à mes innocents questionnements.

Politique commune, en particulier étrangère, puissance militaire et surtout monnaie renforcée et donc internationalisée sont les voies que l’Union doit intégrer pour peser à égalité avec l’Oncle Sam qui ne se retient pas de nous « trumper » à son pur et unique profit !

Je retiens la conclusion des auteurs qui interpelle le nouveau Parlement européen : « Si nous ne nous réveillons pas, si le Parlement ne fait pas pression sur les États pour davantage de souveraineté et plus d’euro, nous risquons de subir encore longtemps des décisions américaines unilatérales. »

Et de conclure très justement : « N’est-il pas temps pour l’Europe de se mobiliser enfin pour définir et mettre en œuvre sa propre politique étrangère ? »

Et chacun sait qu’une politique étrangère résolue ne peut être engagée et affirmée que grâce à son bras armé. Et, en l’occurrence (cherchez l’erreur), c’est encore l’OTAN !

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