Je n’ai pas participé à l’ des élus à Samuel Paty, ce mercredi.

Pardon à sa famille, dont le chagrin ne sera compensé ni par une décoration ni par un national. Cet hommage est, pour moi, un aveu d’impuissance qui essaie de faire passer pour une force collective de pleurer tous ensemble une victime de la barbarie et du fanatisme islamiste, que nous avons tolérés chez nous.

Père d’une enseignante dans une zone peu favorisée, je sais la passion de ces enseignants, tout dévoués à des élèves dont les difficultés croissent avec la montée des communautarismes. Ils continueront, par idéal, sans peur, sûrs que l’école est le seul trait d’union de ces populations avec la nation.

Je n’ai pas enfilé mon écharpe d’adjoint par honte d’être élu et incapable d’empêcher qu’un serviteur noble de l’État, non pas par la gloire des armes, mais par une passion de transmission du savoir, puisse être condamné par un sauvage d’une contrée lointaine qui est venu chercher asile.

J’avais pressenti et écrit que cela arriverait. Sans révolte suffisante, en acceptant ce que des anciens auraient appelé la décadence de nos valeurs, de nos mœurs et la corrosion de nos forces.
Cette honte est le fruit d’une lâcheté collective et individuelle de la tolérance devenue permissivité.

Les hussard noirs de la république avaient le soutien de la population. Je n’ai pas mis mon écharpe parce que la France met en danger ses serviteurs quand elle ne se lève pas face à un péril avant qu’il n’ait des conséquences pour ses enfants. Nous le faisons face à un virus encore peu létal, mais ne savons pas enrayer celui, mortel, de l’islamisme.

Pas d’écharpe ce soir parce qu’un de la France à un professeur décapité ne peut être acceptable que si la République demande pardon de l’avoir mis en danger. Puisse devenir le symbole d’une promesse à tenir : plus jamais ça !

Le pardon ne sera obtenu que par des mesures de reconquête face à une barbarie que l’on voudrait qualifier d’ensauvagement, qui commencent par la suppression des îlots mafio-communautaires et zones de non-droit pour en libérer les populations otages.

Pardon, Samuel, soldat inconnu de l’Éducation nationale. Puisse la flamme du souvenir raviver l’envie, pour la France, d’être forte pour ne pas s’effondrer sur le corps de martyrs.

Le citoyen souffre, l’élu a honte. L’un pleure sur vous, l’autre sur lui et ses reniements.

21 octobre 2020

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