souffre. La preuve : entre la journée de collecte des Restos du cœur et la Journée internationale des droits des femmes, l’actualité internationale était braquée, dimanche, sur une famille en butte plus qu’une autre à l’injustice sociale et aux funestes coups du sort : les Sussex.

On le sait depuis que « la sainte » – lady Diana Spencer, épouse du prince de Galles aux grandes oreilles et mère des deux prétendants au trône d’Angleterre – s’est épanchée, la tête de travers et le regard en dessous, devant quelques millions de téléspectateurs du Commonwealth : la vie de princesse est des plus épouvantables qui soient.

Donc, ce dimanche 7 mars, jour également de la fête des Grand-mères, la Queen Élisabeth II a eu à subir un nouvel affront à son auguste majesté : l’interview de son petit-fils, le prince Harry, et de son épouse par la star des talk-shows Oprah Winfrey. Pour donner une idée du poids de la dame dans la vie américaine, il se dit que son militantisme aurait rapporté un million de voix à son ami Barack Obama dans la course à la primaire démocrate en 2008.

« Les Sussex chez Oprah » était l’événement attendu du week-end : annoncé, sponsorisé, mis en scène. Tout est en boîte pour la prochaine saison de The Crown qui, pour l’heure, a abordé les angoisses existentielles de Diana.

Feu sa belle-mère est un modèle très inspirant pour Meghan Markle qui s’est répandue, larme à l’œil, sur les mois affreux qu’elle a passés dans les palais de la perfide Albion. « Je ne voulais tout simplement plus être en vie. Et c’étaient des pensées constantes, terrifiantes, réelles et très claires », qu’elle dit. Et même que la famille royale lui aurait refusé « le soutien psychologique » qu’elle réclamait. La faute aux tabloïds. La faute, aussi, au qui traînerait dans les fonds de couloirs du palais. Il paraît que des rumeurs étaient parvenues aux oreilles de son royal époux concernant leur enfant à naître, l’informant « d’inquiétudes et de conversations […] quant à savoir à quel point sa peau [serait] foncée quand il [naîtrait] ». Ououououuuh, alors là, c’est drôlement moche. « J’étais sous le choc », dit cette bonne pâte d’Harry, revenu d’une virée en autobus avec l’humoriste James Corden au milieu des villas de stars de Beverly Hills.

Dieu merci pour eux, les Sussex ont fui l’Angleterre mortifère pour se réfugier à Hollywood. C’est plus sympa que Romorantin. Pourtant, Madame Sussex l’a assuré à son amie Oprah : ils ont pris le large pour « pouvoir vivre de façon authentique », avec enfants, tricycles, chiens, chasse, pêche, nature et tradition. Loin de la pompe et des œuvres de Buckingham.

Et « l’authentique », hein, ça a un prix, c’est pourquoi la petite famille Sussex a préparé son atterrissage. Déjà, relève Le Point, un contrat a été signé avec Netflix, « moyennant 100 millions de dollars, selon plusieurs médias américains, et des podcasts pour Spotify. À cela s’ajoute un partenariat annoncé avec la plate-forme Apple TV +, en collaboration avec la présentatrice américaine Oprah Winfrey, qui a dirigé l’interview de dimanche. » Ben oui, il faudrait être bien naïf pour croire que toutes ces confidences sont désintéressées : « Le couple vaut de l’or et “Oprah” a vendu, selon le Wall Street Journal, cet entretien entre 7 et 9 millions de dollars à CBS, tout en conservant les droits à l’international, source de juteux revenus, car “une bonne partie de la planète attendait ce rendez-vous télévisuel”. »

Mais attention, hein, Harry et Megan, eux, ne font pas ça pour de l’argent. Tenez, leur contrat avec Spotify, par exemple, c’est pour « produire des podcasts sur mesure autour de valeurs de partage et de tolérance en lien avec leur fondation Archewell ». Et dire que le Times laisse entendre que Madame Sussex serait « une mégère tyrannique et vénale ». C’est fou ce que les gens sont méchants…

8 mars 2021

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