Elle vient de se faire remarquer par les médias en apparaissant comme le plus jeune mannequin transgenre à défiler lors de la New York Fashion Week, le 10 septembre. Noella McMaher n’a que 10 ans mais un aplomb déconcertant. D’après ses parents, elle est « née avec un sens farouche et confiant de l'identité ». Au point que sa mère, qui s’identifie comme non binaire, tienne ce discours parfaitement équilibrant : « C'est la personne la plus sûre d'elle que je connaisse. Je lui dis tout le temps que je veux être comme elle quand je serai grand. » (New York Post). Pourquoi une telle admiration de sa mère devenue père ? Parce qu’elle « a fait sa transition bien avant nous ». Quelle pression peut bien peser sur cet enfant déjà médiatiquement surexposé, source d'inspiration pour ses parents en couple et genre recomposés, et devenu nouvel étendard du progressisme de la société ?

Évolutions sociétales obligent, elle apparaît comme le symbole de la cause et pourrait devenir millionnaire grâce aux défilés de mode, estime un agent d’Hollywood dans le Daily Mail. Elle croûle désormais sous les propositions de contrat. Malgré son jeune âge, elle affiche déjà plus de 22.000 abonnés sur Instagram et se présente comme « modèle transgenre et activiste ». À l’heure où ses petits camarades de classe peaufinent leur orthographe, elle se dit « très enthousiaste de continuer à rendre visible les transgenres à travers le monde ». Son sens de l'engagement et sa maitrise des codes de communication font d’elle soit un enfant précoce, soit un être instrumentalisé par des idéologues.

« C'est cool d'avoir ce titre », s'enthousiasme-t-elle au micro de Reuters. « Cela montre qui je suis réellement et permet de montrer aux autres personnes et aux enfants qu'être transgenre n'est pas mauvais. » Un activisme qui ne date pas d'hier puisque, déjà en 2019, c’est-à-dire âgée de 7 ans, elle posait aux côtés du gouverneur de l'Illinois, J.B. Pritzker, qui venait de signer un décret visant à promouvoir les droits des élèves LGBTQ, vêtue d’un T-shirt « Voilà à quoi ressemble la trans » (New York Post).

Philosophe, elle s’interroge et vous donne même des leçons : « Qu’est-ce qu’être normal ? Nous sommes en 2022 ! » Dès l’âge de deux ans et demi, elle aurait exprimé son désir d’être une fille, à quatre ans, elle a fait « sa transition sociale » et sa famille a changé son certificat de naissance de garçon à fille quand elle a eu six ans.

Et le père, dans tout ça ? Timothy McCord a renoncé aux droits sur ses deux enfants - Noella a un petit frère « cisgenre » [né garçon et qui veut rester garçon, NDLR] - suite à un divorce compliqué. Refusant la transition de son aîné, il lui aurait fracturé le bras en lui faisant enfiler un pyjama de force. Depuis, résigné, il sait qu’il n’a plus voix au chapitre et a laissé à son ex-femme Dee et son partenaire (Ray, une autre femme biologique non binaire) adopter ses enfants. Le nouveau couple a un bébé et l’élève (cela ne s'invente pas) dans la non-binarité.

Noella a bien raison de se réjouir. Sa notoriété décuplée par les va fortement accentuer le phénomène de contagion sociale. Selon la journaliste Abigail Shrier, « depuis 2007, l’Amérique est passée de deux cliniques de genre à bien plus de 50. Entre 2016 et 2017, le nombre de chirurgies de genre sur des personnes nées femmes a quadruplé aux États-Unis. » Et notre bon Vieux Continent progressiste n’est pas en reste puisque, déjà en 2010, le Conseil de l’Europe promouvait « la tolérance et le respect mutuels à l’école, quelle que soit l’orientation sexuelle ou l’identité de genre ». Pour cela, il fallait fournir dans les programmes scolaires « des informations objectives concernant l’orientation sexuelle et l’identité de genre ».

Le phénomène n’est donc pas nouveau, mais il s’accélère et avance à visage découvert. Ainsi, grâce à Noella, mais aussi Pap ou Ursula, de nombreux petits enfants pourront continuer à nier leur réalité biologique et rêver de bloquer leur puberté. Le merveilleux de l'enfance...

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15 septembre 2022

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28 commentaires

  1. La nausée et l’effroi me gagnent à chaque fois que je constate cette déchéance de notre civilisation. Ensuite, vient la colère. Il en est des questions « de genre » comme de l’immigration. Les populations ont-elles été consultées à ce sujet? Les pouvoirs en place ont-ils abordé ces sujets lors des campagnes électorales pour, ainsi, légitimement recevoir une adhésion des citoyens? Jamais. Le camp du bien œuvre en douce, masqué, en totale contradiction avec les fameuses valeurs de la République dont ils nous rabattent les oreilles sans cesse pour mieux les violer.

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