Le meurtrier d’Iryna Zarutska inapte à comparaître : une victime de plus sans justice
Moins de huit mois après le meurtre d’Iryna Zarutska, le principal suspect pourrait bien ne pas être jugé par la Justice de Caroline du Nord en raison de troubles psychiatriques. Selon les médias américains, de nouveaux documents judiciaires concernant la santé mentale de DeCarlos Brown ont été présentés à la cour par l’avocat du mis en cause, accusé d’avoir tué, en août dernier, dans le métro de Charlotte, une jeune réfugiée ukrainienne de 23 ans. Les expertises psychiatriques attestant de l’incapacité du prévenu à comparaître devant le tribunal de l’État, un report du procès a été accordé à la défense. Si Brown n’a, pour l’heure, pas été jugé inapte à comparaître devant la Justice fédérale, qui le poursuit également, ce SDF multirécidiviste de 35 ans, dont la vidéo de l’agression mortelle avait été largement diffusée, pourrait bien échapper à celle de l’État où il a commis son crime. Un meurtre que nombreux disent motivé par la haine anti-Blanc.
Ce ne serait pas la première fois que la justice fait défaut aux victimes. En France, les exemples de criminels reconnus coupables mais pas responsables en raison de troubles psychiatriques sont foisonnants. Parfois, le geste demeure inexpliqué, s’accompagne de maladies mentales suivies et avérées. D’autres fois, perce une idéologie sous-jacente, une volonté de tuer exprimée et revendiquée, dont une « bouffée délirante » aurait déclenché le passage à l’acte. Dans tous les cas, les victimes et leurs familles portent le lourd fardeau de l’absence d’un procès.
On ne juge pas les fous. Jamais.
Christelle Gervaise en aura témoigné tout au long de son combat mené pour que justice soit rendue à son mari, Alban, abattu le 10 mai 2022 devant sa fille, à la sortie de son collège catholique. Mohammed L. avait tué de plusieurs coups de couteau le médecin militaire de 40 ans, devant l’établissement scolaire où il avait été vu quatre jours avant l’agression. Au moment du meurtre, il avait déclaré : « Au nom de Dieu, laissez-moi le finir. C’est le diable. » Les experts avaient conclu à une abolition totale du discernement de ce Français, qui avait été interné en hôpital psychiatrique pour une durée indéterminée et inconnue de la famille.
Une détresse partagée par la famille de Timothy, 19 ans, tué en août 2019 par un réfugié afghan lors d’une attaque au couteau à Lyon. Là encore, Sultan Mohamad Niazi, 36 ans, avait échappé à son procès en raison de la schizophrénie dont il était atteint.
Ce « cauchemar », les familles d’Amélie et Caroline l’avaient également vécu lorsque le meurtrier des jeunes femmes, Jordan Garnier, qui les avait sauvagement poignardées à mort en janvier 2022, avait lui aussi été déclaré pénalement irresponsable de ce double meurtre. Juste avant son passage à l’acte, celui qui souffrait d’angoisse et d’anxiété avait consommé une grande quantité de cannabis, provoquant une « bouffée délirante ». Le père du meurtrier avait lui-même avoué que son fils avait changé depuis qu’il avait commencé à se droguer à l’été 2021…
Des criminels qui n'auraient pas dû se trouver là
Une double peine pour ces victimes collatérales, mais qui touche aussi celles qui apprennent que l’agresseur est un récidiviste qui aurait dû se trouver interné en hôpital psychiatrique. C’était le cas, en juillet 2024, du militaire de l’opération Sentinelle poignardé à la gare de l'Est par Christian Ingondo. L’homme avait déjà été reconnu coupable du meurtre, en 2018, d’Andy Brigitte dans les couloirs du RER, à Châtelet-les-Halles. Pour ces coups de couteau mortels, le trentenaire, à l’époque des faits, avait été jugé irresponsable, puis hospitalisé. Visiblement, il se trouvait dehors en juillet 2024, lorsqu’il a croisé le chemin de sa nouvelle victime.
Une affaire qui rappelle tristement celle de Sarah Halimi, assassinée à son domicile par Kobili Traoré, atteint d’une « bouffée délirante » lorsqu’il avait roué de coups la sexagénaire de confession juive, avant de la faire basculer du troisième étage. Il avait crié « J’ai tué la sheitan du quartier » et « Allahu akbar » en récitant des sourates mais, reconnu irresponsable pénalement, la Justice ne l’avait pas jugé. En février, la presse découvrait qu’il était mis en cause dans un violent home-jacking, alors qu’il était en hôpital psychiatrique mais bénéficiait de permissions de sortie.
Jugés et condamnés malgré les expertises
Pourtant, il semblerait que, lorsque la Justice veut, elle peut.
En 2012, le terroriste néonazi Anders Behring Breivik avait bien été reconnu responsable et condamné à 21 ans de prison pour la tuerie de masse dont il s’était rendu coupable en Norvège, en 2011. Malgré une expertise le déclarant atteint de « schizophrénie paranoïde », les juges n’avaient pas privé de procès les familles des 77 victimes de la fusillade, qui avaient pu obtenir justice.
En France, un cas suffisamment rare pour être relevé illustre également cette possibilité. En 2022, un Algérien de 28 ans, pourtant visé par trois expertises concluant à son irresponsabilité pénale, avait finalement été jugé apte à comparaître pour tentative de meurtre sur l’un de ses compatriotes. La décision avait alors montré qu’entre l’irresponsabilité et le jugement, une marge d’appréciation subsiste et que lorsque la Justice le décide, le procès n’est pas hors de portée.
Mais en France comme ailleurs, trop de victimes en sont encore privées, ainsi que du moment qu’elles attendent parfois toute une vie : voir, enfin, celui qui a détruit la leur.
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32 commentaires
Tout à fait d’accord avec lajanine, un irresponsable assassin, meurtrier, reste un danger pour la société. Tout danger pour la société devrait être écarté de vie publique par la Justice dont c’est le rôle. Sinon, supprimons la Justice et retournons aux règles du Far-West.
Les grands criminels Nazis étaient ils fous , donc irresponsables , aussi ?
En ce qui concerne les assassins « inaptes au jugement » les E-U sont aussi pourris que la France.
Un assassin reste un assassin don nuisible et inutile à la société.
Je l’ ai déjà souligné maintes fois sur BV. Les « abolitions de discernement » m’ étonnent souvent. Ces individus dangereux repèrent pourtant bien leur proies. Plutôt féminines, de type caucasien vêtues à » l’ occidentale » et à l’ improviste. ( Dans ce cas, il est très proche et dans son dos, la pauvre) Les boxeurs ou rugbymen sont ( heureusement !) moins la cible d’ attaque. ( Hors mis l’ agent de patrouille « sentinelle ») Concernant les ustensiles, ils discernent pourtant bien qu’un couteau fera plus de dégâts qu’une spatule ou une louche ! enfin, et même si fort peu d’ informations fuitent à ce sujet….Je n’ ai pas l’ impression que beaucoup d’ agressions crapuleuses de ce type existent en Chine, Corée du Nord, Birmanie, Biélorussie, etc Bizarre, vous avez dit bizarre
La bouffée délirante est une excuse facile. Dans les pays moins « progressistes », un acte est un acte et mérite la même sanction. On ajoute peut-être l’obligation de soins psychiatriques … en prison.
C’est ainsi avec notre justice de gauche
Les victimes au cimetière, les assassins , pauvres déséquilibrés (c’est facile), en liberté
L’un des rôles premiers de l’Etat n’est il pas d’assurer la sécurité des personnes ?
Tous ces cas que vous évoquez sont dans les dossiers de l’Institut pour la Justice, qui travaille pour une profonde réforme dans ce sens depuis sa création en 2007! Les lois criminelles qui régissent nos tribunaux semblent adaptées à notre société des années 50…
C’est que les anciens chez moi appellent des « fous malins » ils seraient déséquilibrés mais pour choisir puis massacrer, violer, décapiter leurs victimes, ils ne le sont pas…..
J’aimerais bien savoir comment un psychiatre arrive à déterminer la schizophrénie d’un afghan ? L’interprète afghan arrive-t-il à traduire et avec quelle complaisance ?
Au-dela de cet aspect linguistique, on assiste à un réel déni de justice envers les victimes qui, mise à part une indemnité compensatrice, repartent toujours en tant que victimes.
Faire son deuil d’un crime subi passe par la condamnation de son auteur et pas par l’absolution d’un psy.
La réforme de la justice deviens urgente.
Des criminels au petits délinquants font des victimes qui empoisonnent la vie de nos citoyens et ne sont jamais jugés sans parler des mineurs de moins de quinze ans qui agissent en toutes impunités et çà perdure sans que rien ne bouge.
Un criminel sera détenu en hôpital psychiatrique le moins longtemps possible pour laisser la place a cette longue file en attente a la porte d’entrée, il sortira en toute liberté pour recommencer vers ces prochaines victimes, normal même en Angleterre à Liverpool les visiteurs sont prévenus que la France est dangereuse, faut le faire.
Il serait ridicule de juger un individu ayant une abolition totale du discernement. Aussi ridicule que de juger un animal.
Mais si les victimes tiennent à « voir » le destructeur de leur vie, il y a peut être d’autres endroits possibles qu’une cour de justice ?
Cela arrive, mais il est rare qu’un assassin ait une « abolition totale du discernement » ! Un crime est un crime et devrait mériter la même peine « plancher », avec des nuances selon le type de crime et son contexte. Et si la personne a agi sous l’influence d’une « bouffée délirante » ou autre déséquilibre psychologique, la peine de prison pourrait être assortie d’un « bonus » de soins psychologiques.
Cest étonnant comme tous ces terroristes sont atteints de troubles psychiatriques , c’est à croire que l’islamisme rend fou .
Rien d’étonnant puisque l’article traite du sujet des « irresponsables » . Il ne parle pas donc des nombreux autres terroristes sans troubles psychiatriques, islamistes ou non .
C’est un peu cela le problème: on parle d’actes de déséquilibrés, mais peut-on considérer un « fou d’Allah » (comme on les nommait il y a peu) comme équilibré? Parce qu’alors, autant amnistier d’avance tous les islamistes!
Et si on responsabilisait les « experts ».
Pourquoi, tous ces gens qui sont à la fois reconnus comme très dangereux et irresponsables errent-ils dans les rues au lieu d’être dans des centres de soin fermés? S’ils ont été laissés libre c’est soit qu’ils ne sont pas dangereux , soit qu’ils sont responsables. La justice se contredit sans cesse. Elle préfère accuser la société en bonne gauchiste qu’elle est.
Vous aussi accusez la société dont la justice est une institution.
Il y a plein de personnes qui sont autorisées à conduire alors qu’elles ne sont pas en parfaite santé. Par exemple des épileptiques qui n’ont pas fait de crise depuis des années. Mais une crise peut finalement survenir au mauvais moment et causer un accident de la route. Sous prétexte de risque 0 , de ne laisser dans les rues que des individus en parfaite santé et tanpis pour la vie des malades ?
Vous êtes hors sujet. Il était question de « gens qui sont à la fois RECONNUS comme très dangereux et irresponsables » et qu’on laisse « errer dans les rues au lieu de les mettre dans des centres de soin fermés ». Cela n’a rien à voir avec des gens qui ne sont pas en parfaite santé. Connaissant les épileptiques, j’en connais et ils ne conduisent pas bien qu’ils n’aient pas refait de crise depuis 4 ans. Ils sont obligatoirement soumis à un contrôle médical. Un permis de conduire temporaire ou définitif peut leur être attribué ou retiré par l’autorité préfectorale selon l’avis de la commission médicale départementale ou d’un médecin agréé.
Non je n’accuse pas la société. C’est la justice qui accuse la société pour ne pas condamner.Avez-vous lu mon commentaire jusqu’au bout ? Par ailleurs, je ne prône pas une société aseptisée. Je parle de personnes reconnues « dangereuses » dans leur comportement et estimées « responsables » mais qui deviennent irresponables » après le crime. Vous interprétez mes commentaires à mon encontre. Cela ne m’étonne pas…
Nuance ! ce ne sont pas les juges qui décrète que quelqu’un est fou, mais un psychiatre !
Des juges islamo-gauchistes aux Etats-unis , comme en France ?
Un blanc qui tue une noire, c’est un assassin raciste.
Un noir qui tue une blanche, c’est un déséquilibré irresponsable.