Le « congé payé climatique », ou le va-tout de Marine Tondelier

Avec cette mesure démagogique, l’élue d’extrême gauche espère se remettre en selle et faire oublier ses échecs.
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C’est peu dire que les écologistes ont été désavoués, lors des dernières élections. Après une vague verte dans plusieurs grandes villes de France en 2020, les municipales 2026 ont tourné au fiasco. Que ce soit à Strasbourg, Bordeaux, Poitiers ou Besançon, de nombreuses figures de proue EELV ont essuyé une lourde défaite, le 20 avril dernier. De quoi y voir, pour les contempteurs de Marine Tondelier, la preuve qu'elle a fait son temps à la tête du parti. « La réalité, c'est que son bilan est mauvais », déclare sans ambages un cadre écologiste, sous couvert d’anonymat. Mais face à ces critiques, l’élue d’extrême gauche a trouvé la parade, le truc qui marche à tous les coups : sortir de son chapeau une idée farfelue qui lui assurera un joli buzz médiatique. Rien de mieux pour se replacer au centre du jeu.

L’idée en question est la suivante : la création d’un congé payé dédié aux événements climatiques. Un congé de cinq jours par an qui pourrait être activé, notamment, lors des fortes chaleurs. Il fallait y penser. « Parfois, il y a des travailleurs qui ne peuvent pas travailler pour des raisons climatiques. Il y a quatre personnes sur dix, dans ce pays, qui sont exposées dans l’année à de très fortes chaleurs », a expliqué la patronne des Écologistes, sur Sud Radio.

Sans surprise, les journalistes se sont immédiatement jetés sur cet os à ronger. Comme un seul homme, ils ont tous relayé avec enthousiasme la proposition lancée par Marine Tondelier, s’abstenant de tout regard critique sur la manœuvre. « Des vacances en plus », a même semblé se réjouir le média woke 20 Minutes. L’idée n’est pourtant pas bien originale : il s’agit ni plus ni moins du copier-coller d’une mesure mise en place par le gouvernement socialiste espagnol en 2024…

L’écologisme décérébré en roue libre

Alors, certes, les températures sont plus élevées qu’il y a quelques décennies. Les épisodes caniculaires sont plus longs et plus rudes. Mais est-ce une raison pour plier face à l’extrême gauche qui instrumentalise, à des fins politiques, ce réchauffement climatique ? Après l’invention du statut de « réfugié climatique », voici donc le « congé payé climatique ». « On est au XXIᵉ siècle, il y a de nouveaux risques », ajoute encore Mme Tondelier, estimant qu’il faut « protéger et accompagner » les travailleurs face au changement climatique. L’argument des enfants est brandi : qui s’occupera d’eux, lorsque leur école sera fermée pour cause de canicule ? En voilà, une question qu’elle est bonne !

Et si on prenait le problème dans l’autre sens ? Et si, plutôt que de mettre la France à l’arrêt au premier coup de chaud, on avait l’ambition folle de climatiser les établissements scolaires ? C’est absolument révolutionnaire, comme projet, convenons-en, mais peut-être pas si bête que ça. Les écoles pourraient ainsi rester ouvertes et les parents n’auraient pas besoin d’un congé pour garder leurs enfants à la maison. Mais ce raisonnement semble, hélas, échapper aux écologistes qui continuent de prétendre que « la climatisation ne constitue pas une solution durable ». Offrir cinq jours de congé, en revanche, c’est bien entendu une solution à très long terme...

Une mesure gauchiste

La nouvelle trouvaille de Marine Tondelier s’appuie également sur le principe chéri, à gauche, de non-discrimination. Ceux qui sont en télétravail n’étant que peu impactés dans leur vie professionnelle par les catastrophes naturelles, il faudrait que chacun puisse bénéficier des mêmes avantages, d’une façon ou d’une autre. Le congé climatique permettrait ainsi à « celles et ceux qui ne peuvent pas télétravailler de ne pas se rendre au travail tout en étant indemnisés lorsque les autorités publiques recommandent ou imposent des restrictions liées à un événement climatique ».

À qui reviendrait-il de financer ces jours chômés ? Bonne question. Aux entreprises, on le devine. À l’heure où le nombre de faillites atteint déjà un nombre record en France, nul doute que cette nouvelle dépense fera la joie des patrons… Mais il est vrai que la gauche se soucie peu de ces considérations bassement matérialistes. Après le congé paternité et le congé pour cause de règles douloureuses, LFI vient de demander l'instauration de sept nouveaux jours chômés : le 16 janvier, en hommage à la généralisation de la cinquième semaine de congés payés, le 4 février, pour commémorer la fin de l'esclavage, le 30 juillet, pour célébrer l'amitié, etc. Bref, toujours plus de congés payés, toujours moins de travail et de productivité.

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Jean Kast
Journaliste indépendant, culture et société

Vos commentaires

95 commentaires

  1. Et si on donnait un jour de congé chaque fois qu’un ou une gauchiste disait une connerie ? Ça en ferait des jours de RTT à prendre et rien qu’à elle seule Sandrine Rousseau nous en aurait fait bénéficier d’au moins trente.

  2. Ce n’est plus : « la vie en rose »…
    C’est, ou ce serait : « la vie en vert » !
    Envers et contre toute logique évidemment.
    L’escroclogie humoristique a de beaux jours devant elle !

  3. Il faudra que M Kast nous explique où il a vu un réchauffement climatique ailleurs que sur les chaînes publiques et la PQR.

  4. Pas étonnant venant de Tondelier ; elle n’a jamais travaillé de sa vie. Au lieu de proposer des congés supplémentaires, il faudrait augmenter le temps de travail et les salaires. La loi Aubry sur les 35 heures (payées 39) a été une vraie catastrophe pour les entreprises et la France. On en paye le prix aujourd’hui.

    • Effectivement , nous avons un cout du travaille tel que nos produits ne sont pas compétitifs sur le marché international ,que les lois et autres réglementations mis en place sous la poussée des écolos empêchent les innovations sur le sol français .
      Le rêve de cette extrême gauche (LFI et les écolo sont a mettre dans le même sac) est de travailler le moins possible tout en étant payer 3000€ a ne rien faire , tout en ponctionnant toujours plus les entreprises (cf Piketty , Zucman en consort)

  5. Il semble que la gauche, vue que les écolos sont de la partie, pédalent à côté du vélo, les congés payés sont des gens qui ont un emplois denrée de plus en plus rare alors qui en bénéficiera sans compter ceux qui ne peuvent cesser le travail, il n’en reste pas grand chose des ces congés là.
    Combien de personnes en age de travailler bénéficient d’un emplois alors si les autre ne travaillent plus normalement, c’est la cata.

  6. Sûr que pour inventer des trucs pareilles nous sommes un pays chaud ! Alors l’Égypte, le Brésil ou qui sais-je encore devrait avoir des mois de congés climatique !
    Pauvre « riches » français à qui il faut une clim à 23° et un radiateur à 10°…
    De plus, ce dispositif existe déjà pour ceux qui travaillent dehors….

  7. Mme Tondelier veut peut être vivre avec son temps. Le temps de travail a été évidemment réduit suite à la révolution industrielle ( on se demande pourquoi on ne fait plus des journées de 12h ….) . La robotisation et l’IA vont de nouveau obliger à réduire de temps de travail ou à redéfinir ce qu’on appelle « travail ». Il y a plein d’emploi humain improductif ( utilité par exemple de gardiens de Square faisant leur ronde par groupe de 6, de personnes se mettant devant la porte du train pour empêcher de monter quand la sonnerie et des voyant lumineux indiquent que le train va partir….). A l’évidence le nombre de jours de vacances devra croître ou bien les inégalités sociales augmenteraient avec des personnes ne participant plus au travail qui n’auront rien en commun avec celles qui travaillent en collaboration avec les divers robots ( quelques uns à leur commande, mais probablement bientôt beaucoup sous la commande des robots dotés d’IA qu’il faut entretenir et servir pour le bon fonctionnement de la société).

    Il faut réfléchir aux indispensables vacances, faite en sorte que ce ne soit pas du temps perdu , de même qu’on devrait réduire le temps perdu au « travail « . Aucun intérêt d’augmenter la productivité si c’est pour gâcher davantage la production et réduire en esclavage les producteurs.

  8. Perso, je trouve l’idée géniale ! Imaginons, un appel 18/112 > Allo les pompiers, oui, j’ai le feu dans mon pavillon !!
    Désolé Mme, nous avons tous posé un congé climatique, parce que, vous comprenez, avec ces chaleurs en ce moment, éteindre un feu en +, c’est dangereux pour nous ! Bonne journée !!

  9. Boulevard Voltaire admet le grand changement climatique. Mais la solution au réchauffement c’est la climatisation. Les shadoks vont devoir pomper maintenant pour faire tourner la clim?

  10. Après le congé menstruel dont même les étudiants savent profiter, le congé climatique ! et bientôt le congé « gueule de bois » pour les « teufeurs » et autre noceurs ?

  11. Un autre trophée Audiard. Le deuxième depuis hier

    En effet, ils et elles ne se reposent jamais.

  12. Plus les idées sont bêtes et plus elles sont de gauche! Les 35h plombent notre économie, des jours de travail nous sont déjà volés chaque année, mais elle souhaite un congé payé climatique ! Faut croire qu’à gauche le mot travail ne veut rien dire.

  13. Quelle petite nature, j’allais au collège quand il faisait 50° C à l’ombre. On passait la since (serpillière) sur les carrelages pour rafraîchir les chambres la nuit.

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