L’Arcom se défile à l’Assemblée nationale
Les travaux de la commission d’enquête parlementaire sur l’audiovisuel public ont commencé ce mardi 25 novembre en ouvrant le bal par l’audition des dirigeants de l’Arcom. Une séance pleine de contradictions et de mauvaise foi. Une habitude, pour la « police » de l’audiovisuel public.
Une cinquantaine de personnes devraient être interrogées tout au long des six mois de travaux de la commission. Pour cette première audition, ils sont trois hauts responsables de l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom) à répondre aux questions des députés : Martin Adjari, son président, Alban de Nervaux, son directeur général, et Pauline Combredet-Bassel, sa directrice générale adjointe.
L’occasion est trop belle pour épingler l'indépendance politique de la blanche colombe. Alors que Martin Ajdari justifie sa nomination à la lumière de ses différentes expériences dans le monde de l’audiovisuel, Charles Alloncle, le rapporteur UDR de la commission, met le doigt sur un passage visiblement oublié par l’intéressé : son CV socialiste en politique, en cabinet ministériel notamment. Entre 2000 et 2002, au cabinet de Laurent Fabius et Florence Parly, respectivement ministre de l’Économie et secrétaire d’État au budget ; puis en 2014, où il fut directeur de cabinet des ministres de la Culture Aurélie Filippetti et Fleur Pellerin.
« Je n’ai participé à aucune campagne ou activité politique depuis onze ans, un délai je pense suffisant pour m’exonérer de tout soupçon de partialité », répond l'intéressé. Pour le directeur de l’Arcom, le conflit d’intérêts est une chimère.
« Je ne connais pas en détail ce dossier »
Interrogé sur Philippe de Villiers, catégorisé comme « personnalité politique » dont le temps de parole à la télévision ou à la radio est décompté comme tel, Martin Adjari n’a pas les mêmes pudeurs de gazelle. « Il a été apprécié que sa participation à la campagne de monsieur Zemmour justifiait la qualification de personnalité politique considérée divers droite » indique-t-il. « C’est la récurrence des interventions » qui compte, notamment lorsque les personnes « tiennent une émission sur une antenne ». En revanche, Daniel Cohn-Bendit, Cécile Duflot ou Éric Dupond-Moretti, cela ne pose bien évidemment aucune difficulté. Ils peuvent inonder les plateaux de leur venin en toute quiétude.
Existe-t-il des conflits d’intérêts ? C’est la question que pose Charles Alloncle, très offensif, lorsqu’il questionne Martin Adjari : « Vous avez nommé à l’Arcom Foued Berahou. Est-ce que vous saviez que le 18 septembre 2024, il appelait publiquement à une mobilisation antifasciste et indigéniste contre l’empire Bolloré dans l’archipel des Glénan ? » En guise de réponse, le président de l’Arcom se défausse sur des « décisions collégiales, prises par neuf personnes, dont six membres sont désignés par les présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat ». C’est pas moi, c’est l’autre. Avant d’exprimer son ignorance : « J’ai lu qu’il y avait des contestations, […] je ne connais pas en détail ce dossier. » Fermez le ban.
La neutralité de l’audiovisuel public a bien évidemment été mise sur le tapis. Notamment lorsque le rapporteur s’interroge sur les sanctions prononcées par l’Arcom. En effet, en douze ans, l’Autorité a prononcé une dizaine de sanctions pécuniaires, notamment contre C8 et CNews pour un montant de huit millions d’euros. La dernière sanction pécuniaire qui a été infligée à un média du service public remonte à 15 ans (une amende de 100.000 euros). « Il n’y a pas de proportionnalité à assurer », répond, dédaigneusement, Martin Adjari. Idem lorsque le deux poids deux mesures est évoqué. En novembre 2022, un chroniqueur de France Inter incitait à « baiser les femmes des chasseurs », se proposant de s’occuper personnellement du cas de la femme du président de la Fédération des chasseurs. Il écopait de la plus faible sanction, une simple lettre de rappel à la loi. Quand, à quelques jours d’intervalle, Cyril Hanouna appelait Anne Hidalgo à « fermer sa gueule » et « chasser les rats la nuit au lieu de dire des conneries », l’Arcom lui infligeait la plus lourde sanction possible, avec une amende de 300.000 euros. Le dirigeant explique ne pas pouvoir se prononcer sur des décisions prises alors qu’il n’était pas président, mais de préciser tout de même que « pour l’humour, la jurisprudence donne droit à une tolérance beaucoup plus importante ». L’humour de gauche est très sélectif, effectivement.
« Nous, on fait ce qu’il faut pour Dati »
Sur l’affaire Patrick Cohen et Thomas Legrand, quelles sanctions ? Les seuls propos qui avaient jeté un trouble sont ceux de Thomas Legrand. Et dans la mesure où les propos n’ont pas été tenus à l’antenne, « ils ne rentrent pas dans [le domaine de compétence] de l’Arcom ». Circulez, il n’y a rien à voir ! Thomas Legrand a été suspendu par Radio France, le sujet est réglé car « l’autre journaliste [ne] dit rien ».
Comprend-il « l’indignation suscitée » chez des personnes rémunérées par l’argent des Français ? Certes, « il y a un émoi manifeste » et une « incompréhension », mais pour le président de l’Arcom, la question a été bien traitée.
Le président de l’Arcom n’a pas été mis en difficulté, car ses réponses laconiques n’avaient aucun contenu. Il faudra beaucoup d’habileté au député de l’Hérault, Charles Alloncle, pour secouer le mammouth de l’audiovisuel public. Prochaine échéance très attendue, l’audition de la dirigeante de France Télévisions Delphine Ernotte, le 10 décembre.
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126 commentaires
Tous ces comités Théodule nous coûtent très cher et ne servent à rien. A supprimer d’urgence ! C’est à chaque téléspectateur de juger, en son for intérieur, ce qu’il veut voir et écouter ou pas. Je refuse catégoriquement que d’autres prennent pour moi la décision de ce que dois écouter ou retenir. Coluche avait déjà dénoncé ces pratiques il y a 50ans avec « ceux qui s’autorisent à penser dans leur milieu autorisé »
Ils ne doivent pas jurer sur l’honneur de dire la vérité !
Mensonges et fake news sont la première nature des médias de gauche!
En résumé…responsable de rien. Comportement typiquement de gauche
A quoi s’attendre d’autre ? que la politique « de la couleuvre »
En tout cas ces néostaliniens ont bien pourri la TNT , enlevé toutes mes émissions préférées pour m’AGRESSER avec leur Wokisme de m……..de
Ces gens gouvernent la France depuis Mitterrand. Tel un cancer généralisé ils ont métastasé dans toutes les couches de la haute administration, mais pas seulement. Ils sont devenus également patrons de grandes entreprises (avec le salaire qui va avec) grâce à un « capitalisme » de connivence sans jamais devoir assumer leurs erreurs. L’exemple du vol au Musée du Louvre est un cas chimiquement pur du comportement de cette caste. Tout a fonctionné !!!! L’alarme ? Elle a fonctionné ? Les vitrines ? Elles étaient blindées ! Etc. La démission de la présidente n’était qu’une fausse démission. Macron dans sa magnanimité n’allait pas se déjuger car c’est lui qui a nommé Mme Des Cars et le patron de l’Arcom. Arcom qui a reconduit Delphine Ernotte pour un 3ème mandat malgré des résultats catastrophiques. Ces résultats sont le produit d’un mentalité de petits marquis. 3.8 millions (!!!!) de taxis pour aller de Paris à… Paris. Il est vrai que le métro n’est pas digne de ces gens. Quant aux frais de cocktails de France TV ils sont de 126 000 euros… par jour !!!!!!!!!!!!!! soit 46 millions par an !!!!! Copinage avec des boites de prod ? Mais là l’Arcom ne voit rien et ne dit rien. D’un point de vue légal France TV devrait subir une procédure puisque ses fonds propres ont fondus comme neige au Soleil. Mais il est vrai que si tout est à l’image des frais de taxi et des frais de cocktail tout s’explique.
Mais tout cela ne semble pas préoccuper les petits commissaires politiques de l’Arcom. Eux, ils ont été nommés, et très bien payés, pour faire taire CNews. Ils ont commencé en fermant C8 montrant ainsi que leurs menaces étaient sérieuses.
D’ici 2027 ces malfaisants vont tout faire pour faire taire l’opposition. La « Labelisation » des médias par Macron est un symptôme particulièrement inquiétant de la dérive autocratique de ce président qui a tout raté.
Vous vous attendiez à quoi de la part d’apparatchiks gauchistes ?
L’arcom met en garde France télévisions concernant l’émission complement d’enquête.
Suite a des dérives concernant le peu d’impartialité
Un simple conseil: consultez le site de l’Arcom puis son organigramme : c’est l’armée mexicaine de directeurs,sous -directeurs ,chefs de tout poil au service de l’idéologie qui l’a mis en place avec une masse salariale qui devrait inspirer (on peut rêver..) ceux qui cherchent des économies budgétaires.
Quant aux résultats : tout contre la droite supposée menacer la société,rien contre les journalistes ,genre France inter ou la 5 ,qui véhiculent à longueur d’antenne les idéologies « woke », lgbt, christianophobes, noyées au milieu d’émissions parfois intéressantes afin de toucher tous les publics.
La défense de ce monsieur est du copié-collé de celle de la présidente du Louvre ,apprise à l’école des hauts fonctionnaires privilégiés : « tous les droits mais responsable de rien ».
L’arcom dénonce le rapport biaisé de reporter sans frontières sur cnews.
RSF dénonce le peu d’heures de gens de gauche PS LFI sur l’antenne par rapport au LR RN .
Pour la période de mars 2025
Le problème, lfi ne veut pas venir qur cnews…tu peux pas les forcer
Ces gentlemen de l’ARCOM devraient penser à vite profiter de leur bonheur. Si on en croit les sondages qui sortent en ce moment, ils en ont encore pour le temps de survie de l’actuel Assemblée nationale.
Mes avis sont ils fétides ? BV , ? je réitère ,mon « avis » basé sur des constatations et non des jugements sur ce boulliboulga .
Ce « MACHIN » qui comme ce « csa qui alla benne alla » , nous coûte « combien » ?
en fric et en indues obligations ?
QUI sont ses composants ?
Se truc bidule à magouille ,serait il copie conforme du conseil cons titutionnel ?
au service de la bruselloise impératrice ?
Cette CHOSE mercantile , que NOUS FRANCAIS avons refusés en 2005 ?
Une pétition en ligne existe sur le site de l’assemblée nationale pour la dissolution de l’arcom .Pour des raisons budgétaires.