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Coronavirus - Editoriaux - 29 mars 2020

La recluse de l’Élysée s’ennuie copieusement

La presse féminine est aux abois. vivrait mal son confinement. Gasp ! Angoisse dans les rédactions de Elle, Femme actuelle et consorts. Et même qu’on sort pas. D’après un proche de la première dame, mais pas trop proche quand même : « Ça lui coûte. » Trois semaines sans shopping, sans défilé de haute couture, sans théâtre, ah, j’voudrais vous y voir !

Trois semaines à se laver les mains dans les 75 lavabos du Palais. Un par un. Après quoi, on recommence. Une étude à venir dans 60 millions de consommateurs : Quel lavabo choisir ? par Brigitte Macron. L’après-confinement s’annonce prometteur de débouchés inattendus.

Emmanuel dort maintenant en tenue de scaphandrier. Bon. On s’y fait. Que voulez-vous, c’est la guerre. Oh, il l’a bien dit, le soir de son discours : « Mes chers concitoyens, nous sommes en guerre. » Trois heures de répétition. Ça occupe.

Elle est formel, Brigitte Macron continue, envers et contre tout, de travailler. En pyjama, bigoudis sur la tête, mais elle bosse. Par téléphone. Messenger, courrier, pigeons voyageurs, le contact avec l’extérieur est maintenu. Les conseillers rivalisent de suggestions pour passer le temps. Tricoter une écharpe pour Christophe Barbier. Teindre la barbe d’Édouard Philippe du côté gauche pour en finir avec cette asymétrie étrange. Quoi encore ? « Tenez, vous pourriez apprendre à faire du roller dans la grande salle de réception. » Rien n’y fait. Madame s’emmerde.

La partie ésotérique de l’article consacré au quotidien de la première dame réside en cette « pieuvre installée sur son bureau pour lui permettre d’échanger avec plusieurs collaborateurs à la fois ». Un remake de 20.000 lieues sous les mers serait-il en cours de tournage à l’intérieur même du Palais ? Renseignement pris auprès d’un technicien agréé, il s’agit, en réalité, d’un boîtier électrique duquel partent plusieurs fils. Ouf. La rédaction de Femme actuelle est rassurée. Malgré l’enfermement forcé, le mental de la recluse est intact. Le chien n’a pas été remplacé par un poulpe ou quelque animal bizarroïde. Elle tient bon.

Côté Président, le quotidien n’est pas plus rose. Plus de serrages de mains, plus de bises, plus de photos joue contre joue avec des danseurs trans. Les temps sont austères. Les journées interminables. La première dame serait à deux doigts de suivre des cours de macramé par Internet. Son idée de téléphoner à Castaner pour parler de culture aztèque signe un état de dépression avancé. La situation n’est plus sous contrôle. Tout peut arriver.

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