Audio - Editoriaux - Entretiens - Politique - 14 octobre 2019

Julien Aubert : « Je prônais une véritable rupture et les adhérents ont clairement manifesté leur attachement à une forme de continuité »

Au lendemain de l’élection de Christian Jacob à la tête des Républicains avec plus de 62 % des suffrages, Julien Aubert réagit au micro de Boulevard Voltaire. Le député de Vaucluse est arrivé deuxième avec plus de 21 % des voix, devant Guillaume Larrivé avec 16 %.

Christian Jacob a été élu président des Républicains avec 62,58 % des voix. Comment accueillez-vous l’élection de celui qui fut votre président de groupe à l’Assemblée nationale ?

Je l’accueille avec le loyalisme de quelqu’un qui croit en la démocratie, aux élections. Sur cette élection, il y avait des options très claires. Je prônais une véritable rupture, mais les adhérents des Républicains ont clairement manifesté leur attachement à une forme de continuité qu’incarne Christian Jacob par son programme et par sa carrière politique.

Avez-vous peur que les LR restent dans l’immobilisme ?

Je ne sais pas si la continuité est de l’immobilisme, mais il est certain que nous allons garder le modèle actuel. Ce sera à Christian Jacob de définir comment il entend faire évoluer la structure en restant fidèle aux fondamentaux de l’UMP.

Vous êtes néanmoins arrivé second avec un peu plus de 20% des voix devant Guillaume Larrivé. Selon vous, cela installe-t-il vraiment vos idées dans la famille des Républicains ?

De ce point de vue là, je pense que l’objectif est atteint. Mon mouvement s’appelle “Oser la France”.
Aux côtés d’”Oser la France”, il existe désormais 1/5ème des adhérents qui s’identifient au message que je porte. C’est positif puisque jusqu’ici, il n’était pas très évident de les repérer. 21 % du total des adhérents des Républicains sont encore des gaullistes républicains.


Vous sortez d’une grande défaite aux Européennes. Une partie des élus locaux a rejoint la République En Marche. Les Républicains est-il un parti en danger ? Selon vous, quelle est l’urgence pour le nouveau président ?

La première haie sera les municipales. En réalité, cette première barrière va être franchie par des milliers de candidats. Il sera très difficile d’interpréter le résultat, car aligner des victoires ou des défaites locales ne fait pas un projet national. L’enjeu pour les Républicains est de garder cet ancrage et que les élus sortants ne cèdent pas au pessimisme.
Dans un second temps, les régionales et les départementales vont se faire sur étiquette. Ce sera un vrai test de crédibilité pour le mouvement.


Certains élus locaux LR rejoignent des listes d’union avec des élus du RN, de Debout la France et autres. Êtes-vous pour le maintien du « cordon sanitaire » ou êtes-vous pour dialoguer avec cette partie-là de la droite ?

Je ne suis pas pour les alliances avec le Front national. Je pense que le concept d’union des droites est en réalité un concept fabriqué. Ce n’est pas une Union des droites puisqu’il y a des listes Les Républicains à côté. Il n’y a certainement pas toutes les droites et surtout pas, la droite. C’est le cas à Carpentras par exemple. Il y a un phénomène de marketing, mais cela ne reflète pas une réalité électorale.

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