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Editoriaux - Histoire - Réflexions - Tribune - 16 mai 2020

Jeanne d’Arc, la France et les Français

Il aura fallu cinq siècles à l’Église pour proclamer la sainteté de la Pucelle d’Orléans, vierge et martyre.

Jeanne va mourir. Elle n’a pas encore vingt ans. En trois ans, l’enfant de Domrémy, petit bourg du nom du saint évêque qui baptisa Clovis, a écrit l’un des chapitres les plus extraordinaires de l’histoire du monde.

Elle est condamnée à subir un supplice atroce : brûlée vive sur un bûcher.

Dieu merci, ce ne sont pas les Français, encore que les clercs de l’infâme évêque Cauchon y auront leur part, qui vont martyriser la jeune fille, mais les Anglais qui ne lui pardonnent pas de les avoir vaincus à Orléans, à Patay, à Jargeau.

Son corps et son cœur sont à la France, mais son âme est à Dieu, et son dernier soupir d’agonie sera « Jésus ».

Cependant, Jeanne est le vrai vainqueur deux décennies plus tard ; après leur défaite à Castillon par Richemont, les Anglais devront quitter définitivement la France.

Jeanne, c’est d’abord, pour moi, la fusion parfaite du courage, de la foi, de la confiance. Une très jeune femme inspirée, mandatée du plus haut, et qui ne connaît pas le doute. Ainsi, général bientôt victorieux, elle rallie, elle mobilise et, même, elle sacre. Incroyable destin, une telle œuvre dans une vie si brève. Elle est, à travers les siècles, le héros français permanent, une bannière qui, telle l’étoile, peut toujours guider, inspirer, et consoler quand vient l’incertitude.

Aussi, j’ai voulu, dans l’action politique, affirmer, par des signes populaires, la pérennité et la modernité de ce message bouleversant.

Tardivement canonisée, le 16 mai 1920, à Rome, sainte Jeanne d’Arc veille toujours sur la France et les Français. Elle veille et elle surveille. Il faut savoir sentir le poids de ce regard, qui commande ce qu’on appelait de mon temps l’examen de conscience. Sommes-nous à la hauteur, suis-je à la hauteur ?

Il n’y aura pas, dans les prochains mois, de redressement possible sans amour français chevillé au corps, de la part de chacun. Pas des petits soldats de plomb, non ! Mais des hommes libres qui  comprennent qu’il faut marcher ensemble. Car, à nouveau, la patrie est en danger, sérieusement en danger.

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