Outre les experts, conseillers scientifiques, ministres… il serait bon qu’Emmanuel Macron écoute, par exemple, ce jeune étudiant de 22 ans dont l’intervention fait le buzz et a même été jusqu’à provoquer un appel téléphonique de Jean Castex.

Gaspard G. lance un cri d’alarme depuis sa chambre d’étudiant devenue, dit-il, « mon bureau, mon lieu de repos, mon cinéma, mon amphi, ma cafét’ et, il est vrai, parfois, un mini-bar quand je craque ». Pendant 3 minutes et 51 secondes, il décrit ce qu’est la vie de millions d’étudiants depuis un an. Il parle de ces premiers jobs qui n’existent plus, des CV devenus inutiles. « Si on n’a pas d’espoir quand on a 20 ans, alors que nous reste-t-il ? […] Au mieux, le décrochage, le désintérêt, l’abandon, l’échec et la fatigue de nos écrans. Au pire ? Des centaines de suicides, les appels de détresse de milliers d’autres et, au bout, une chute sombre de notre santé mentale. L’isolement est réel. Le livreur de pizzas devient un camarade, le papillon de nuit un vieux copain. » Puis il évoque la précarité pour nombre d’entre eux, un stress économique.

Gaspard n’hésite pas à se demander à quoi il sert de vivre, si c’est pour devenir une génération de morts-vivants. Il répond aussi aux décisions du gouvernement dont le coût n’est pas uniquement médical ou économique, mais humain. Si vivre, c’est avoir pour seul interlocuteur un ordinateur portable, « génération sous antidépresseurs, je m’interroge ».

Jean Castex, ému sans doute par le buzz de cette vidéo qui a fait plus de deux millions de vues sur Instagram depuis lundi, a donc appelé au téléphone le jeune youtubeur qui s’est empressé de filmer la courte conversation et de la diffuser. Pas très surpris par cet appel, puisqu’il avait déjà rencontré et Christophe quand il était plus jeune, Gaspard a souhaité que les classes ouvrent au moins un jour par semaine, confinement ou pas. « Je me débats pour améliorer cette situation difficile qu’est la vôtre. »

J’ai une suggestion à faire : et si Jean Castex se fendait d’un appel au professeur Raoult, par exemple, pour réfléchir à ce confinement qui nous pend probablement au nez. Le professeur marseillais a, en effet, déclaré, au micro de Radio Classique, le 28 janvier : « On ne va pas proposer à la population de vivre entièrement cloisonnée tout le reste de l’histoire de l’humanité ! […] C’est mieux de ne pas confiner [les gens], on va rendre tout le monde fou ! »

29 janvier 2021

BVoltaire.fr vous offre la possibilité de réagir à ses articles (excepté les brèves) sur une période de 5 jours. Toutefois, nous vous demandons de respecter certaines règles :

  • Pas de commentaires excessifs, inutiles ou hors-sujet (publicité ou autres).
  • Pas de commentaires insultants. La critique doit obéir aux règles de la courtoisie.
  • Pas de commentaires en majuscule.
  • L’utilisation excessive de ponctuations comme les points d’exclamation ou les points de suspension rendent la lecture difficile pour les autres utilisateurs, merci de ne pas en abuser !

Vous pouvez désormais commenter directement sur Boulevard Voltaire :

Pas encore de compte, inscrivez-vous gratuitement sur bvoltaire.fr

La possibilité d'ajouter de nouveaux commentaires a été désactivée.