« Dîner solidaire soudanais ». Placardée sur les murs de l’École normale supérieure (ENS), rue d’Ulm (Paris Ve), l’affiche de l’association étudiante MigrENS, « engagée pour soutenir les étudiant-es exilé-es dans leur reprise d’étude » (sic), invite les élèves normaliens et leurs proches à venir partager leur traditionnel repas de solidarité, ce mercredi 6 décembre, à partir de 19 h 30, au restaurant de l’ENS. Après avoir soutenu une association iranienne au mois de septembre ou l’Union des étudiants exilés en décembre 2022, cette fois-ci, les bénéfices seront reversés à l’association Utopia 56, un collectif pro-migrants proche de l’extrême gauche. Ce partenariat vient s’ajouter à la longue liste des collaborations politiques de MigrENS, une association hébergée par l' ENS et subventionnée notamment par l'université Paris Sciences Lettres (PSL), établissement public.

Les méthodes controversées d’Utopia 56

Déjà, en mai 2022, MigrENS organisait « un dîner solidaire colombien » dans l’enceinte de l’ENS en partenariat avec Utopia 56. À l’époque, les normaliens présentaient l’association comme une organisation qui vient « en aide aux personnes exilées, en proposant un suivi administratif et juridique, des collectes et distributions, ainsi que plusieurs formats d’hébergement solidaire ». Les membres de MigrENS omettaient alors de préciser les méthodes radicales du collectif, adepte des coups médiatiques. Squat d’une école désaffectée dans le XVIe arrondissement de Paris, invasion de la place de la République avec des centaines de migrants, occupation illégale du parc André-Citroën... Avec ses actions coup de poing, Utopia 56 trouble l’ordre public dans l’espoir d’obtenir des droits pour les migrants. Mais, selon nos confrères de Valeurs actuelles, pour parvenir à ses fins, l’association pro-migrants n’hésite pas à « sacrifier la vérité sur l’autel du sensationnalisme médiatique ». Une source policière soupçonne ainsi Utopia 56 « d’utiliser des personnes ayant déjà un hébergement et de les convaincre d’habiter momentanément dans la rue afin de mieux faire pression sur le gouvernement ». Valeurs actuelles va même jusqu’à s’inquiéter des liens troubles qu’entretiendrait Utopia 56 avec les réseaux de passeurs. Des allégations réfutées par le collectif, qui a porté plainte pour diffamation contre le magazine. Le tribunal a jugé, en janvier dernier, que l’article en question n’était pas diffamatoire.

Compte tenu de ces éléments sur le collectif, le partenariat réitéré entre MigrENS et Utopia 56 interroge. L’ENS, qui accueille donc Utopia 56 dans son enceinte, cautionne-t-elle les méthodes de cette association pro-migrants ? Contactée, l’école n’a pas encore donné suite à nos sollicitations.

Les liens politiques de MigrENS

MigrENS, qui compte près de 80 bénévoles, ne se limite pas à des collaborations avec Utopia 56. Depuis sa création en 2015, l’association normalienne multiplie les prises de position politique sur la question migratoire. Ainsi, ce 7 novembre, l’association relayait sur ses réseaux sociaux un appel de « soutien aux personnes exilées dans le Briançonnais » : « Brisons les frontières, défendons la solidarité. » Une « vente de crêpes solidaire » organisée dans la cour aux Ernest, dans l’enceinte de l’ENS, avait pour but de venir en aide au « squat » de migrants à la frontière franco-italienne. MigrENS collabore également avec différentes associations pro-migrants telles que le collectif Pantin solidaire ou le BAAM (Bureau d’accueil et d’accompagnement des migrants). Ce dernier collectif est connu pour avoir organisé une « Pride radicale », une marche des fiertés « antiraciste et anti-impérialiste » au mois de juin 2022, un « bal des migrants » à Paris ou des actions contre « l’extrême droite ». En avril 2022, MigrENS organisait par ailleurs une soirée-débat sur le thème de l'asile « au profit de SOS Méditerranée ». À ces collaborations s’ajoute notamment la participation de MigrENS à une « marche antiraciste » en 2022. Autant d’actions qui interrogent. Et ce, d’autant plus que l’ENS, établissement public entièrement financé par l’État, héberge le siège social de MigrENS, subventionne l’association et communique sur ses différentes actions.

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06 décembre 2023 à 20:30

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32 commentaires

  1. Quand je pense que la France a pourchassé les collabos pendant la guerre. Où sont les chasseurs de collabos aujourd’hui ? Car les premier ont proliférer à la vitesse des arabes.

  2. En descendant du Sinaï , Moïse a zappé le onzième commandement ! :

     » Tu serviras et protégera ta famille, puis ton peuple et ta nation, D’ABORD !  »

    implicite : en vivant en bonne intelligence respectueuse si possible avec tous les autres

  3. Dire que, aux temps bénis où nous mêmes étions étudiants, l’ENS de la rue d’Ulm, formait les futures élites de la Nation, celles qui devaient prendre en mains l’avenir culturel du pays grâce à la transmission de notre spécificité historique, linguistique, diplomatique, en un mot LA SURVIE DU PAYS…Quelle dégénerescence !!!

  4. Normale Sup de Lyon est tout aussi submergé par des mouvements gauchistes subventionnés tant par l’Etat que par la Région et le Département . Une salle de prière (Islam) y a été installée mais l’Aumonerie s’est vu interdire la simple boite-aux-lettres qu’il y entretenait pour l’aide morale et matérielle .

  5. Que peut-on attendre d’autre d’un gouvernement de gauche que de subventionner de telles officines ? Vivement que la droite reprenne les rênes de ce pays avant qu’il ne sombre, et quand je dis la droite, il ne s’agit pas de la droite Canada Dry, bien entendu !

  6. l’éna formait des justes bons à faire 3300 MILLIARDS de dettes , cette « ens » devrait n’organiser QUE des Soirées SUISSES en toutes neutralité ,Mais elle doit être basée dans les caves de la miterranterie ? afin de formater des soumis francés et non des Elèves FRANCAIS . Pour l’avenir de nos enfants , ce machin doit disparaitre en cet état . et devenir une usine à FORMER des FRANCAIS en notre FRANCE retrouvée . ( ENA-CSA-ENS -MEDIAS-publicités INTOX) sont causes de notre décadence)

  7. Si la plus haute école de France bascule dans ce sens, je crains le pire, car l’intelligence me paraissait une donnée de droite

    1. Le « prince de ce monde », le « porteur de lumière », mais aussi le « diviseur », « l’accusateur » n’est ni de droite ni de gauche et il est d’une intelligence supérieure, avec cette devise tjrs actuelle : Non Serviam…

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