Ils refusent qu’un chrétien soit enterré à côté de leur proche musulman et appellent au « respect de la religion »
« C’est pas une question de racisme ou quoi que ce soit, mais on essaye de respecter nos convictions et nos croyances. » C’est par ces mots qu’Abdelkader Benbouali a justifié les protestations de sa famille au sujet de la sépulture de son frère.
« Par rapport à nos croyances, ça ne doit pas exister »
Jeudi 16 avril, le quotidien belge Sudinfo rapportait le témoignage de cette famille musulmane, qui dénonce « une trahison » de la part de sa municipalité : dans le cimetière où leur proche, Samir, est enterré depuis un an, une tombe chrétienne a récemment été installée à côté de la sienne, alors qu’ils pensaient reposer dans une parcelle « soi-disant » musulmane.
Dans l’islam, les défunts ne doivent pas être enterrés aux côtés de non-musulmans. Un principe que la famille invoque pour contester cette cohabitation. « Par rapport à nos croyances, ça ne doit pas exister », a insisté Abdelkader Benbouali, appelant au « respect de la religion » et exigeant des explications de la commune.
Jusque-là, les plaintes dont la presse locale s’est faite le relais pourraient être entendables, si les faits avaient lieu dans un pays islamique et non à Quaregnon, en Belgique, pays qui abrite la capitale européenne.
Si l’affaire peut paraître anecdotique, l’intransigeance de certains musulmans quant à l’inhumation de leurs proches en pays non islamiques est loin de l’être.
Une exigence croissante des musulmans
Dans un entretien accordé à Valeurs actuelles en 2017, le père d’Abel Chennouf, l’un des militaires tués à Montauban par Mohammed Merah, avait confié sa douleur en découvrant que la dépouille de son fils, catholique pratiquant, avait été séparée de celles des deux autres victimes, issues de familles musulmanes. Leurs cercueils avaient été placés dans la chapelle, quand celui d’Abel se trouvait dans le couloir. « Comme si mon fils était trop impur ! », s’était-il indigné.
En réalité, cette exigence de séparation des dépouilles se retrouve fréquemment, en particulier depuis la crise du Covid-19, lorsque les cimetières ont manqué de place pour accorder à tous les musulmans un carré confessionnel.
En 2020, Lyon Mag relayait ainsi « l’alarme » du recteur de la mosquée de Lyon face au manque de places dans les cimetières, certains fidèles étant dans l’incapacité d’enterrer leurs morts en raison de la présence de défunts non musulmans. Il citait notamment la ville de Vaulx-en-Velin, qui avait accepté de mettre un terrain de son cimetière « à disposition de la communauté musulmane ».
À Tours, à Saint-Pierre-des-Corps ou encore en Seine-Saint-Denis, la question a également été soulevée, ces dernières années, par ICI (ex-France Bleu) ou France Inter, qui évoquaient une « pénurie » de places pour des défunts musulmans dont le nombre est croissant.
Une loi intransigeante et des fidèles qui s’y tiennent
Car à rebours de l’adage « À Rome, fais comme les Romains », la loi islamique est explicite : « Il n’est pas permis d’enterrer un mécréant dans un cimetière pour musulmans ni un musulman dans un cimetière pour mécréants », rappellent des blogs islamiquesn citant en français des fatwas relatives aux funérailles. En Angleterre, la commission chargée des fatwas et de la charia de la mosquée centrale de Londres va plus loin, encore : une épouse non musulmane ne peut pas non plus être enterrée auprès de son mari musulman.
Si, en Europe, les pratiques apparaissent plus tolérantes que dans certains pays – rappelons les images sordides du 7 avril 2025 où, en Mauritanie, la dépouille d’un chrétien avait été déterrée, traînée puis jetée hors d’un cimetière musulman, à l’appel d’imams locaux –, en Belgique, le témoignage de la famille de Samir en offre un écho.
Pour Lucas, le fils du défunt enterré à proximité, la situation suscite surtout l’incompréhension. « On essaie de faire notre deuil. Quand on va se recueillir sur sa tombe, qu’il y ait un juif ou un musulman à côté, pour nous, cela n’a pas d’importance », confiait à Sudinfo celui qui avait choisi cette parcelle, visiblement multiconfessionnelle, pour qu’un jour l’épouse musulmane de son père puisse y reposer également. « C’est dommage que cette ouverture d’esprit ne soit pas commune », conclut-il.
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143 commentaires
à ma connaissance, il existe des « carrés juifs » et des « carrés musulmans » dans de nombreux cimetières en France, et cela est parfaitement règlementé…
Et pourquoi donc ces carrés? Les morts se soucient de leur voisinage?
je n’ai pas donné un avis, j’ai dit un constat…
A ce régime-là on finira par faire des carrés LFI et des carrés RN, ce n’est plus du communautarisme, c’est de l’apartheid d’outre-tombe.
je n’ai pas donné un avis, j’ai dit un constat
Le vivre-ensemble est une vaste blague. Nous ne sommes même plus sur notre territoire ; le dégagisme commence par nos morts, puis un jour, sera-ce les vivants qui seront concernés ?
Par pitié, assez du barbarisme « entendable » ! On dit audible.
ça peut se comprendre d’ailleurs dans tous les cimetières il y a un carré musulman, maintenant si ça ne leur convient pas, nous ne les retenons pas non plus ils peuvent aller dans des républiques religieuses en conformité avec leur foi
Le vivre ensemlble sollicité dans la société doit s’appliqer également dans les cimetières, ceux qui ne l’acceptent pas doivent renvoyer leurs morts dans leur pays d’origine. Parmi toutes les religions seul l’islam pose problèmes dans divers domaines.
Il y a une solution… morts ou vivants, l’idéal reste le retour au bled !
L’islam dysfonctionne en Europe. Je rentre du Sénégal. 90 % de musulmans. Aucun problème entre les religions. Il y a parfois des chrétiens et des musulmans dans les mêmes familles et dans les mêmes cimetières. Si vous allez à l’ile de La Réunion, c’est exactement la même chose. Aucune guerre inter-religieuse.
Quand on ne manage pas un pays, voire qu’on souffle sur les braises, on laisse le pouvoir aux pires, qui par l’intimidation font régner leur terreur idéologique… Notre avenir est sombre. Car ce qui est en Belgique franchira la Meuse, sous le regard compatissant de nos dirigeants, trop occupés à piller la bête pour se soucier d’avenir.
« ce qui est en Belgique franchira la Meuse », ou plutôt le Quiévrain…
Il y a très longtemps c’est vrai, mais dans les villages j’ai vu des chrétiens dont les habitations étaient quand même mises à l’écart
Pour nos médias la Belgique n’est pas sur la Meuse, c’est du côté des « frontières du Nord ».Quant à la Meuse comme frontière, c’est les Allemands qui voient le fleuve comme ça, du moins dans les strophes supprimées officiellement de leur ( fameux) hymne national « de la Meuse à Memel ». La frontière entre la France et le Saint Empire doit avoir engendré des souvenirs…
Va-t-on tolérer longtemps que l’islam prétende imposer sa loi dans nos pays européens ? Les « accomodements raisonnables » prônés en leur temps par Ali Juppé vont ils encore durer longtemps ? Mais il est vrai qu’un autre grand homme de « droite », J. F. Coppé, a déclaré récemment que c’était trop tard. Qu’a-t-il fait quand il était au pouvoir ? Le suicide de l’Europe est en bonne voie.
et oui DBRUN on n’est pas mort mais bien malade et tous nos politicards sont en train de nous finir , c’est pas beau ???? à notre départ d’algérie , qu’on s’en souvienne c’était la valise ou le cercueil !!!!!
Je confirme.
Quand il était au pouvoir, il a collaboré ! Maintenant il trahi !
la terre de l’Islam n’est pas en Europe, sauf erreur, les enterrements se font dans les cimetières sans discrimination de religion.
Pas de carré musulman dans les cimetières et le problème est réglé…
Même morts ils se mélangent pas….
Les pauvres musulmans, encore une fois à se plaindre. Lorsque les tombes sont profanées, on ne les entend pas se plaindre !!!????
Partout en France la poussière de nos ancêtres ; depuis 1500 ans la descendance de Clovis couvre la totalité du territoire, la fille aînée de l’église ne peut qu’être catholique.
Il y a quand même une petite phrase qui me turlupine, c’est: « ils pensaient reposer dans une parcelle « soi-disant » musulmane ». Si la Mairie, ou le conservateur du cimetière, avait fait telle promesse, il y a recevabilité…. dans tout autre cas, basta!
Pas « soi-disant », « prétendu »…
Pour ceux qui n’ont pas encore compris, le grand remplacement se fait également dans nos propres cimetières Chrétiens. Comme quoi, ils sont bel et bien en terrain conquis, tout leur appartient, c’est « pousse-toi que j’m’y mette ». Bientôt, ils vont exiger d’être au Panthéon. Bref ! ils ont pourtant des mosquées dans tous les coins de France mais pas leurs propres cimetières, c’est étonnant…. Et Macron, qu’en pense-t-il ?