Ils refusent qu’un chrétien soit enterré à côté de leur proche musulman et appellent au « respect de la religion »

En Belgique, la famille de Samir a exigé des comptes à la mairie en voyant une tombe chrétienne à côté de leur frère.
Wikimedia commons
Wikimedia commons

« C’est pas une question de racisme ou quoi que ce soit, mais on essaye de respecter nos convictions et nos croyances. » C’est par ces mots qu’Abdelkader Benbouali a justifié les protestations de sa famille au sujet de la sépulture de son frère.

« Par rapport à nos croyances, ça ne doit pas exister »

Jeudi 16 avril, le quotidien belge Sudinfo rapportait le témoignage de cette famille musulmane, qui dénonce « une trahison » de la part de sa municipalité : dans le cimetière où leur proche, Samir, est enterré depuis un an, une tombe chrétienne a récemment été installée à côté de la sienne, alors qu’ils pensaient reposer dans une parcelle « soi-disant » musulmane.

Dans l’islam, les défunts ne doivent pas être enterrés aux côtés de non-musulmans. Un principe que la famille invoque pour contester cette cohabitation. « Par rapport à nos croyances, ça ne doit pas exister », a insisté Abdelkader Benbouali, appelant au « respect de la religion » et exigeant des explications de la commune.

Jusque-là, les plaintes dont la presse locale s’est faite le relais pourraient être entendables, si les faits avaient lieu dans un pays islamique et non à Quaregnon, en Belgique, pays qui abrite la capitale européenne.

Si l’affaire peut paraître anecdotique, l’intransigeance de certains musulmans quant à l’inhumation de leurs proches en pays non islamiques est loin de l’être.

Une exigence croissante des musulmans

Dans un entretien accordé à Valeurs actuelles en 2017, le père d’Abel Chennouf, l’un des militaires tués à Montauban par Mohammed Merah, avait confié sa douleur en découvrant que la dépouille de son fils, catholique pratiquant, avait été séparée de celles des deux autres victimes, issues de familles musulmanes. Leurs cercueils avaient été placés dans la chapelle, quand celui d’Abel se trouvait dans le couloir. « Comme si mon fils était trop impur ! », s’était-il indigné.

En réalité, cette exigence de séparation des dépouilles se retrouve fréquemment, en particulier depuis la crise du Covid-19, lorsque les cimetières ont manqué de place pour accorder à tous les musulmans un carré confessionnel.

En 2020, Lyon Mag relayait ainsi « l’alarme » du recteur de la mosquée de Lyon face au manque de places dans les cimetières, certains fidèles étant dans l’incapacité d’enterrer leurs morts en raison de la présence de défunts non musulmans. Il citait notamment la ville de Vaulx-en-Velin, qui avait accepté de mettre un terrain de son cimetière « à disposition de la communauté musulmane ».

À Tours, à Saint-Pierre-des-Corps ou encore en Seine-Saint-Denis, la question a également été soulevée, ces dernières années, par ICI (ex-France Bleu) ou France Inter, qui évoquaient une « pénurie » de places pour des défunts musulmans dont le nombre est croissant.

Une loi intransigeante et des fidèles qui s’y tiennent

Car à rebours de l’adage « À Rome, fais comme les Romains », la loi islamique est explicite : « Il n’est pas permis d’enterrer un mécréant dans un cimetière pour musulmans ni un musulman dans un cimetière pour mécréants », rappellent des blogs islamiquesn citant en français des fatwas relatives aux funérailles. En Angleterre, la commission chargée des fatwas et de la charia de la mosquée centrale de Londres va plus loin, encore : une épouse non musulmane ne peut pas non plus être enterrée auprès de son mari musulman.

Si, en Europe, les pratiques apparaissent plus tolérantes que dans certains pays – rappelons les images sordides du 7 avril 2025 où, en Mauritanie, la dépouille d’un chrétien avait été déterrée, traînée puis jetée hors d’un cimetière musulman, à l’appel d’imams locaux –, en Belgique, le témoignage de la famille de Samir en offre un écho.

Pour Lucas, le fils du défunt enterré à proximité, la situation suscite surtout l’incompréhension. « On essaie de faire notre deuil. Quand on va se recueillir sur sa tombe, qu’il y ait un juif ou un musulman à côté, pour nous, cela n’a pas d’importance », confiait à Sudinfo celui qui avait choisi cette parcelle, visiblement multiconfessionnelle, pour qu’un jour l’épouse musulmane de son père puisse y reposer également. « C’est dommage que cette ouverture d’esprit ne soit pas commune », conclut-il.

Vos commentaires

143 commentaires

  1. Tout çà à cause de dirigeants qui refusent d’inscrire dans la constitution que l’Europe est une terre chrétienne. Il convient de prendre prétexte de ce cas pour le faire et l’affirmer. Après, l’Europe, tu l’aimes ou tu la quittes….. et vas te faire enterrer ailleurs.

  2. En France il y a souvent des secteurs selon la religion. Mais l’islam étant totalement intolérante, on voit le résultat. Même les morts ne sont pas en paix avec cette religion…

  3. « Poussière tu es né, tu retourneras en poussière ». Apparemment les poussières ne doivent pas se côtoyer. En est-il de même pour les places au paradis et en enfer ? Ou y a-t-il plusieurs paradis et plusieurs enfers ? « Vivre ensemble » mais pas après la mort.

  4. Pas de vivre ensemble, pas plus que de paix dans le repos éternel. Et nous, nous continuons à faire comme si……

  5. « ni un musulman dans un cimetière pour mécréants »
    Dans ce cas il ne devrait y avoir aucune tombe musulmane dans nos cimetières. Les élus semblent ignorer que lorsqu’ils accordent un carré réservé aux musulmans, celui-ci devient terre d’islam tout comme les mosquées.

  6. Même la paix des cimetières n’existe plus pour ces intolérants, faudrait leur expliquer que l’europe n’est pas terre musulmane, qu’ils sont donc enterrés à proximité de non musulmans. Dans toutes les religions, certains ont une lecture rigide de livres écris il y a quelques siècles par des hommes. Le pire dans cette histoire st que nos politiques, au lieu de dire stop au diktat des intolérants vont ramper une fois de plus….

  7. Eh bien on fait simple : suppression de cette distinction post-mortem OU incinération obligatoire de ce qui n’est pas chrétien avec dispersion des cendres obligatoire aussi, celle-ci se faisant en dehors d’un cimetière. Qu’ils se débrouillent !

  8. Il est triste d’être trahi, de payer pour une tombe dans une parcelle pour les musulmans, et de voir que finalement ce n’est pas une parcelle réservée aux musulmans.
    Il est temps de construire non seulement des prisons mais aussi des cimetières, sinon on devrait simplement en revenir à la fosse commune. Le communisme rapproche les hommes sur Terre. Il sera au contraire difficile de faire cohabiter chrétiens et musulmans radicaux au paradis.

  9. L’islam est très tolérant nous dit-on, à condition que… c’est lèves toi que je m’y mette.

  10. On nous rabat les oreilles du  » vivre ensemble » alors qu’eux ne veulent meme pas  » reposer » avec nos défunts …très significatif..

    • On nous rebat sans cesse les oreilles avec cette histoire de « vivre ensemble ». Mais bon sang, pourquoi supportons-nous de telles personnes ? À quoi ça sert ? À nous détruire ? Il faut les expulser du pays ou les jeter en prison pour trahison. Ne restez pas là à vous lamenter, c’est à nous de décider !

  11. Incroyable ils viennent chez nous en terre chrétienne alors qu’ils ne sont pas invités et ils exigent pour avoir un morceau de terre,qu’ils enterrent leurs morts chez eux dans leur pays musulmans.

  12. Mais, allons-nous supporter encore longtemps les exigences délirantes de certains musulmans en France ? Si l’on s’en réfère aux déclarations d’un certain ministre de l’intérieur, il faudra s’en satisfaire même si le peuple n’est nullement consulté ! Pas belle la démocratie ? Ne sont-ce pas ces mêmes musulmans qui crient « religion, d’amour, de paix et tolérance » ? Il est vrai qu’en France depuis des années, on se demande où est le haut par rapport au bas ou l’inverse !!

  13. Personnellement, j’adore jouer à l’ingénu en appuyant là où ça fait mal, c’est mon côté sadique et pervers, et poser les questions qu’aucun politicard ou politicrad n’ose poser publiquement : sont-ils chez nous ou sommes nous chez eux ? Ou, version classique, to be or not to be, that is the question. Ceci étant posé, si quelqu’un a la réponse …

    • Mais malheureusement, plusieurs cas en France se sont produits. Vous donnez un doigt, c’est tout le bras qui y passe.

Commentaires fermés.

Pour ne rien rater

Les plus lus du jour

Eliot Deval encense le travail de BV !
Vidéo YouTube

Les plus lus de la semaine

Les plus lus du mois