Le scandale sanitaire de la semaine s’appelle glyphosate, plus connu des jardiniers et agriculteurs sous le nom de Roundup, herbicide contre lequel la France officielle – célèbre pour son principe chiraquien de précaution – est en pointe et réclame une interdiction définitive. Le tapage actuel vient d’un rapport de l’Union européenne ayant conclu à la non-dangerosité de ce produit. Mais d’habiles observateurs ont constaté qu’au moins une centaine de pages de ce rapport (sur 4.300, tout de même) ont été directement copiées-collées d’une étude du producteur Monsanto…

Qu’un herbicide miracle, même utilisé depuis près d’un demi-siècle, présente une certaine toxicité pour l’homme, ce ne serait pas franchement étonnant. Le tout est de savoir à quel point et à quelle dose ; parce qu’on le sait, “c’est la dose qui fait le poison”.

Et c’est là que ça se gâte, parce qu’entre lobbyistes hyperactifs et experts qui craignent avant tout de se retrouver au tribunal dans dix ans, c’est le grand écart. Longtemps le glyphosate a été considéré comme très peu toxique pour les mammifères. Il a même été testé par voie intraveineuse chez l’homme comme un agent antifongique, sans toxicité apparente. Mais peut-être immédiate.

En revanche, en 2015, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a estampillé le glyphosate “probablement cancérogène” (2A). Cette classification est un cran au-dessus de “peut-être cancérogène” (2B), mais on trouve dans cette dernière des substances comme le café, les légumes au vinaigre, la laine de verre ou les vapeurs d’essence. “Probablement… peut-être… sans doute… des fois…” art subtil que la sémantique ! Et, c’est connu, si l’on inventait l’aspirine aujourd’hui, jamais elle n’obtiendrait son autorisation de mise sur le marché. Alors, qui croire ? Les méchants séides du grand capital ou les experts des machins officiels ?

C’est qu’on a déjà donné. Lors de la catastrophe de Tchernobyl, le directeur du Service central de protection contre les rayonnements ionisants (SCPRI) nous expliqua que le nuage radioactif s’était arrêté à nos frontières (dernier migrant, sans doute, à connaître un tel sort). Sans parler des pseudo-experts du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) qui, depuis des années, n’évitent aucune forgerie pour nous faire gober le réchauffisme anthropique.

Gageons qu’à un moment du débat, il se trouvera un bien-pensant pour se souvenir que Monsanto, c’est Bayer, associé pendant la guerre dans IG Farben pour la production du Zyklon B, de sinistre mémoire…

“Pour ceux qui croient, aucune preuve n’est nécessaire ; pour ceux qui ne croient pas, aucune preuve n’est possible”” (Stuart Chase).

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