Gabriel Attal découvre l’eau qui mouille
Un jour, une idée. Ou presque. Gabriel Attal, qui a décidé de faire don de ses vacances à la France pour cause de campagne présidentielle, nous épate chaque jour un peu plus. On a eu l’épisode des gens du voyage puis celui des ingérences russes, voici donc venu celui de l’eau. L’ancien Premier ministre d’Emmanuel Macron, le 10 août dernier, faisait étape dans les Pyrénées-Orientales. Plus précisément à Argelès-sur-Mer, où il a rencontré des viticulteurs qui ont durement souffert de la sécheresse. À l’issue de cette visite, le candidat à la présidence a fait une grande annonce : « Si les Français me font confiance, je souhaite qu’un ministère dédié à l’eau soit créé. » Personne n’y avait pensé jusque-là.
Réflexe bien français...
Pour résoudre un problème, on crée un ministère. Bien évidemment, « l’eau est le bien de toute l’humanité » et « nous devons en prendre soin », comme l’affirme Gabriel Attal, qui enfile les évidences comme d’autres les perles. Mais un ministère de l’Eau ? Gabriel Attal croit-il vraiment qu’une couche supplémentaire d’administration étatique contribuera, par exemple, à « lever tous les freins qui empêchent la réutilisation des eaux usées » ou encore à « faciliter, pour nos agriculteurs, les projets de retenues d’eau », pour reprendre les items évoqués dans son post publié sur X ?
L’eau est le bien commun de l’humanité.
C’est une ressource qui devient rare, précieuse, mais dont la protection constitue un enjeu existentiel.
Mes propositions. ↴ pic.twitter.com/SwsA19Geeg
— Gabriel Attal (@GabrielAttal) August 10, 2026
Du reste, Gabriel Attal croit-il vraiment que les Français sont encore sensibles – s’ils l’ont jamais été - à ce genre de proposition marketing ? Certes, un certain Maxime Boudet, collaborateur d’élu macroniste, n’a pas pu s’empêcher de saluer, sur X, la proposition de son candidat préféré : « Sur l’eau, il fallait bien que quelqu’un se mouille ! Et visiblement, le seul à vraiment se jeter à l’eau… c’est notre candidat. Gabriel Attal, le seul politique à se saisir vraiment de l’enjeu de l’eau ! » Ce qui reste à prouver. Certes, encore, Prisca Thevenot, préposée en chef à l’encensoir, a laissé tomber deux secondes ses lectures estivales pour réagir à l’idée de génie - pardon, du génie : « Préserver l’eau, c’est protéger notre avenir. Alors, ne subissons pas : agissons… »
Ça coule de source
En revanche, David Lisnard, lui aussi candidat à la présidentielle et qui connaît sans doute un peu mieux le sujet que Gabriel Attal en tant que maire, est - disons-le - plus circonspect. « Les actions dans le domaine de l’eau (potable, usée, pluviale) ont besoin d’un cadre juridique clair et responsabilisant, qu’on simplifie les procédures et facilite le travail des collectivités responsables (intercommunalités et communes), et de moyens en solidarité pour les secteurs les plus démunis. Rien de cela ne peut résulter d’un ministère supplémentaire. » C'est clair et coule de source.
Je vous assure que cette idée là, il ne nous l’a pas prise.
Voilà encore le réflexe pavlovien, à la fois technocratique et démagogique, de l’énarchie. Notre pays et l’eau n’ont surtout pas besoin d’un ministère de plus, qui va s’ajouter à ceux déjà existant, ce qui génère des… https://t.co/Y93fp6BaLJ— David Lisnard (@davidlisnard) August 10, 2026
De son côté, le député RN de la Somme Jean-Philippe Tanguy, qui n'en rate pas une, a lui aussi réagi. « Il y a déjà un ministère qui s’occupe de l’eau. Dommage qu’un ancien Premier ministre ne le sache pas et ne s’y soit jamais intéressé avant, cela aurait pu éviter le désastre actuel. Quoique si Attal s’y était intéressé, cela aurait pu être encore pire. » De l'eau au moulin.
Il y a déjà un ministère qui s’occupe de l’eau.
Dommage qu’un ancien Premier ministre ne le sache pas et ne s’y soit jamais intéressé avant, cela aurait pu éviter le désastre actuel.
Quoique si Attal s’y était intéressé, cela aurait pu être encore pire. https://t.co/uAvMxsuEUM
— Jean-Philippe Tanguy Ⓜ️ (@JphTanguy) August 10, 2026
Ce décret de 2024
S'il n'y a pas à proprement parler un ministère de l'Eau, il y a tout de même, depuis un décret pris le 12 juillet 2024, un délégué interministériel en charge de la gestion de l'eau en agriculture. Une sorte d'embryon de ministère de l'Eau. Interministériel, car ce haut fonctionnaire est placé à la fois auprès du ministre chargé de l'Agriculture et du ministre chargé de l'Environnement. Sa mission ? « Accélérer l'adaptation de l'agriculture au changement climatique, en promouvant la gestion raisonnée et performante de l'eau pour des usages agricoles, dans le respect des équilibres des milieux et des autres usages s'inscrivant dans la gouvernance territoriale de l'eau, en particulier l'eau potable. » Très bien. Avant de penser à créer un ministère de l’Eau, il ne serait pas inutile de faire un petit bilan de cette délégation interministérielle. Au bout de deux ans d’existence, ce ne serait pas sot. Au fait, qui signa ce décret du 12 juillet 2024 ? Vous l’aurez deviné : Gabriel Attal.
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118 commentaires
et dire que le jeune GABRIEL a été 1 ministre son bilan est catastrophique il a beau gesticulé prendre la lumière pour exister mais il ne décolle pas dans les sondages mais c’ est la faute des russes .Nous sommes surtout au bord d’ un dépôt de bilan dans tous les domaines et les coupables de cette situation sont les politiques qui nous ont gouverné depuis 15 ans et cela depuis HOLLANDE CAZENEUVE VALLS mais aussi la MACRONIE E.PHILIPPE CASTEX ATTTAL BORN BARNIER BAYROU LECORNU MACRON il sont tous responsables et incapables alors pour 2027 il faudra renverser la table
Créer un ministère pour simplifier les choses !
Encore une blague de très mauvais goût
ça s’appelle une couche de simplification.
Que dire de cet énergumène ? Un de plus qui dit aujourd’hui le contraire de ce qu’il disait hier , un gauchiste qui irait se rallier au LFI si besoin.
Et qui l’a déjà fait !
Gamelle supplémentaire
Encore une nouvelle idée pour caser quelques amis supplémentaires.
En matière d’eau, ne pouvons-nous nous inspirer de l’ Etat d’Israël. Israël fait face à un stress hydrique chronique en raison de son climat semi-désertique. Pour y répondre, le pays est devenu un pionnier mondial du dessalement de l’eau de mer (qui fournit près de 75 % de l’eau domestique) et du recyclage des eaux usées (plus de 87% réutilisées pour l’agriculture).
C’est vrai sauf pour un point. Le pionnier du dessalement de l’eau de mer pour en faire de l’eau de consommation, c’était la Libye de Kadhafi … qui la fournissait d’ailleurs gratuitement à sa population ! Certes, en s’appuyant sur la manne pétrolière dont il se mettait une bonne part dans la poche ! Mais ça, c’était avant l’intervention otano-sarkozienne pour « sauver la démocratie » … avec les brillants résultats que chacun peut constater !
Rendons donc à César ce qui a appartenu à Jules !
Histoire de « caser » les copains, ne doutons pas de la création de plein de commissions theodules pour résoudre le problème ,
et pendant ce temps là, le pays brûle .on nous prend vraiment pour des Benêts
Je pense qu’il va devenir indispensable de créer un ministère en charge de lutter contre la naïveté. Quant à M. Attal on sent qu’il a grand besoin de vacances.
Comment font les pays ou il pleut rarement,ils ont des usines pour desanilisation l’eau de mer,car la terre est à 75% d’eau il me semble.
Si vous me faites confiance je ferai pleuvoir.
Décidément le jeune Attal est allé à la bonne école, dire n’importe quoi mais occuper le terrain. Le reflet exact de son maître à penser.
Pourvu qu’Attal n’ait pas le raisonnement suivant : La consommation moyenne par habitant en France est estimée à, 145 litres /jour. Pour 10 millions d’immigrés à 100 litres /jour cela fait 1 milliard de litres par jour de consommé !
Une des principales pertes d’eau potable sont les fuites sur les réseaux. N’en déplaise à monsieur Attal, qui n’a pas l’air d’être au fait de ce qui existe dans son pays, les agences de l’eau ont été créées le 16 décembre 1964 par la loi sur l’eau et dépendent aujourd’hui du ministère de la Transition écologique et solidaire. Cette agence est censée aider et subventionner les collectivités et les syndicats dédiés à la gestion et à la distribution de cette ressource après les avoir très largement ponctionnés, ceux-ci au terme de chaque année. Ce qui n’était pas le cas auparavant. Savez-vous par exemple que quand un de ces organismes de distribution détecte une fuite, il la répare le plus rapidement possible ? Malheureusement l’agence de l’eau, ne constatant pas de fuite puisqu’elle n’existe déjà plus, ne peut le plus souvent subventionner ces réparations. C’est cela la cohérence de l’administration française. L’agence de l’eau coûte des milliards à la collectivité, son coût est bien sûr répercuté sur nos factures, mais il est vrai que cette seule administration compte à elle seule environ entre 1 800 et 2 300 agents et fonctionnaires selon les « sources ».
marre!
ça fait dix ans qu’on se trimbale ces minables!
Un ministère de l’eau, encore une invention grotesque qui ne servira à rien et que le contribuable va devoir assumer, quand à Attal, Thévenin, entre autre, deux crétins, bons à rien et qui ont fait leurs preuves, dehors …
Le plus terrible, c’est qu’il n’est pas exclu que ce type puisse être le choix d’une majorité de Français s’il arrive au deuxième tour des présidentielles de 2027. A supposer, bien sûr, que cette élection ne soient pas annulée pour protéger le fonctionnement démocratique de toute ingérence étrangère, par exemple.