France Inter fait la promo d’un festival de rap pour… lutter contre l’extrême droite !

Nouvelle illustration de la politisation du service public, avec l'argent du contribuable.
FI

La commission d’enquête sur l’audiovisuel public n’est pas encore terminée, elle n’est même pas encore enterrée, malgré le comportement indigne de son président, parti bouder après avoir été mis en cause par le courageux Charles Alloncle. Elle n’est pas terminée mais, pendant ce temps, on ne peut pas dire que les militants de gauche payés par les impôts des Français rentrent la tête dans les épaules. Bien au contraire, France Inter consacrait, la semaine dernière, en toute tranquillité, « dans le plus grand des calmes », comme on dit de nos jours, un reportage à la tournée du média « Grünt », placé depuis sa création sous le double signe du rap et… de la lutte contre l’extrême droite.

 

Co-fondé en 2011 par un certain Jean Morel, le projet « Grünt » consiste d’abord à mettre en ligne sur YouTube des sessions de « freestyle » pendant lesquelles, autour d’une table « encombrée de câbles, de micros et de bières », selon le magazine culturel en ligne Maze, des artistes de rap se succèdent. Peu à peu, l’ambition visuelle se fait plus conceptuelle, avec des maquettes de dinosaures ou des robots-chiens, mais l’idée est la même : capturer la spontanéité des « musiques urbaines ».

Peu à peu, « Grünt » organise des événements « en présentiel », notamment le Grünt Festival, qui a connu quatre éditions à ce jour, à la Grande Halle. Lors de la dernière édition, Jean Morel a d’ailleurs pris la parole pour entonner ce slogan d’une brûlante originalité : « La jeunesse emmerde le Front national ». Peu lui importe, apparemment, que le FN ait changé de nom et de ligne politique, peu lui importe, également, que la jeunesse plébiscite le RN et les formats courts de Bardella sur TikTok : « Écartons d’abord les faits, car ils ne touchent point à la question », disait déjà Rousseau, grand ancêtre de nos gauchistes, au début de son Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes.

Avec la bénédiction des élus locaux

Et voilà, maintenant, que Grünt annonce une tournée ! Dans un certain nombre de villes de province, il y a donc des salles qui accueilleront, parfois avec la bénédiction des élus locaux, ces concerts consacrés à la lutte contre une extrême droite fantasmée. Tours, Saint-Brieuc, Laval, Bordeaux, Toulouse, Marseille, Lyon, Rennes, Tourcoing, Caen et Paris sont les jalons de cette initiative ouvertement politique. « L’heure est à la résistance, au partage, à l’amour et à la tolérance », conclut le communiqué de presse de Grünt, qui ne semble pourtant pas, paradoxalement, tolérer les 11 millions d’électeurs du RN, ni concevoir qu’une bonne partie de la jeunesse ne se retrouve pas dans les discours de haine anti-France portés par certains rappeurs caricaturaux.

 

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Et voilà donc qu’au milieu de tout ça, France Inter relayait, le 7 février dernier, cette initiative culturelle terriblement datée et complètement hors sujet. Il ne manque rien à ce reportage : ni les étudiantes de 19 ans qui ont peur que la France ne devienne comme les États-Unis de Trump, ni la journaliste ravie, ni le directeur de salle culturelle de province qui se réjouit du soutien d’un élu LR, ni l’organisateur de la tournée qui, pour finir, délivre un discours qui semble à la fois avoir été traduit du nord-coréen (en gros, pour lutter contre l’intolérance, luttons contre la diversité des opinions) et prononcé en 1983, à l’âge d’or de la manipulation des « beurs » par les trotskistes de SOS Racisme.

Vous me direz qu’avec des adversaires aussi stéréotypés, on n’a même plus besoin de « débunker » : il suffit de laisser le réel faire son travail. Ce n’est pas tout à fait exact : ce sont en effet nos impôts qui paient les caisses de résonance médiatiques (ici, France Inter) des projets de la gauche culturelle. Et il est peut-être temps que la commission d’enquête y mette bon ordre.

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Arnaud Florac
Chroniqueur à BV

Vos commentaires

93 commentaires

  1. La meilleure solution ? Que ceux qui forment la droite et l’extrême droite se rendent à ces concerts! Prenons la place!
    Ça nous cassera les oreilles, mais ce sera pour la bonne cause! Un moment de gêne est vite passé!!

  2. Franchement quand on voit la tronche de ces mecs… ça en révèle long sur le niveau intellectuel d’une partie (heureusement) de notre belle jeunesse qui se retrouve dans ces vedettes !

  3. Ca devient vraiment agaçant ces décérébrés qui partent en croisade contre un parti dont ils ignorent tout et qui sont simplement les jouets de wokisme ambiant sans le savoir… 

  4. On ne peut reconnaitre dans ces rappeurs de grands défenseurs de la Démocratie et encore moins de la France , de bien tristes individus qui veulent se gaver sur le dos des contributeurs à ce service public dépensier. La mouche du coche est de nouveau d’actualité.

  5. C’est le pluralisme de l’information du service public on ne donne pas la parole a la droite (la vraie) mais on crache dessus en peemamence. Je serai a l’Arcom ne demanderai que soit défalqué le temps de parole du RN chaque fois que le nom de Bardella ou Le Pen sont prononcés

  6. C’est de la pub pour la gauche avec nos impôts pour essayer de racoler la jeunesse, surtout celle des banlieues .
    Le Rap étant le prétexte . Le problème est que je ne crois pas qu’il existe des rappeurs de gauche , ni du RN il en va de soit. Mais les « valeurs  » véhiculées par le rap seraient plutôt l’argent et les filles faciles, la fête, les grosses cylindrées , les allusions à la consommation de drogue et son trafic, et le refus total de l’homosexualité .Que des valeurs de gauche si je comprend bien ? Pas très inclusif tout cela !Même si la gauche s’est reconvertie à l’argent depuis longtemps . Si il y une seule chose sur laquelle rappeurs et gauchistes se retrouvent parfois , c’est sur la haine de la France et sa police .Mais un des deux protagonistes tient le pouvoir et les médias, depuis des lustres déjà, alors, pour ce qui est de l’esprit rebelle .ils repasseront . Tout en haut de l’organigramme de France télévision ; , Madame Ernotte, grande bourgeoise de gauche ne failli pas à la règle de ces socialistes manipulateurs ,comme a pu l’être Mitterrand .

  7. Bien d’accord pour lutter contre l’extrême droite !
    Il faut lutter contre toutes les extrêmes, que ce soit :
    – l’extrême droite mondialiste, privilégiant une élite apatride de conviction et exploitant le peuple, bref le macronisme, l’union européenne et Cie !
    – l’extrême gauche totalitaire, qu’elle soit communiste ou fascisante, ses antifas, sa violence, son intolérance !
    Vive la démocratie, vive le peuple décidant lui-même de ses lois et de son destin, bref, vive les nations souveraines !

    • L’E D toujours l’ ED ça me saoule à un point
      E D qui n’existe que dans les esprits étriqués et obtus, qui ne voient pas les dérives de leur propre camp en tous points

  8. De quoi va accoucher cette commission d’enquête ?
    Nous assistons à beaucoup de bruits, de révélations, de scandales, de gesticulations. Mais qu’en restera-t-il ?
    Tout sera fait pour qu’il n’en sorte rien !

  9. Ils déraillent complètement. En voyant de l’E. D. partout ils sont comme ce toubib de Molière qui ne voyait que par le poumon. Je ne sais si Mr Alloncle pourrait le savoir mais j’aimerai connaître le coût de cette manip.

  10. Vivement que la commission dirigé contre les services publics de l’information conclut sur des restrictions, voir des suppressions de ces sortes de manifestations.

  11. Tout à fait d’accord, mais cela n’a rien d’étonnant, les milliardaires possèdent les médias, le gouvernement tient le soi-disant « public », la pseudo-gauche a envahi les rédactions où elle développe la politique mondialiste des « patrons ».Ceci étant, les électeurs ont en mains le dernier mot : leur vote RN. Ils veulent que ça change? C’est possible…sinon ils n’auront que ce qu’ils auront demandé.

  12. Rien d’étonnant, nous nous étions rendu compte que le RAP est d’extrême gauche, des socialiste avec Jack Lang qui en était passionné jusqu’à LFI applaudissant comme certains groupes tel N. T. M. dont les diminutifs ne laissent aucun doutes sur la gauche, jusqu’à l’audio visuel publique outils de la NUPES.

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