Editoriaux - Politique - Religion - Société - 27 décembre 2018

France : de fille aînée de l’Église à celle de l’islam ?

Un symbole : l'interdiction des crèches

La chasse aux chocolats de l’Avent laisse, d’année en année, la place à la chasse aux traditions : même en cette période d’agitation sociale, rien ne semble entraver toute la haine et l’hostilité que certains expriment envers l’héritage chrétien de la France. Gilets jaunes, terroristes islamistes, attentats, insurrection, révolution apparaissent comme des préoccupations secondaires aux yeux de ceux pour qui le mot de « laïcité » doit impliquer la négation et le reniement de ce qui, au travers de la religion chrétienne, a forgé notre belle identité.

Aux côtés de ces fanatiques de la bien-pensance laïcarde, certaines autorités de l’État s’engagent et prennent la « laïcité » comme prétexte pour nuire à des élus et des populations enracinées qui n’ont d’autre volonté que de vivre un Noël selon leurs traditions. Ainsi, cette année encore, dans l’Hérault, le Gard, la Haute-Savoie, les Bouches-du-Rhône et tant d’autres départements, la “police politique gouvernementale” a encore sévi au travers de ses préfets et juges, sommant des communes à retirer leur crèche de l’espace public.

Une crèche chrétienne exposée aux yeux de tous pendant le temps de Noël dans un pays ancré dans la chrétienté : quel est leur tort ? « Trouble à l’ordre public », selon eux. Voilà donc un prétexte tout trouvé par des autorités devenues aussi ridicules qu’incompétentes. Quand des figurines allégoriques mises en scène autour d’un décor naturel remettent en cause la « paix sociale » d’un pays, on peut largement parler de démagogie, voire d’aberration idéologique.

Personne, cependant, ne semble s’inquiéter de la montée d’un islam politique ostentatoire, revendicatif et provocant. Ni les prières de rue, ni le voile intégral, ni même la présence de mosquées salafistes sur notre territoire n’inquiètent les pouvoirs publics, qui mettent en avant le « respect de la diversité et du pluralisme » pour fuir leurs responsabilités. Cependant, comme il est politiquement correct et plus facile de s’attaquer aux chrétiens ou à ceux qui pensent que la culture chrétienne est partie intégrante de l’identité française, les autorités préfèrent lâchement s’attaquer aux crèches et renier 1.500 ans d’Histoire de France. Plus l’islam prend une part importante dans la représentation religieuse, plus le diktat d’une laïcité christianophobe souffle sur nos institutions. Le complexe de nos coutumes nous est imposé avec la complaisance de ceux qui nous gouvernent.

En plein soulèvement d’une France périphérique abandonnée, le constat est clair : les Français sont en colère dans un monde sans repères et sans limites. Ces mêmes Français, attachés à leur terroir et à leurs traditions, souhaitent élever leurs enfants avec un bagage culturel et patriotique. Nous apprenons à connaître nos racines, nous avons besoin de savoir d’où nous venons et qui nous sommes. C’est un réflexe identitaire naturel d’exposer des crèches aux yeux de tous et de célébrer avec fierté cette grande fête millénaire.

Quelques jours après Noël, et alors qu’une grande majorité des Français a su se retrouver en famille autour de la crèche et du sapin, il est fondamental de rappeler notre attachement aux traditions d’une France à l’héritage chrétien. Aujourd’hui, les héros de cette période s’appellent Robert Ménard, Laurent Wauquiez, Stéphane Ravier et beaucoup d’autres élus qui ont su braver les interdits de la dictature judiciaire. Prenons garde à ce que, demain, l’héroïsme ne devienne pas tout bonnement le simple fait d’exposer une crèche chez soi.

Car oui, si parallèlement il est urgent de soutenir nos frères chrétiens d’Orient persécutés par une idéologie totalitaire, c’est aussi parce que ce qui leur arrive pourrait très bientôt toucher notre si beau pays. Et transformer la fille aînée de l’Église en fille aînée de l’islam ; nous voir, en somme, passer d’une France des clochers à une France des minarets.