La BBC Radio 4 aurait-elle confondu la fille du père Noël avec celle du père Fouettard ? En effet, la Suédoise sera rédactrice en chef d’un jour de la radio publique pour l’émission programmée entre le Boxing Day (le 26 décembre) et la Saint-Sylvestre (le 31). Le Boxing Day (jour des boîtes) est un jour férié célébré après Noël. Que pourra bien inspirer à la prêtresse de « la décroissance » ce bien nommé « jour des boîtes » ? Heureusement, quand elle dévidera son boniment, le vrai père Noël sera déjà passé.

Nonobstant cette prêcheuse de l’Apocalypse qui ne parle même plus d’êtres humains mais d’Homo sapiens, c’est dire, Brenda Hale, la lady à l’araignée – sa broche en forme d’araignée géante –, présidente de la controversée Cour suprême britannique, sera aussi rédactrice de l’une de ces matinées. Elle avait jugé « illégale » la décision du Premier ministre de suspendre le Parlement quelques semaines – vaine tentative de déstabilisation de Boris Johnson, l’homme qui fera le Brexit. Autant dire que l’ambiance sera plus Halloween que Merry Christmas.

Greta Thunberg s’entretiendra avec plusieurs personnalités luttant contre le réchauffement climatique, avec des leaders indigènes, et prévoit des reportages en Antarctique et en Zambie. Ce nouveau modèle pour la jeunesse, qui incite quand même à sécher les cours le vendredi, vient d’arrêter l’école à seize ans, mais somme les politiques d’écouter les scientifiques. Un scientisme vert qui rappelle les lendemains qui chantent du socialisme scientifique.

Qui est vraiment cette égérie des anthropo-réchauffistes qui prône la désobéissance civile et qui a publié, sur son compte Twitter, une photo d’elle avec un tee-shirt à l’emblème d’antifa, avant de la retirer quelques heures plus tard ? Elle s’y trouve aux côtés d’un membre du groupe de rock britannique The 1975.

Le groupe a produit un morceau où la jeune activiste débite sa rengaine. Les revenus seront reversés à Extinction Rebellion, un mouvement prônant l’action directe et le changement radical afin de limiter le réchauffement climatique et de minimiser le risque d’extinction de l’humanité et d’effondrement écologique – rien que ça. Des activistes « disruptifs » entretenus de fait par de riches Californiens de gauche qui naviguent entre crony capitalism et greenwashing, Trevor Neilson, un proche de Clinton, Warren E. Buffett, petit-fils du multimilliardaire, Bill Gates, Ted Turner, fondateur de CNN et le spéculateur George Soros.

L’idéologie réchauffiste est celle du globalisme, on parle de « global warming », qui laisse entendre « warning », l’alerte, bien meilleur vocabulaire pour terrifier, mais moins adaptable que « climate change ». Partout dans le monde, cette nouvelle doxa qui joue sur la peur (Hans Jonas) s’impose. Gare au premier qui dit la vérité ! C’est là que cette idéologie révèle sa dimension totalitaire. Julie Graziani montrant, sur LCI, un porte-conteneurs danois prenant la route du nord-est, a osé dire que le réchauffement climatique pouvait être une bonne chose selon les endroits, notamment en Sibérie – propos disqualifiés depuis la convocation des journalistes météo par Hollande et Fabius lors de la COP21, afin de leur demander de changer de vocabulaire et de tenir des propos anxiogènes (Philippe Verdier a été viré de France 2 pour l’avoir dénoncé), puis Julie a parlé de destruction créatrice (Schumpeter). Là, ça a chauffé pour elle.

Ici, à la BBC, on donne les commandes à un invité de droite pour quatre de gauche : parmi les cinq rédacteurs en chef éphémères de Noël, il y aura Charles Moore, ancien rédacteur en chef du quotidien conservateur The Telegraph, auteur de la biographie autorisée de Margaret Thatcher, qui parlera de liberté d’expression.

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