[ÉDITO] Déficit budgétaire : allez voir chez les Grecs…
« Patricia, mon enfant, quand je suis arrivé, le bateau prenait l'eau de toutes parts », faisait remarquer l’oncle Fernand-Lino Ventura à sa « nièce », dans Les Tontons flingueurs… Le regretté (ou pas) François Bayrou ne put pas en dire autant, après huit mois et vingt-sept jours passés à Matignon. Quelques jours avant d’être débarqué et renvoyé à son port d’attache, le commandant François Bayrou, qui a toujours été meilleur à la vigie qu’à la barre, ne pouvait que constater que « la France est un navire qui prend l’eau ». Il n’avait pas dit « de toutes parts », c’est déjà ça.
Valls et Macron ne partiront pas en croisière ensemble
Manuel Valls, autre Premier ministre émérite, lui aussi renvoyé à ses foyers sans ménagement, non par l’Assemblée nationale, mais par Emmanuel Macron et son second Sébastien Lecornu, y va à son tour de sa métaphore maritime. Faisant escale, ce dimanche 16 novembre, à Radio J, l’ancien conseiller municipal d’opposition de ce magnifique port méditerranéen qu’est Barcelone n’a pas hésité à déclarer que le second quinquennat d’Emmanuel Macron est un « naufrage ». On ne s’en était pas rendu compte. Ainsi, l’éphémère ministre des Outre-mer a outrepassé le discours convenu et convenable que l’on entend d’habitude dans la bouche de ceux qui agissent « en responsabilité », selon la formule macroniste consacrée. C’est dire s’il doit l’avoir mauvaise d’avoir été ainsi remercié comme un simple moussaillon.
Les raisons de la radiation des cadres de ce magnifique équipage de haute mer ? Valls fait grincer quelques hypothèses. « Peut-être qu'Emmanuel Macron et Sébastien Lecornu n'ont pas apprécié que je réussisse là – en Nouvelle-Calédonie, mais pas seulement – où ils avaient échoué. » Peut-être ben que oui. « Peut-être que le président de la République n'a pas apprécié que j'intervienne au sein du Conseil des ministres au mois de juillet [...] sur la reconnaissance de l'État palestinien. » Peut-être ben que oui, aussi. Allez savoir… On en déduit, à ces propos vindicatifs, que Valls et Macron ne partiront pas s’amuser en croisière ensemble. Mais tout ça, c’est un peu l’écume des jours.
Énième cabotage budgétaire
Car au-delà de l’évident naufrage de ce quinquennat qui n’en finit pas de finir, du naufrage personnel de Valls qui ne sait plus où jeter son encre fielleuse, c’est du naufrage de la France qu'il faut se soucier. Notamment – et on en restera là, pour ce soir – sur le risque de naufrage budgétaire. Ce lundi 17 novembre, les députés reprennent l’examen du projet de loi de finances (PLF) de l’État pour 2026. Arriveront-ils à bout de l’examen de la montagne d’amendements avant le week-end prochain pour voter ce PLF ? Ou ce PLF partira-t-il directement au Sénat, comme cela a été le cas pour le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), en fin de semaine dernière ? Peu importe. Ce que l’on a bien compris, c’est que, faute de majorité claire, par définition, il ne peut y avoir de budget clair, et que ce budget ne pourra être qu’un énième cabotage de nos finances publiques entre Charybde et Scylla. In fine, ça sera peut-être moins pire ou mieux que moins pire. Sans plus.
La Grèce rembourse sa dette à la France...
Et c’est en plein débat budgétaire que l’on apprend que la Grèce - grande nation de marins depuis l’Antiquité, mais surtout connue pour son naufrage économique et budgétaire, il y a maintenant une quinzaine d’années -, que l’on apprend, donc, que la Grèce a remboursé en 2025 par anticipation un prêt de 1,1 milliard d’euros à la France. Le Monde rapporte que les parlementaires ont découvert ça en lisant le PLF... 1,1 milliard, par les temps qui courent, ça ne se trouve pas sous les sabots d’un cheval. 1,1 milliard, c’est le quart du budget de la Culture, le dixième de celui de la Justice. Bref, ce n’est pas rien. Et on apprend aussi qu’en 2024, c’est 1,7 milliard d’euros que les Hellènes ont remboursé par anticipation à notre pays. La Grèce, mise à la remorque du FMI et de l’UE il y a quinze ans, sept fois moins peuplée que la France, au PIB neuf fois inférieur à celui de la France, montre l’exemple à ce phare de l’humanité qu’est la France. Certes, la purge fut terrible, pour les Grecs, les dégâts sociaux, humains considérables, on ne peut le passer sous silence.
Mais il faudra quand même qu’on nous explique comment ce pays qui, certes, n’a pas les engagements internationaux d’un pays comme la France (ayons l’objectivité de préciser qu’entre 2009 et 2013, en Grèce, les dépenses militaires dégringolèrent de 3,2 % à 2,4 % du PIB...), comment, donc, ce petit pays a réussi à passer d’un déficit budgétaire de 12,7 % par rapport à son PIB à un excédent budgétaire de 1,3 %, entre 2009 et 2024. Ce qui a notamment permis au gouvernement grec d’annoncer, au printemps dernier, une aide financière d'un milliard d'euros pour les ménages à faible revenu ainsi qu’un programme d'investissement public, tout en remboursant ses dettes, on l’a vu. En France, Amélie de Montchalin, vigie de Bercy qui semble faire ce qu'elle peut avec ce qu'elle a, vient d'annoncer au Parisien qu'à ce stade des débats budgétaires, le déficit public serait « aux alentours de 5 % du PIB » en 2026... Il faudrait peut-être aller voir chez les Grecs.
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75 commentaires
Après les échecs répétés des flottilles pour Gaza trop chargées à bâbord, voici que la gazeuse madame de Montchalin très lévogyre elle aussi, nous explique que la barcasse qu’elle conduit n’a plus de gouvernail et que malgré les (grosses) rustines dérobées dans les poches des Français, la voie d’eau du déficit maintient voire aggrave son débit. La sagesse populaire sait parfaitement que gouverner c’est prévoir. Mais pour nos gouvernements successifs, gouverner c’est taxer. Toujours plus.
j’dore quand ces incompétents notoires, qui sont à l’origine de la faillite du pays taxe le RN d’incompétence supposée
Tout est faux dans ce processus budgétaire parce que la stratégie est inexistante et même pourrie. Il est pourtant évident que l’augmentation des impôts, quand la France détient déjà un record mondial, est un non sens et qu’une revue en profondeur des actions missions et dépenses publiques aurait du (et depuis longtemps) être entreprise pour réduire le déficit à ZERO et commencer à dégager les excédents nécessaires pour réduire la dette en valeur absolue et non en proportion du PIB. La seule discussion possible devrait porter sur le rythme de mise en oeuvre des mesure et de la réduction des impôts au-delà de l’effacement du déficit .
Le budget 2026 n’est pas encore voté que l’on sait qu’il sera amer, mais vu le poids des prélèvements que nos gribouilles de l’économie s’apprêtent encore et encore à accrocher dans le dos des entreprises, pour après leur demander de courir un marathon, de celui des retraités et des consommateurs en général, et les conséquences que cela aura sur l’entrepreneuriat et l’économie, sur les rentrées fiscales, j’ai déjà des sueurs froides pour le budget 2027. On ne change pas une politique qui ne fonctionne pas, semble bien être l’adage de nos adeptes de la lutte des classes et maintenant générationnelle. Nos représentants politiques, que l’on savait nuls en économie mais aussi en histoire, semblent ne pas savoir que la spoliation et le totalitarisme économique, ça n’a jamais fonctionné bien longtemps, particulièrement dans un monde qu’ils ont voulu eux-mêmes sans frontières, ouvert à la concurrence et à la libre circulation des biens et des personnes.
En 2027, les caisses seront si vides et la dette si ēnooorme que le nouveau prēsident, quel qu’il soit, sera confronté à de grandes difficultés.
Si ce président est de droite, la gauche se dēchaînera sur lui en le traitant d’incapable, oubliant d’où vient la débandade.
Le budget militaire de la Grèce aurait été ramené de 3,2 à 2,4 ? Mais celui de la France a, quant à lui, été porté à 2% au cours de 2025 (août) nous sommes donc encore largement en dessous des efforts Grecs non ?
Dans le privé des comptes non sincères vous mènent droit en correctionnelle, dans le public par contre …
Une plainte pour mauvaise gestion et déficit exhorbitant ? qui aurait le courage, d’une petite action en justice avec des avocats pointus contre le président et tous ses ministres du budget et de l’économie depuis 8 ans ??
Peut-être que la Grèce ne largue pas 10 milliards par an à l’aide publique au développement pour entre autres réhabiliter le centre de Yaoundé ou aider à la décentralisation en Tunisie ?
Chevènement disait : « un ministre, ça ferme sa gueule ou ça démissionne. »
Valls dit : « je suis démissionné, donc j’ouvre ma gueule. »
Avouons que le premier avait un peu plus d’allure !
Les macronistes seuls compétents en matière de budget … leurs paroles sont aussi insincères que leurs comptes
Manuel Valls lui était sur le navire de croisière le Barcelone où il comptait passer un bon moment puisque c’était celui sur lequel il voulait naviguer depuis longtemps, depuis toujours même, il était chez lui, mais une lame fond l’a emmené vers le large et personne a essayé de le rechercher, heureusement le paquebot France, qui, lui, prenait l’eau n’a pas hésité à lui porter secours, une fois au sec voilà Valls qui se prenait pour le second, le capitaine ne pouvait pas l’accepter, il a donc décidé de le laisser à fond de cale et Valls lui en veut beaucoup, il accuse même le France d’être un vieux rafiot qui en est là à cause des différents capitaines qui le commandaient, il a simplement oublié qu’il faisait partie de l’équipage.
Lorsqu’il n’a pas de mandat, Valls déprime. C’est comme ça.
Toujours sur le sujet de Mme Montchalin, vouloir égaliser les recettes en parlant de PIB, je voudrais comprendre: le PIB étant un indicateur de production marchande du pays, qui prend en compte une partie de la « production » administrative publique ( ? ) nous dire que ses recettes n’égalent pas le PIB indique bien qu’elle ne compte que sur l’impôt et strictement aucune économie. C’est une microniste, donc socialiste, et à elle s’applique le jugement de Churchill: » Un pays qui compte s’enrichir par l’impôt est comme ce type qui met ses deux pieds dans un seau et tire sur l’anse en croyant qu’il va s’envoler dans les airs ». Mme Montchalin nous emmène dans le mur, tous drapeaux flottants et klaxons hurlants.
Amélie de Montchalin, dans sa dernière interview, a expliqué que seuls les macronistes étaient compétent. Quand on mesure les résultat, on a peur.
Ces vautours ont massacré le pays. Maintenant, ils se mange entre eux.
Elle a dit ça ?
On dit que plus c’est gros, plus ça passe, mais là non, ça coince.
Sublime naufrage d’incompétents reprochant aux autres de pouvoir faire mieux, à leur place et sans difficultés.
Dans l’état dans lequel ils ont mis le pays depuis 13 ans, je saute pour voir si c’est si dangereux que cela.
Langue de bois et compagnie. Je ne les supporte plus.