Jeudi 19 mars, les de la aux d’Orly (PAF), confinés ou titulaires d’une autorisation spéciale d’absence (ASA), ont reçu un courriel de la part de leur direction centrale (DCPAF) leur demandant de retourner leurs armes de service. « En effet, toutes les armes des fonctionnaires se trouvant dans cette situation devront être remisées à l’armurerie […] et pour ceux qui les ont gardées chez eux, la COE se chargera de dépêcher un équipage pour aller récupérer les armes », indique le mail.

Prétextant un besoin urgent de nettoyer les armes en raison de la sanitaire, alors que celles-ci doivent être placées dans un étui et que le virus ne survit en moyenne que trois jours sur une surface métallique, la DCPAF d’Orly ordonne donc le désarmement de ses policiers.

Dans le même temps, la compagnie républicaine de de , placée en confinement, a elle aussi, dû rendre les armes pour le même motif. Plusieurs centaines de policiers sont donc concernés par cette directive qui ne figure nulle part dans le message de la direction générale de la nationale envoyé à l’ensemble des services de police.

Quelques heures plus tôt, Air Algérie avait affrété un avion afin de rapatrier 400 Algériens sur leur territoire. L’opération a, finalement, été annulée en raison des risques sanitaires auxquels le consul d’Algérie ne souhaitait pas exposer le pays. Les 400 individus se sont donc retrouvés coincés à l’aéroport, où quelques heurts ont éclaté, provoquant la mise en quarantaine de trois policiers n’ayant pas été dotés de .

Aujourd’hui, 80 policiers ont été testés positifs au coronavirus et 10.000 fonctionnaires sont à l’arrêt, selon RTL.

20 mars 2020

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