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En septembre 1939, le lieutenant Rawicz, officier de l’ polonaise, est arrêté par le NKVD, ancêtre du KGB. Il vient de combattre et d’être vaincu par l’armée allemande. Démobilisé, il avait retrouvé sa jeune épouse dans l’est de la Pologne, près de la frontière. Pas pour longtemps.

Comme tant d’autres Polonais, il passe des mois dans les soviétiques où on veut lui faire avouer d’imaginaires activités d’espionnage. Condamné à 20 ans de camp, il n’a qu’une idée : s’évader. Cela semble impossible : la route la plus courte est vers l’est et le Japon, mais elle est trop surveillée. Le sud est alors la seule voie possible, vers l’Inde. Après tout, le camp où a été envoyé Slavomir est au sud de la Sibérie, quelques centaines de kilomètres au nord du lac Baïkal.

Mais il faudra traverser le froid sibérien, la Mongolie et le désert de Gobi, la puis le Tibet. Des milliers de kilomètres avec l’angoisse d’être repris. Personne n’a fait cela auparavant.

Il y a de nombreux Polonais au camp. Sławomir les observe avec soin et choisit quatre compatriotes, un Lituanien plus un Américain qui participait à la construction du métro de Moscou. Il fut lui aussi accusé d’espionnage et découvrit alors les délices du régime soviétique. Avec Slavomir, il sera l’âme du groupe.

Une complicité interne totalement inattendue fournit une aide logistique décisive et, par une nuit neigeuse, les hommes s’enfuient.

Commence un périple incroyable qui tient le lecteur en haleine. Pendant un an, ces hommes vont marcher, frôler la mort, emmener avec eux une fugitive polonaise, affronter le froid ou la chaleur, la faim ou la soif. Une solidarité sans faille les animera jusqu’au bout.

Certains arriveront en pour un exploit authentique qui ne sera jamais égalé.

Raconté avec sobriété, ce récit est passionnant. Au-delà de la performance, c’est une aventure humaine édifiante où le courage, la générosité et l’inventivité de ces hommes sont impressionnantes.

et moins jeunes doivent lire ce récit magnifique que l’on n’oublie jamais.

Un beau film, Les Chemins de la liberté, a été tiré d’À marche forcée. Il s’éloigne beaucoup du livre mais a su brillamment restituer l’ambiance de ce grand récit. Ed Harris y est remarquable.

Le blog d’Antoine de Lacoste.

 

8 août 2021

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