Dans les EHPAD, ils meurent en silence

silence

Pas besoin de longues recherches bibliographiques. Les chiffres sont très simples. Le sinistre compteur a dépassé, en France, les 12.000 morts du coronavirus, dont 8.000 dans les hôpitaux et 4.000 dans les EHPAD, acronyme inhumain pour « établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes ».

Ce bilan appelle une remarque liminaire : je n’entends parler d’aucun mort dans les cliniques. Fermées, confinées, consacrées à d’autre pathologies plus habituelles ? Juste un petit problème sémantique ? La sémantique est pourtant si importante, en temps de guerre. Elle s’appelle alors la propagande…

Mais la seconde remarque est autrement plus grave. 4.000 morts chez nos anciens les plus vulnérables.

Eux décèdent en silence. Sédatifs, pas de réanimation possible puisque les lits en réanimation sont… disons... comptés.

Eux décèdent seuls, puisque les visites des familles sont interdites.

Macron, lui, visite et se montre. Comment ne pas se dire que l’important, pour lui, c’est d’abord sa réélection ? C’est vrai que ceux qui attendent la mort en EHPAD ne voteront sans doute pas en 2022.

Le personnel de ces établissements se bat pour eux, tous ont-ils désormais les masques et protections suffisants ?

La presse dite libre, c’est-à-dire subventionnée, n’en parle guère. Ils meurent en silence.
Ils ont travaillé dur toute leur vie. Ils meurent en silence.

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