Contre les militants écologistes, les bonnes sœurs se rebiffent !

Capture d’écran (3716)

Décidément, à qui se fier ? L’insécurité est partout, même en nos campagnes les plus reculées, dont l’Ardèche. Car c’est qu’il s’en passe, des choses, en ce département oublié. La prochaine construction d’un centre religieux, catholique qui plus est, en est la preuve.

En effet, l’association écologiste Les Ami.es de la Bourges milite contre depuis 2018, excipant de la sauvegarde du Réséda de Jacquin, plante qui serait mise en danger par l’édifice en question. Depuis, les deux parties se regardent en chiens de faïence et il fallait bien qu’à un moment ou à un autre, la confrontation, jusqu’alors pacifique, devienne affrontement tout court. Ce qui est arrivé ce lundi 16 octobre.

La manifestation de trop, peut-être, dont la goutte a mis le feu aux poudres et dont l’étincelle a fait déborder le vase. Toujours est-il que devant des activistes écologistes venus à la fois crier leur amour du Réséda de Jacquin et brailler leur haine du catholicisme, une bonne sœur n’hésite pas à sortir de sa traditionnelle réserve, oubliant peut-être que la séparation entre Église et État est depuis longtemps gravée dans le marbre constitutionnel. Seulement voilà, on ne se refait pas.

Le plaqué n'en mène pas large

Et là, le clash. Haute comme trois pommes à genoux, notre chère bonne sœur se met à courir après un ahuri deux fois plus grand qu’elle et le jette au sol. On connaissait les bonnes sœurs piqueuses, voilà venu le tour des religieuses plaqueuses. Et là, il n’est manifestement pas question de rigoler, le plaqué n’en menant pas large. Pire qu’un pitbull, la nénette voilée qui, le matin, doit égrener le chapelet et, le soir, s’entraîner au nunchaku. Trois cents kilos de pression dans la mâchoire, au moins.

On imagine la tête de la victime, si jamais elle s’avisait de porter plainte à la plus proche gendarmerie. « Vous avez été agressé ? » « Oui. » « Par qui ? » « Une religieuse… » À la place du pandore, on répliquerait illico : « Vous, vous ne devez pas fumer que des Gauloises, mais aussi du Réséda de Jacquin. »

En attendant, c’est le trublion qui s’est fait fumer. Raide comme balle : la tête dans la boue et les genoux dans la gadoue. À sa place, je ne refuserais pas une cigarette à cette enfant de Dieu. Et si, d’aventure, elle m’en taxait une, à la nuit tombée, dans un quartier mal famé, pour sauver ma vie, j’irais même jusqu’à lui acheter un paquet. On n’a qu’une vie, après tout.

C’est, d’ailleurs, l’ambiance anxiogène qui semble prévaloir, devant cet inquiétant sentiment d’insécurité, chez les très sensibles militants des Ami.es de la Bourges, dont Sylvain Hérenguel, son coprésident : « Je ne m’attendais pas à ça. Je m’attendais à ce que les religieuses soient un peu raisonnables pour l’ordre public. Le problème, c’est que les religieux ont décidé de passer à la violence. Moi, j’ai été pris à partie trois fois par cinq personnes, qui m’ont arraché, qui ont voulu me mettre dehors. Là, ils ont décidé de protéger le chantier par leurs actes et leur corps. »

Hormis une syntaxe plus qu’approximative, voilà qui nous dit que les éternels activistes sont tombés sur plus activistes qu’eux. Les pauvres… sûrement frappés à coups de chapelet et ayant manqué de peu de se trouver noyés dans l’eau bénite. En d’autres termes, que fait la police ? Pour le moment, Gérald Darmanin, premier des flics de France, n’aurait pas fait état d’une quelconque inscription de cette bonne sœur au « fichier S. » À part, il va sans dire, un fichage « S », comme Sébastien Chabal…

Ces choses dites, si cette énergique bonne sœur avait été mise sur le terrain, ce dimanche dernier, face à l’Afrique du Sud, lors du quart de finale de la Coupe du monde de rugby, nous n’aurions sûrement pas perdu 28 à 29 ; mais gagné 30 à 2 - et encore, en notant vache. Sans compter qu’un haka proféré en latin n’aurait pas manqué de gueule.

On connaissait France Rumilly, autre bonne sœur conduisant sa 2 CV à tombeau ouvert dans Le Gendarme de Saint-Tropez, film de Jean Girault sorti en 1964. Saluons, aujourd’hui, la classe, même un brin canaille, de son illustre descendante. Car c’est qu’elles en ont encore sous la pédale, ces saintes bougresses.

Nicolas Gauthier
Nicolas Gauthier
Journaliste à BV, écrivain

Vos commentaires

71 commentaires

  1. Les voies du Seigneur sont impénétrables, la force des religieuses imprévisible !
    Et l’hurluberlu vert qui venge sa rage en piétinant des tubes en plastique !
    C’est beau le pays bisounours de l’écologie.
    Je me marre !

  2. La première chose qui vient à l’esprit est que _ même si la plaquage n’est pas réglementaire_ la Soeur a toute sa place en équipe de France. Ceci dit, sûr, le Réseda de jacquin, ça compte ! ( c’est une plante apaisante ). Les « écolos » pourraient en cultiver et en vendre… Il faut savoir aussi _ l’info a peu circulé _ que les écolos veulent interdire la pêche à la ligne à Paris. Interdire semble être leur mantra !

  3. Bravo, ma soeur ! Et pour l’article aussi. Ca va me faire une journée de bonne humeur. Ah ! Quand la France s’éveillera…

  4. La cause des militants pourrait noble mais le problème c est que si cela avait été pour construire une mosquée , ils seraient aussi venu mais pour aider sur le chantier.

  5. Il ne me semble jamais avoir vu de manifestants écologistes intervenir contre la construction de mosquée. Doit ont alors les appeler islamo-écologistes ou ici écolo-cathophobes?

  6. 6 mosquees en France dans les années 60…plus de 2000 de nos jours, je n’ai pas encore vu pareille agression lors de leur construction !!!!

  7. Admirons le balancé de jambe qui déséquilibre notre écolo. De l’art en pratique. Qui s’y frotte s’y pique. Humiliés ce gaillard et sa cause. Ces fameux « Réséda de Jacquin », inconnus du commun des mortels, ne peuvent-ils pas être déplacés ? Tout un foin pour une plante ignorée de beaucoup.

  8. l’Ardèche c’est dans le Massif Central, le donjon gaulois de la si faible France. Ici nous ne sommes pas des mauviettes : laissez nous faire.

  9. Je veux bien que les catos construisent mais il y a tant d’églises ou monastères et de couvents à restaurer à réutiliser en ville et à la campagne alors pourquoi aller tirer la queue du diable? Je suis sûr que cela serait plus intelligent et permettrait de sauver le patrimoine.

    • Par la loi de 1905, tous les bâtiments religieux antérieurs à cette date sont devenus possession de l’Etat. Ce dernier a donc l’obligation d’en assurer l’entretien, ce qu’il fait de moins en moins. Dans bien des cas, il est moins coûteux d’en bâtir un nouveau que de tenter de rénover de l’ancien, bien trop ruiné. Puisque l’état s’est désintéressé de ces lieux, qu’il les rende à ses VRAIS propriétaires, c’est à dire l »Eglise et ses fidèles.

  10. « C’est bon comme du bon pain » de voir qu’il y a encore des gens d’église, en l’occurrence « gentes », qui sont encore capables de tenir tête au diable vert Bravo à cette None.

  11. Bravo ma sœur ..et bien fait pour cet écologiste ..superbe votre réaction…les ecolos …beurk …ils veulent nous gâcher la vie .

Commentaires fermés.

Pour ne rien rater

Les plus lus du jour

L'intervention média

Les plus lus de la semaine

Les plus lus du mois