Commission sur l’audiovisuel public : une députée PS accusée de conflit d’intérêts
C’est peu dire que le jeune Charles Alloncle a subi, ces derniers mois, une très violente campagne de dénigrement. Son rapport écrit à la suite de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public s’est attiré les foudres de la gauche avant même sa publication. Parmi les opposants les plus virulents au député UDR, on trouve Ayda Hadizadeh. Cette députée socialiste du Val-d'Oise, qui a siégé pendant près de cinq mois dans la fameuse commission d'enquête, a accusé Charles Alloncle d’avoir « détourné » les moyens de l’Assemblée nationale au profit de son parti. Elle accuse dans la foulée son rapport d’être un « tissu de mensonges, d’approximations et de diffamations ». N’en jetez plus, la coupe est pleine !
Ce n’est pas une commission d’enquête, c’est un procès politique et c’est indigne de la République et de nos fonctions.
C’est une honte.#directan #audiovisuelPublic pic.twitter.com/TWciOo3aV6
— Ayda Hadizadeh Députée (@aydahadi) December 19, 2025
Pourquoi une telle véhémence ? On peut l'expliquer tout d’abord par la proximité idéologique qui existe entre le PS et l’audiovisuel public. Le parti à la rose craint logiquement de voir disparaître un empire médiatique qu'il considère acquis à sa cause. Mais se pourrait-il que des motifs plus personnels entrent aussi en jeu ? Peut-être. Il se trouve qu’Ayda Hadizadeh a été directrice générale de la fondation Mozaïk, une structure subventionnée « qui combat les inégalités d'accès à l'emploi », en étroite collaboration avec l’audiovisuel public. Comme l'a révélé, sur X, un internaute averti (un certain « French Report »), un partenariat noué entre Radio France et Mozaïk RH a permis de recruter, entre 2014 et 2024, plus de 240 étudiants « issus de la diversité sociale et territoriale ». Une façon de privilégier encore davantage les « quartiers prioritaires de la ville » (QPV), dans une démarche de « recrutement inclusif »…
Des accusations de conflit d’intérêts
Sur les réseaux sociaux, la députée – présentée très favorablement, dans Le Monde, comme « une enfant de l’exil » - est accusée de défendre un « écosystème institutionnel, subventionné et militant » dans lequel son ex-employeur est impliqué. « Le Bureau de l’Assemblée nationale aurait-il dû s’en saisir et demander le "déport" de cette députée dans la commission d’enquête ? », questionne fort justement l’ancien sénateur de Paris Yves Pozzo di Borgo.
Je me suis penché sur le cas d’Ayda Hadizadeh (députée PS) et de sa défense acharnée de l’audiovisuel public, sans aucune nuance.
La députée PS est l’une des plus virulentes contre le rapport Alloncle, qu’elle qualifie de « tissu de mensonges, d’approximations et de diffamations… pic.twitter.com/EYfHtGGfgl
— French Report (@french_report78) April 28, 2026
Quels sont les liens actuels entre la députée socialiste et la fondation Mozaïk ? S’était-elle engagée elle-même dans le partenariat noué entre cette structure militante et Radio France ? Mme Hadizadeh a-t-elle pris la peine d’avertir la présidente de l’Assemblée nationale de cette expérience passée avant d’intégrer la commission d’enquête sur l’audiovisuel public ? Toutes ces questions ont été transmises par BV en bonne et due forme à l’intéressée. Nous attendons ses réponses.
Des liens plus que troublants
Plus que toute autre, cette commission d’enquête aura exposé des pratiques peu rassurantes quant au bon fonctionnement de nos institutions : refus buté de répondre à certaines questions des députés, tentatives de censure à répétition, suspicion de conflits d’intérêts… Le président de cette commission était-il lui-même parfaitement neutre ? On peut se le demander. Le 23 avril dernier, Charles Alloncle a rappelé que Jérémie Patrier-Leitus avait été, jusqu'en 2024, administrateur de Radio France et qu’il était encore actuellement administrateur de certaines chaînes publiques. « Des entreprises qui sont les objets mêmes de cette commission d’enquête », a-t-il déploré, sur Sud Radio, remettant en cause la légitimité du macroniste au poste de président de ladite commission d’enquête.
🗣️ @CHAlloncle : Le président macroniste de la commission d'enquête @JPatrierLeitus a été jusqu'en 2024 administrateur de Radio France. Aurait-il dû occuper cette fonction ? #MettezVousDaccord
🔛 Suivez le direct : https://t.co/QKa5Efuc2W et réagissez au 0 826 300 300 pic.twitter.com/oBopl3NYlc
— Sud Radio (@SudRadio) April 23, 2026
D’ailleurs, quelques heures à peine après le vote favorable du rapport Alloncle, M. Patrier-Leitus était sur le plateau de France Inter - média largement mis en cause pendant sa propre commission d’enquête - pour tirer à boulets rouges sur le rapporteur avec lequel il venait de travailler durant de longs mois ! « Je me demande si Charles Alloncle n’est pas le cheval de Troie du Rassemblement national », a-t-il lancé, comme pour mieux discréditer le travail accompli, ajoutant qu’il « ne cautionne pas » les propositions du jeune député UDR… Comme le dit l’antienne, le système va mal mais il se défend bien.
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66 commentaires
Un vrai repaire de traités infiltrés. C’est aussi un manque de vigilance volontaire peut-être dans la nomination des membres des commissions.
Le président de cette commission lui même est en conflit d intérêt
France télévision et son fonctionnement est la réalité d un système mafieux où corruption conflit d intérêts et gabgie sont de mise voilà comment fonctionne la France
Ce bouclier républicain a été un calamité pour la France et la démocratie en favorisant un vote a gauche qui a mis des députés impropres a cette fonction tant honorifique de défendre les Français.
Attal et compagnie comme certains conseillant les électeurs de voter LFI a défaut ont mis dans cet hémicycle des personnalités qui n’y ont rien a y faire et qui nuisent a notre pays.
On connait des noms.
Il n’ont honte de rien et il osent tous : « Jérémie Patrier-Leitus a été, jusqu’en 2024, administrateur de Radio France et il est encore actuellement administrateur de certaines chaînes publiques ». Il reçoit donc de l’argent de la structure dont la commission qu’il préside doit dénoncer les dérive. Le prototype du conflit d’intérêt : être juge de celui qui vous paie. Mais il se permet de mettre en doute l’honnêteté intellectuelle de Charles Alloncle en se demandant « si Charles Alloncle n’est pas le cheval de Troie du Rassemblement national ». Ce type a tout les culots.
On a pas fini d’entendre dire des mensonges concernant Monsieur Alloncle qui est un homme extraordinairement courageux et j’attends avec impatience si son travail paie car il va y avoir des réglements de compte sans aucun problème !!
Qui l’eût cru ? Ce ne sont que des intérêts personnels que défendent ces gens. Les Français et leurs impôts ils s’en moquent, pourvu qu’ils se remplissent les poches. Aujourd’hui ils demandent à Total de redistribuer ses bénéfices : OK mais à ses actionnaires.
Son vote doit il être pris en compte ?
La structure Mozaïk doit donc être fermée pour racisme.
Dans la majorité des pays, comme en Algérie, on ne peut même pas être fonctionnaire et encore moins élu si on a une double nationalité.
D’ailleurs cet état de bi nationalité ne devrait même pas exister
Décidément le monde féminin de la politique est pire que le monde masculin. C’est un constat qui se confirme chaque jour qui passe aussi bien dans la politique locale que nationale. Dans tous les cas ce nouveau monde politique de tous bords devient de plus en plus bête et méchant ce qui est un mauvais présage pour l’avenir du pays France et plus largement du monde.
la binationalité pose problème en général, car en cas de conflit nous ne sommes jamais sûr de la nationalité que mettra en avant les binationaux , il serait temps de l’interdire déjà en politique et puis pour tous.
Personnellement, je suis contre la binationalité. À un moment il faut faire un choix. Et ce choix ne veut pas dire que l’on abandonne tout ce qui nous a construit de la nationalité que l’on a pas choisi. Mais on ne peut pas être d’une nationalité ou d’une autre en fonction de ce qui nous arrange.
Alloncle ministre !
Je me demande si cette femme a déjà aimé notre pays pour avoir autant envie de le trahir! La France est éternelle et les traîtres ont rien à faire chez nous.
Cette députée est iranienne naturalisée en 2003.
Se poser la question sur la loyauté des députés binationaux. Il est temps de faire comme la majorité des pays .
D’interdire aux binationaux l’accès aux fonctions électives et fonctionnariat, a moins de renoncer a leur 2eme nationalité
Pour ma part je pense qu’il faut supprimer la bi nationalité ..elle n’existe pas dans de nombreux pays..ce serait bien plus clair pour tout le monde..et pour représenter les Francais…uniquement des francais..
Je suis content qu’avec le présent article on avance (un tout petit peu) ! Je suis sur que dans quelques temps on y verra plus clair !
Comment dans une démocratie on peut être député et bi-national?
C’est une question que je me suis posée il y a bien longtemps. A commencer par Mme Hidalgo dont on a pu voir les ravages. On doit obligatoirement choisir dans quel pays on veut vivre et surtout l’aimer. Ce doit être un renoncement, un gage d’appartenance. Aucune critique ne devrait être tolérée
Vus leur demandez de trop ces gens là ne sont présents que pour la gamelle, leur coeur n’est pas en France. Notre pays devrait exiger qu’un politique soit Français d’au moins la 4ème génération d’une famille qui a renoncé à la double nationalité dès le départ