« Ceux qui ont voté contre Maastricht, c’est ce peuple RPR qu’on veut retrouver »

F Allisio

Ce mardi 26 mars se tenaient les États généraux de l’immigration organisés par le nouveau RPR du député RN des Bouches-du-Rhône Franck Allisio, qui a récupéré la marque il y a quelques mois pour créer un mouvement en marge de son parti. Clin d'œil aux États généraux organisés, il y a 34 ans, par le parti de Jacques Chirac. Étaient présents les têtes de liste du parti aux élections européennes du 9 juin ainsi que plusieurs experts des questions migratoires, comme le magistrat Charles Prats ou l’essayiste Jean-Paul Gourévitch. À l’issue de l’assemblée, BV a pu rencontrer le principal organisateur de l’événement.

Louis de Torcy. Franck Allisio, vous êtes le principal organisateur de ces États généraux de l’immigration. Qu’attendiez-vous de cet événement, 34 ans après les premiers ?

Franck Allisio. Ce qu’il s’est passé. C’est-à-dire un constat, 34 ans après, pour faire de la pédagogie, pour comprendre pourquoi il ne s’est rien passé en 34 ans alors qu’à l’époque, l’opposition avait déjà le bon constat et les bonnes solutions. C’est 34 ans de perdus. On reprend le flambeau aujourd’hui et on ne lâchera pas l’affaire : en 2027, on changera véritablement les choses en matière d’immigration, il y aura une véritable rupture et, pour ce faire, il faut aller au-delà du Rassemblement national. Il faut rassembler toutes les femmes et les hommes de bonne volonté, rassembler tout ceux qui croient en la France. Ça fait beaucoup de monde et c’est tous ces Français que nous voulons rassembler.

L. d. T. Vos adversaires politiques ont beaucoup critiqué le choix du RPR, vous accusant de faire un coup de com'. Qu’avez-vous à leur répondre ?

F. A.  C’est tout sauf un coup de com'. On se structure sur le terrain, on ne cherche pas à être dans la presse tous les jours, on ne vous harcèle pas, on ne cherche pas à faire des images et des petits coups dans les réseaux sociaux. Ce sont vos confrères et vous-mêmes qui êtes venus m’interroger. Au contraire, on construit notre mouvement sur le terrain, très sérieusement. Ce sont nos adversaires qui font de la com', ce sont nos adversaires qui font du parasitage en essayant de créer tel ou tel faux RPR. Nous, nous sommes au clair juridiquement, nous avons la propriété intellectuelle du RPR mais nous sommes nés au RPR. Quelque part, ce sont nos racines et nous sommes simplement attachés à la maison familiale. Une maison patriote, nationale, une maison de la méritocratie, de l’autorité et du patriotisme : voilà ce que nous voulons faire revivre à côté et aux côtés du Rassemblement national.

L. d. T. Vous avez aussi dit : « Cette famille politique, revenue par trois fois en 34 ans au pouvoir, n’a pas voulu, n’a pas osé ou parfois n’a pas pu appliquer ses propres résolutions. » Pourquoi, alors, vous réclamer du RPR si le RPR n’a jamais su régler le problème à l’époque ?

F. A. Parce qu’une famille politique, ce sont aussi les hommes et les femmes qui la composent, ce n’est pas que la tête. Parfois, les têtes trahissent. Prenons l’exemple de Maastricht, qui est très intéressant. Sur ce traité, Alain Juppé, Jacques Chirac, Édouard Balladur et quelques-uns votent pour, mais vous avez 60 % des sympathisants du RPR qui, le jour J, ne votent pas avec leur président mais contre lui, contre Maastricht. Nous, c’est ce peuple RPR que l’on veut retrouver. Beaucoup de jeunes, notamment, en épousent les valeurs, bien qu’ils soient d’une génération qui n'a pas connu le RPR, et ce sont ces valeurs que l’on veut faire revivre. En symbiose, encore une fois, avec le Rassemblement national pour qu’il y ait une véritable escouade de l’alternance qui change vraiment le pays, qui redresse vraiment la France, qui nous permette de retrouver notre France en 2027.

Cet article a été mis à jour pour la dernière fois le 28/03/2024 à 23:38.
Louis de Torcy
Louis de Torcy
Etudiant en école de journalisme

Vos commentaires

19 commentaires

  1. Le RN a un programme économique de gauche : retraite à 60 ans, rétablissement de l’impôt sur la fortune, assistanat : RSA et hauts cris de Marine Le Pen quand on parle de réduire la durée des allocations des chômeurs (j’en ai rencontré des Français en Thailande qui ont choisi de quitter leur entreprise et s’offrent deux ans de vacances en Asie avec leurs indemnités chômage, il leur suffit de cocher 5 cases sur internet une fois par mois pour toucher une grosse partie de leur ancien salaire, ils disent qu’ils chercheront du travail quand ils n’auront plus d’indemnités).
    Il n’y a qu’une droite aujourd’hui en France et c’est Reconquête.

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