En dépit des avertissements de Bill Gates (le fondateur de Microsoft), en 2015, et ceux du microbiologiste Didier Raoult, dès 2009, les pandémies, générées essentiellement par les virus respiratoires, devaient être le danger majeur des sociétés modernes, démocratiques ou non, mais pratiquant le libre-échangisme. Le 23 juillet 2021, plus de 4.140.000 morts du Covid-19 recensés dans le monde.

Le 3 juin, un rapport d’information a été déposé par les sénateurs Guillotin, Lavarde et Savary (disponible sur le site internet du Sénat), autrement dit quand l’actuel « variant Delta » ne sévissait pas encore dans nos contrées. Dans la partie intitulée « Demain, une gestion des crises par le numérique ? », on trouve les éléments effroyables suivants : « Peut-être pourrons-nous demain, grâce au numérique, retrouver nos libertés “physiques” plus vite, ou même ne jamais les abandonner, et avoir des pandémies sans confinement – et ceci même si aucun vaccin ou traitement n’est disponible. Les outils envisageables sont multiples mais, à court et moyen terme du moins, les cas d’usage les plus évidents concernent le contrôle du respect des règles visant à limiter la transmission du virus (passe sanitaire, couvre-feu, confinements, quarantaines, etc.), qui implique de croiser trois types de données : données d’identification, données médicales et données de localisation (des plus intrusives, avec le tracking GPS, aux plus légères et occasionnelles, avec l’accès conditionnel à certains lieux, en passant par les données de localisation relative avec le contact tracing). »

Plus loin, un « exercice de prospective », y compris concernant les contrats d’assurance : « Chaque sortie de mon domicile comporte un risque, non seulement pour moi-même mais aussi pour le système de dans son ensemble. Si je préfère malgré tout disposer de ma liberté d’aller et venir, et que je sors effectivement de chez moi, il est légitime que j’assume en contrepartie une fraction du surcoût payé par la du fait de l’épidémie, par exemple sous la forme d’une petite hausse de mes cotisations sociales si le nombre ou la durée de mes sorties excède un certain seuil. » Malgré tout, la production massive de liquidités permet toujours de couvrir une quantité exponentielle de dépenses.

Enfin, tout est clair, maintenant, quand on apprend que la Commission nationale de l’informatique et des libertés n’a nulle intention de retoquer ce « passe sanitaire », dont le Président impose précipitamment l’extension depuis le 12 juillet, une extension qui, pour l’heure, s’arrête aux bars, restaurants et centre commerciaux de plus de 20.000 m². Mais pour combien de temps encore ? De fait, il n’y a aucunement un complot, mais simplement une logique qui fait montre d’elle-même de son étrange réalité. Ingénierie sociale, ou obsession technologicienne.

Alors, les écolo-sociétalistes et les féministes ne peuvent plus dissimuler leurs injonctions contradictoires. Puisqu’à présent « mon corps » ne m’appartient plus, l’ordre médico-numérique faisant le confort définitif des VIP, de ceux qui (sur)vivent de la rente ou du capital. Comme si le conflit de classes devait, lui aussi, muter en conflit de gènes, entre sain(t)s et malades, entre les résistants aux virus – y compris informatiques – et les plus fragiles. Pour autant, enfermé ou pas, vacciné ou pas (sur la base des sérums en présence, ARN messager, adénovirus de chimpanzé et protéine recombinante), chacun doit être une chauve-souris. La face cachée de la lune libertaire.

25 juillet 2021

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