Castaner doit se plier aux règles strictes du maintien de l’ordre

Les officiers de la gendarmerie mobile n’ont pas compris les ordres qui leur ont été donnés à Paris lors de la manifestation des gilets jaunes, le samedi 16 mars. L’Essor, à travers eux, s’en est fait l’écho. Tout le monde est d’accord, aujourd’hui, que ce soit les politiques ou les forces de l’ordre, pour dire que la manifestation du 16 mars a tourné au fiasco. Quelles en sont les raisons ?

La première est la présence de 1.500 Black Blocs et ultras de gauche. Ceux-ci ont compris, en investissant les réseaux sociaux, que la tension atteignait son paroxysme chez les gilets jaunes, aussi ont-ils infiltré avec force les cortèges.

La deuxième est le dispositif employé et la tactique adoptée.

En début de semaine, au vu des renseignements collectés sur la révolte grandissante, les états-majors spécialisés élaborent un dispositif musclé. Ils proposent de placer dans la capitale 34 escadrons de gendarmes mobiles (EGM), 12 compagnies républicaines de sécurité (CRS) et de constituer une force en réserve. Dans le courant de la semaine, l’unité de coordination des forces mobiles (UCFM), qui dépend du préfet de police, donne l’ordre aux gendarmes de mettre au repos leurs neuf escadrons de réserve. Résultat : samedi, une centaine de commerces sont dégradés, incendiés ou pillés sur les Champs-Élysées, nécessitant l’envoi en urgence, vers la capitale, de 4 escadrons en mission dans le nord de la France qui furent utilisés tardivement.

Sur le plan tactique, il est décidé de sanctuariser le triangle Concorde-Élysée, comme chaque samedi. Pour cela, deux lignes de défense statique sont formées : l’une en protection de l’Arc de Triomphe, l’autre barrant la plus belle avenue du monde à hauteur du rond-point des Champs (milieu de l’avenue). Lors de la manifestation, un groupe de gilets jaunes auxquels se sont joint des participants à la Marche pour le climat se retrouve coincés sur l’avenue entre les deux forces. Aucune issue de sortie n’est possible, la tension monte, la foule s’agite ; immédiatement, elle essuie des tirs de grenades lacrymogènes lancées de part et d’autre.

Or, la doctrine du maintien de l’ordre en gendarmerie est très claire, elle prévoit toujours une porte de sortie pour les manifestants, ceux-ci n’étant pas des ennemis mais des citoyens exprimant leur mécontentement. À la place, on les encage, ce qui ne fait que créer des tensions supplémentaires aboutissant aux saccages de boutiques sur les transversales où les forces de sécurité étaient quasi inexistantes.

Comme le disait un colonel : “Cela fait des semaines que la préfecture de police nous impose son dispositif de l’encagement. On doit reculer pour éviter les drames car la violence des ultras est énorme. Un jour, on aura un mort d’un côté ou de l’autre.”.

Suite à cet échec, le gouvernement, au lieu d’appliquer tout simplement la doctrine du maintien de l’ordre, introduit de nouvelles mesures comme le marquage, notamment par le canon à eau, qui n’est que de la poudre aux yeux.

Autre proposition plus grave : faire intervenir l’armée en statique pour dégager des effectifs de policiers ou de gendarmes et renforcer, ainsi, CRS et GM. Cette décision est extrêmement inquiétante car, en matière de maintien de l’ordre, les forces armées sont des forces de troisième catégorie qui ne peuvent agir qu’en cas d’émeutes armées ou de guerre civile. Imaginez ce qui se passerait si un ou deux militaires de Sentinelle se trouvaient isolés face à un groupe violent ? Soit ils tirent, et c’est le bain de sang assuré, soit ils sont agressés et se font voler leurs armes, échouant à remplir leur mission. D’ailleurs, l’état-major, qui n’a pas été consulté, se dit très réticent.

En conclusion, cette guerre civile que nous prévoyaient les bien-pensants avec l’élection de Marine Le Pen, Jupiter, par son inaptitude, est en train de l’organiser.

À lire aussi

Attentat à Lyon : le mur du politiquement correct des grands médias

Ce mur que les médias refusent de franchir, celui qui interdit de nommer... …