Chers amis lecteurs,

La France se partage, lit-on depuis des semaines, entre ceux qui souhaitent « bonnes fêtes » - plus inclusif, comme ils disent - et « joyeux Noël », quasiment réactionnaire. Le père est, sinon une ordure, au moins un facho.

La période critique est passée. s’est fait la belle. Plus aucun risque de blesser les petits cœurs meurtris par le spectacle de la crèche et du petit Jésus endormi. De fête, il ne reste plus que le Nouvel An. De notre ère. 2022 après… Jésus-Christ. Coucou, le revoilou ! Les puritains de la gauche tartuffe - cachez ce sein virginal qu’ils ne sauraient voir - sont, encore une fois, bien marris. Exit, donc, aussi bonne année et son réveillon… de la Saint-Sylvestre (!) Aujourd’hui, cela nous fait sourire. Mais demain, tout est possible. Et même probable. Qui aurait pu croire, il y a dix ans, que le lexique de la Commission européenne préconiserait un jour de bannir le mot Noël ou de ne pas trop recourir à des prénoms comme Marie ou Jean, « typiques d’une religion » ? Qui aurait pu imaginer que les statues à l’effigie de nos grands hommes seraient déboulonnées, nos églises incendiées ou laissées à l’abandon, nos calvaires saccagés, nos processions attaquées, notre grammaire, notre littérature revisitées, jugées et expurgées ? Ces entreprises, juridiques, violentes, incitatives ou passives n’ont pas les même auteurs, bien sûr, mais le même effet : effacer ce qui nous a modelés. Il n’y a entre elles qu’une différence de degré. Elles s’apparentent toutes à la .

Cette année serait-t-elle celle du coup d’arrêt ? 2022, en tout cas, sera décisive pour la France. Beaucoup d’entre vous fondent de grands espoirs dans l’élection présidentielle. Ils se passionnent, lisent, écoutent, donnent leur avis. Boulevard Voltaire s’efforcera de se montrer à la hauteur de leurs fortes attentes en matière d’information.

Vous aurez remarqué que nous n’avons pas évoqué, dans ces quelques lignes, le Covid. C’est un choix. Les autres en parlent assez pour que nous puissions nous en passer. Assez des faces de carême, des mines longues comme un jour sans pain, des menaces, des sentences, des anathèmes et des prophètes Philippulus nous prédisant l’apocalypse un jour sur deux. La France a besoin de surmonter son désespoir et donc d’espérance, selon la définition de Bernanos. Une situation sanitaire, si préoccupante soit-elle, ne saurait indéfiniment - ce serait trop simple - servir de rideau occultant à l’impéritie politique. Ni diviser indéfiniment les Français, jusqu'à les rendre bêtes et méchants. Sur son compte Twitter, le « prof de philo, écrivain, franc-tireur » Raphaël Enthoven a écrit aujourd'hui : « Bonne année à tous, sauf aux antivax, qui sont vraiment soit des cons, soit des monstres. » Mais ces vœux-là sont sans doute plus inclusifs que Joyeux Noël ?

Boulevard Voltaire souhaite une bonne année à tous - les vax, les pasvax, les antivax, les provax, les vaxolâtres, les vaxophiles, les vaxophobes et les vaxosceptiques -, pourvu qu'ils aiment la France, l'esprit critique et la liberté d'expression. Toute l'équipe de la rédaction se joint à moi pour vous remercier infiniment de votre fidélité.

31 décembre 2021

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