« Interdire » est le maître mot de tout… ou de presque tout et, en tout cas, de tout ce que sont capables de proposer les . Il y a comme un hiatus entre cette idéologie et la réalité. Jusqu’à l’émergence de ces ayatollahs, le vert était la couleur de l’espérance, vertu théologale aussi indispensable à la vie que l’eau et le pain. Ils en ont fait la couleur de la désespérance.

En effet, quoi de plus désespérant que les oukases de ces gens-là ! Il faut interdire le pétrole, et en même temps le nucléaire ; interdire les voitures et la pub qu’on en fait ; interdire l’usage de la voiture en solo ; organiser les déplacements des salariés et, donc, interdire ceux qui ne sont pas convenables ; etc.

Une petite virée sur le site de la « Convention citoyenne pour le climat » est très instructive. On y trouve les cinq « thématiques » suivantes : se déplacer, consommer, se loger, produire/travailler, se nourrir. Tout est bien rangé, bien propret, chacune des thématiques se déclinant en objectifs (43 en tout) puis en propositions, les fameuses 149.

Par la grâce d’un logiciel de traitement de texte, on peut facilement analyser le vocabulaire utilisé dans ce document : le résultat est consternant ! « Interdire/interdiction » se rencontrent 195 fois ; 272 fois également pour « obliger », « obligation », « contrainte » ; « limiter », « limitation », plus de 50 fois ; « réduire » et « réduction », 154 fois. Le reste, entre 2 et 14 fois, c’est « taxer », « réguler », « sanctionner ». Le clou du spectacle ? Je vous le livre avec gourmandise, c’est : « inciter par des obligations » (chapitre « Se déplacer ») : gant de velours pour une main de fer : un chef-d’œuvre.

Isabelle Saporta, la compagne de l’écolo en chef Jadot, s’est lâchée, l’autre jour : parlant des nouveaux maires écolos, elle a prévenu : « S’ils ont une idée à la con par jour, on ne va pas s’en sortir. » Elle a raison, mais le message a du mal à passer. Delphine Batho, écolo pure et dure, vient d’avoir une idée de génie : interdire la pub sur les voyages en avion pour une durée de séjour de moins de 15 jours. C’est doublement idiot ! La pub fait vivre des milliers de gens, publicistes et annonceurs, et leur retirer l’échelle pendant qu’ils repeignent le plafond est idiot, surtout en ce moment. Ensuite, la clientèle des voyages pas chers et courts, ceux qui seraient interdits de publicité, ne se recrute pas chez les bobos friqués ; supprimer la part de rêve chez les plus modestes d’entre nous confine à de la maltraitance.

Ces fous furieux ne pourraient-ils pas, une fois, une seule fois, ficher la paix aux braves gens, vous, moi, qui forment 95 % de la population du pays ? « L’ordre écolo règne sur la Gaule » ? Pas question ! Leurs oukases, leurs « incitations obligatoires », leurs délires en tout genre, leurs « idées à la con », qu’ils se les gardent et, comme aurait dit Pompidou, « qu’ils cessent d’emmerder les Français » !

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