Benjamin Cauchy, qui fut un porte-parole des gilets jaunes, aujourd’hui à Debout la France, réagit aux manifestations antiracistes qui se multiplient en France après la mort de George Floyd et l’amalgame qu’on veut faire avec l’affaire Traoré. Selon lui, l’extrême gauche fait de la récupération et il y a une complicité implicite entre Macron et cette extrême gauche.

Vous êtes connu comme étant l’un des premiers leaders des Gilets jaunes.
Selon vous, y a-t-il une convergence entre ceux qui luttent pour rendre juste à et ceux qui luttaient avec un gilet jaune ?

Il y a un amalgame absolument exécrable et à vomir qui est en train d’être réalisé. Au mois de novembre 2018, le mouvement des Gilets Jaunes était un mouvement pacifique. Toutes les catégories socio professionnelles étaient dans la rue pour dénoncer un ras-le-bol fiscal et une injustice sociale, mais en aucun cas pour des problèmes soi-disant racistes dans notre pays.
Le mouvement des Gilets jaunes a été infiltré, sali et dénaturé par l’extrême gauche.
Aujourd’hui, l’extrême gauche tente de se refaire une virginité politique en surfant sur la vague communautariste qui existe aux États-Unis. Ils sont en train de transférer le cas Floyd au cas Traoré et essaient de faire un amalgame. Les Gilets jaunes présents dans la rue uniquement pour casser vont donc profiter de cette situation communautariste pour réexister. Demander une baisse des impôts et demander une égalité de traitement entre les individus, quelle que soit leur couleur de peau, sont deux choses différentes.

Que vous inspire cette mobilisation ?

La police n’est pas raciste. Partout dans notre pays, il y a des racistes. D’ailleurs les premières victimes de racisme dans notre pays sont les chrétiens. Les chrétiens sont victimes des 85 % des profanations des lieux de culte. Lorsque je vois que le président de SOS racisme refuse de soutenir un policier noir accusé de vendu et lorsque je vois qu’il y des manipulations totales, la notion de racisme n’est qu’un outil au service de la gauche et de l’extrême gauche. Ils veulent absolument déstabiliser le pays et faire la révolution. Il faut être extrêmement vigilant. J’ai envie de dire à Traoré et ses amis que s’ils veulent faire du communautarisme, alors qu’ils aillent prendre un aller simple en direction des États-Unis, qu’ils aillent dans des États démocrates et qu’ils nous laissent vivre en paix ! Minneapolis n’est pas Paris.
En France, il faut rassembler toutes les communautés. Le problème n’est pas la couleur de peau ou la religion, le problème c’est se sentir Français ou ne pas se sentir Français.
La seule option pour la gauche et l’extrême gauche de survivre et de subsister politiquement est de faire du machiavélisme de bas étage, en divisant la société plus qu’elle ne l’est. Ils sont donc en train de manipuler des millions de Français immigrés, qui pendant plus d’une trentaine d’années, n’ont jamais été assimilés par la faute de la gauche et de l’extrême gauche.
Il y a deux France. La première cherche à s’en sortir, celle du 17 novembre 2018. Elle a envie d’élever ses enfants, de réussir sa vie, d’acheter son logement, d’être épanouie et heureuse.
La deuxième a l’habitude de fumer son joint au pied de la cage d’escalier. Et parce qu’elle se fait manipuler et réveiller par l’extrême gauche, elle va dans la rue, casse et brûle. On ne lui dit rien et au contraire, les ministres de la République applaudissent.
On sent bel et bien qu’il y a une complicité implicite entre l’extrême gauche et Macron. Macron veut diviser le pays parce qu’il veut exploser l’échiquier politique encore plus qu’il ne l’a fait en 2017 pour tenter de revenir président de la République en 2022.
Il faut que les Français comprennent que Mélenchon n’est rien d’autre que le complice d’Emmanuel Macron. L’extrême gauche et les européistes qui représentent Emmanuel Macron ont le même combat, celui de détruire notre pays.

 

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