Audiovisuel public : Élise Lucet, coriace face à la commission d’enquête
Élise Lucet, figure de l’investigation à France Télévisions, n’a pas été inquiétée lors de son audition où elle a défendu bec et ongles une ligne éditoriale et des méthodes irréprochables.
La présentatrice d’Envoyé spécial et Cash investigation, deux émissions d’investigations phares de France 2, se présentait ce mardi 10 février devant la commission d’enquête parlementaire sur l’audiovisuel public. Difficile de coincer une journaliste qui exerce avec succès sa profession depuis plus de 40 ans. En effet, c'est en 1983 qu'Élise Lucet fait ses premiers pas à France 3.
Est-ce l’expérience du vieux taulier ou la préparation minutieuse de l’audition qui lui a permis de ne pas être bousculée ? Certainement les deux. Le Parisien détaillait, il y a deux jours, le travail considérable que les équipes de France Télévisions, et de l’audiovisuel public plus généralement, fournissent pour préparer les auditions de leurs salariés devant la commission d'enquête afin de fournir avec précision les éléments de langage les mettant à l’abri. Force est de constater que pour ceux qui suivent avec assiduité, notamment grâce à Boulevard Voltaire, les travaux de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public, les propos des personnes auditionnées évoluent, ces dernières semaines. Ils sont plus vagues et plus lisses, moins interprétables, moins attaquables. À grand renfort d’entraînements et de leçons de communication — et l’effet de surprise passé face aux questions du rapporteur Charles Alloncle sur la « gabegie » et la situation de « quasi-faillite » de France Télévisions —, l’audiovisuel public ne compte plus se laisser impressionner par le député de l’Hérault. Goliath tente de reprendre le dessus.
« Vous ne vous attaquez pas aux vaches sacrées de la gauche »
Ainsi en est-il pour Élise Lucet. Lorsque le rapporteur lui demande pourquoi ses émissions ne se penchent pas sur les très nombreuses difficultés de l’audiovisuel public que cette commission d'enquête, notamment, a mises en lumière, celle-ci répond qu’elle est bien mal placée pour cela : « Je serais juge et partie et il y aurait l’ombre du soupçon sur ce que je pourrais dire ou faire. » Lorsque le député ciottiste souhaite savoir pourquoi le service public ne se penche pas sur des personnalités, souvent de gauche, liées à des scandales sexuels comme Tariq Ramadan, Olivier Duhamel, Gérard Miller ou Jack Lang, la journaliste de France 2 cite le reportage d’Envoyé spécial réalisé il y a deux ans sur Gérard Miller. « À aucun moment vous ne pouvez nous reprocher de ne pas aborder ces sujets. Si vous pensez qu’on s’interdit des investigations sur ce genre de dossiers, c’est absolument faux », explique Élise Lucet, qui affirme s’intéresser au sujet Epstein-Jack Lang mais, malheureusement semble-t-elle dire, les investigations ont été confiées à l’autre émission de France 2, Complément d’enquête. « Ce serait une dépense inique », répond malicieusement Élise Lucet, qui insiste ainsi sur la bonne gestion des deniers publics.
La députée RN Caroline Parmentier en rajoutera une couche, mais sans succès véritable. « Vous ne vous attaquez pas aux vaches sacrées de la gauche », lui lance la parlementaire mariniste, qui en profite pour citer le salaire que la journaliste, comme désormais toutes les personnes auditionnées, a refusé de délivrer publiquement en début d'audition : « Une militante très cher payée par nos impôts, par les impôts des Français, pour un salaire de 25.000 euros par mois, […] pour des émissions qui coûtent 400.000 euros chacune. » « J’ai un salaire important, parce que j’ai 42 ans de métier », justifiait Elise Lucet, quelques minutes auparavant.
Elise Lucet, est-ce que si vous aviez été moins obsédée par le RN, Marine Le Pen et Jordan Bardella, vous auriez trouvé le temps d’enquêter sur Jack Lang ?
Sa réponse en thread ⤵️ pic.twitter.com/ml6ODGCJ9T— Caroline Parmentier (@Parmentier_RN) February 10, 2026
« Pourquoi cette obsession vis-à-vis de l’Église catholique ? »
L’audition sera émaillée d’une formule, visiblement préparée par la journaliste, pour faire face à la désormais légendaire opiniâtreté de Charles Alloncle : « Peut-être vous ne m’avez pas écoutée. » Le rapporteur évoque, par la suite, la dizaine de reportages réalisée en trois ans sur des sujets impliquant l’Église catholique sans que l’islam ou le judaïsme ne subissent les mêmes enquêtes : « Pourquoi cette obsession vis-à-vis de l’Église catholique, comment expliquer une telle différence de traitement ? » Élise Lucet lui rétorque habilement avoir réalisé, en février 2025, un sujet sur le patrimoine et sa sauvegarde s’intitulant « Les églises en ruine ». Elle affirme s'intéresser à toutes formes de radicalisation, comme le prouve par exemple le reportage d’Envoyé spécial « Fils de djihadiste », réalisé en 2024. « Peut-être que vous avez un prisme », souligne, provocante, Élise Lucet au rapporteur, pour la première fois mis en difficulté dans une audition.
Lorsque celui-ci se demande pourquoi les investigations ne concernent jamais les grands dirigeants de gauche à l’international, faisant allusion à un numéro à charge contre Giorgia Meloni, il se voit répliquer que le numéro d’Envoyé spécial de janvier 2026 portait sur le dirigeant vénézuélien Maduro. « Je comprends que vous n’ayez pas le temps de tout voir, ce n’est pas une critique », explique la journaliste au rapporteur. Droite dans ses bottes et imperturbable. Avec l'impertinence habituelle de ceux qui pensent ne rien avoir à se reprocher.
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65 commentaires
Le camp du » bien » est inattaquable frontalement, toute amorce de critique vous fait verser dans celui du » mal « . Il y faudra une lente érosion.
Je serai curieux de savoir quel salarié de Renault, avec 40 ans d’ancienneté et tout aussi compétent dans son boulot que madame Lucet dans le sien, peut annoncer un salaire de 25 000 Euros ? On a vu les enquêtes de cette « journaliste » tenter désespérément de trouver une faille dans le comportement de Jordan Bardella, mais jamais elle ne s’est intéressée aux magouille de Melenchon et Chikirou… De même qu’elle n’a jamais enquêté sur les casseroles de Jack Lang. C’est seulement maintenant qu’il est à terre qu’elle se tient de se dédouaner en annonçant que son émission va se pencher sur son cas, comme le vautour attend que sa proie soit blessée pour venir se repaitre. On l’a vu, ses « Cash investigation » sont systématiquement à charge quand il s’agit de la droite, et à décharge pour les rares qu’elle a fait sur la gauche… Elle fait des émission a 400 000 Euros ? Ça veut dire que son salaire à lui seul pompe 6,25% % de la facture… Quant à le justifier par ses « immenses responsabilités », le président de la république en a-t-il de moins importantes pour que son salaire soit la moitié de celui de madame Lucet ? Et combien gagne le chef d’Etat-Major des armées responsable, lui, de la sécurité de la France ?
Rejet total de cette femme sophiste dans ses raisonnements et parlant en se mangeant les lèvres
Delphine Ernotte s’est débarrassée des “hommes blancs de plus de 50 ans”. Il serait temps de purger aussi le service public des femmes blanches qui, comme Élise Lucet, n’ont plus 50 ans depuis un bail. A commencer par Ernotte elle-même. On ne récolte que ce que l’on sème.
Bien dit, et cette Lucet est une honte pour les journalistes…….
Charlie et ses anges comprennent qu’on ne va pas se farcir la douairière aussi facilement.
Tant mieux, plus dure sera sa chute
En attendant, elle est coachée, protégée, préparée par les à plat centristes qui lui servent la soupe et profitent de ses restes
Ils sont si nombreux à redouter qu’elle s’effondre
Oncle Charlie, notre Tonton Flingueur fera le boulot
Elle est gènée de dire ce qu’elle perçoit, mais un jour tout se sait. Les indiscrétions viendront de son camp, c’est la jalousie qui domine le monde.
Cette femme est la haine incarnée.
Rien à voir avec l Elise d autre fois ! Un si joli prénom pour une marâtre.
Trop cher payée avec l’argent public même après 40 ans d’activité. Évidemment la soupe est bonne avec l’argent des autres…
Bien sûr
Elle porte le mépris sur son visage, jamais pu l’écouter plus de 5 minutes
42 ans de bons et loyaux services vous comprenez ça mérite un très gros salaire que nous lui versons mais ah oui nous n’avons pas le droit de savoir combien nous lui donnons tous les mois mais de qui se moque t’elle ? nous ne regardons pas ses émissions donc pour beaucoup elle est inutile donc licenciement sans indemnité car nous en avons marre de payer pour ces gauchos islamisés.
La gauche s »accroche comme une bernique à son rocher
Episode IV : Charles Alloncle, un nouvel espoir.
Episode V : Le service public contre attaque.
On attend l’épisode VI avec impatience …
Quelle belle trilogie 100% française !
J’ai vu un extrait de la commission avec C Alloncle et C Parmentier, excellents tous les deux, ils accusaient à juste titre E Lucet d’aller trop loin dans les compléments d’enquête, elle va jusqu’à enquêter devant le domicile des mis en cause dans son « émission », elle a nié pour ensuite oser dire qu’elle n’y allait pas elle même donc ses journalistes le faisaient bel et bien, parfois il harcèlent la femme de ménage, mais jusqu’où vont ils encore aller ?
Ils se donnent le droit de harceler les gens qui ne leur plaisent pas, elle a limite menti à la commission mais les deux n’ont pas laissé faire
Et bien sur , comme les autres, a refusé de dévoiler son salaire que nous payons pourtant….
De mauvaise foi, suffisante, méprisante, il serait interessant de faire une enquête sur cette journaliste sur la justification de ses revenus et avantages en nature dont elle bénéficierait en procédant de la même façon lors de ses reportages comme « cash investigation ».
42 ans de travail, eh alors, journaliste de renom, eh alors, ne justifie pas un salaire mirobolant !
cette femme est sans foi niloi
J’ai un rejet épidermique.
Espérons que l’entraînement qu’elle a reçu pour son audition devant la Commission ne se révélera pas trop coûteux vu l’endettement de France Télévisions. Ce serait un comble.