nous a habitués aux choix malencontreux, aux erreurs de casting. Au fait, où est notre chère Sibeth, si distrayante ?

À l’homme à la barbe blanche d’un côté, noire de l’autre (quoi de plus dans l’air du temps ?), a succédé . Aux yeux de tous, la nomination de ce haut fonctionnaire, peu connu, comme chef du gouvernement signifiait que le Président avait trouvé un docile pour assurer sa réélection qui, manifestement, l’obsède.

Annonçant son discours de politique générale à une date antérieure au 14 juillet, le nouveau promu s’est vu sèchement démenti par l’Élysée : il faudra attendre d’avoir entendu la parole présidentielle avant de s’exprimer devant les parlementaires. Paf, silence dans les rangs ! « Je suis votre chef », comme Macron avait osé le dire à nos généraux, lui qui n’a jamais fait de service militaire (merci Chirac !).

Oui, mais voilà, comme le train, un Castex peut en cacher un autre.

Dans la foulée de son énième bla-bla présidentiel qui n’a convaincu que Brigitte ou presque, notre Président annonce qu’il va rendre obligatoire le port du masque dans les lieux ouverts au public à compter du premier août. Personne ne comprend qu’entre le quinze juillet et le premier août, il faille laisser une éventuelle croissance, exponentielle, du virus se propager. Imagine-t-on un chef de guerre annoncer une contre-attaque dans quinze jours ?

Et et… Castex est arrivé ! Et, sans se presser, il a corrigé le message brouillé présidentiel et a démenti la date du premier août qui avait plongé mon chauffagiste dans un abîme de perplexité.

Bis repetita. Envisageant, dans son même bla-bla, l’éventualité de « décaler un peu, pour les plus fortunés d’entre nous, la suppression de la taxe d’habitation », notre roi du « en même temps » avait à nouveau semé le trouble.

Et et… Castex est arrivé ! Sur France 2, il a réaffirmé maintenir le calendrier de la suppression de la taxe d’habitation pour les 20 % les plus riches, prévue en 2023. « On va continuer sur le même rythme. Donc, la suppression de la taxe d’habitation suivant le calendrier sera maintenue. » « La taxe d’habitation, c’est un impôt qui baisse. La question a pu être évoquée de savoir si on décalait un peu le rythme », a-t-il finement ajouté. Rires en sourdine. « Nous ne pensons pas que le recours à l’arme fiscale soit un bon outil pour gérer la crise, qu’augmenter les impôts soit une bonne formule. » Sous-entendu, moi je pense ?

Tout cela nous change des Le Gendre si intelligents que totalement incompris du commun des électeurs.

Jean Castex se définit comme un gaulliste social. Ce très haut fonctionnaire préoccupé d’abord par le bien public, comme cela devrait toujours être, ne vise aucune réélection.

Alors, rectifie-t-il les nombreuses erreurs de Macron ? Lui trace-t-il le bon chemin pour sa réélection ? Ou bien est-il, simplement, contraint de mettre en lumière les insuffisances de son maître ?

19 juillet 2020

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