Antibes : 9 ans et déjà délinquants, trois enfants interpellés suite à un incendie
Un incendie s’est déclaré dans le sous-sol de deux immeubles, le mardi 19 mai, aux alentours de 19h30, en plein centre-ville de la commune d’Antibes. Alertés par des habitants de la résidence, les pompiers sont intervenus rapidement pour stopper le feu. Bilan de la soirée : une voiture et deux scooters ont été entièrement détruits, tandis que plusieurs autres véhicules ont été endommagés mais, surtout, des dizaines de personnes ont été évacuées et un homme de 68 ans a été transporté en urgence à l’hôpital et se trouvait, le soir des faits, dans un état grave.
Cette histoire n’est cependant pas seulement l’histoire d’un départ de feu dans le parking d’un immeuble. L’incendie est criminel et il est l'œuvre de trois incendiaires âgés de 8 à 9 ans. Les trois enfants ont avoué les faits après leur interpellation mais, du fait de leur jeune âge, ils n’ont pas été placés en garde à vue. Ils seront convoqués ultérieurement pour répondre de leurs actes, mais quoi qu’il en soit, ils ne seront pas condamnés à de la prison ou à une quelconque peine pénale.
Un délit, pas de peine
D’aucuns diront qu’ils ne savaient pas ce qu’ils faisaient ou que tous les enfants font des bêtises. C’est une façon de voir les choses. D’autres se demanderont ce que faisaient trois enfants de moins de dix ans, sans surveillance, dans le sous-sol d’un immeuble à 19h30. Les plus pessimistes, eux, se poseront la question de savoir ce que feront ces trois enfants à 15 ou 20 ans si, déjà, à 9 ans, ils brûlent des véhicules.
Ce sera sans doute pire. Le Service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI) le démontre dans un dossier nommé Insécurité et Délinquance. Selon l’âge, les délinquants ne commettent pas les mêmes crimes ou délits et, plus ils prennent de la bouteille, plus les méfaits commis sont graves. Les derniers chiffres publiés et datant de 2024 montrent qu’à de rares exceptions près, les enfants de moins de 13 ans ne sont pas mis en cause dans des affaires d’homicide, de vols avec ou sans arme, de cambriolage, de trafic de stupéfiants ou encore de fraudes. En revanche, passé 13 ans, c’est la débandade, les adolescents deviennent intenables. Alors qu’ils représentent 6 % de la population, les 13-17 ans sont impliqués, à plus de 30 %, dans les vols violents avec ou sans arme, à 28 % dans les vols de véhicules, à 19 % dans les affaires de consommation de stupéfiants ainsi que celles de dégradation, à 21 % dans les viols et tentatives de viols.
Pas de peine, des délits
C’est encore pire après 17 ans. La part des mis en cause de 18 à 29 ans enregistrée par la police et la gendarmerie nationales est tout bonnement effrayante. Dans tous les domaines, ils représentent au moins un quart des auteurs, quand ce n’est pas la moitié, ou plus, dans les catégories destruction volontaire, trafic de stupéfiants, vols d’accessoires sur véhicules et vols de véhicules.
La délinquance augmente avec l’âge, c’est un fait. Un fait qui interroge sur la réponse pénale apportée pour les crimes et délits commis par les mineurs. Puisque les enfants s'affranchissent plus tôt de l’autorité parentale que par le passé, l’excuse de minorité a-t-elle encore du sens ? Face à ces jeunes et très jeunes délinquants, la Justice est-elle suffisamment dissuasive ? Évidemment, il ne s’agit pas de mettre des enfants de 8 et 9 ans en prison, mais il convient de s’interroger sur les bienfaits de la bienveillance à la française. Un premier délit non puni ne renforce-t-il pas le sentiment d’impunité et n’ouvre-t-il pas la voie à un second ? La question est posée.
Pour ne rien rater
Les plus lus du jour
LES PLUS LUS DU JOUR



































43 commentaires
Pour les mineurs délinquants, les parents doivent trinquer. Et les sanctions contre eux doivent être dissuasives.
Les enfants jouaient avec des allumettes près d’une moto, le feu est parti de là. Le plafond a propagé l’incendie à d’autres véhicules.
Le syndic de copropriété a fait part de son intention de déposer plainte.
Pénalement, et civilement les parents sont responsables…Il y a un homme hospitalisé en urgence absolue…
Les motivations sont différentes : le pyromane va prendre du plaisir tandis que l’incendiaire va mettre le feu par vengeance, ou pour un acte criminel comme brûler une voiture.
S’il est possible de chercher des causes dans l’enfance ou dans les troubles de chacun, il y un déficit au niveau du cerveau, plus précisément des neurotransmetteurs, qui explique une défaillance dans le contrôle et la gestion des émotions.
Tous les cas de pyromanie ne peuvent pas se soigner. Si c’est un profil anti-social, et qu’il n’y a ni remord, ni culpabilité, il n’est pas possible de le soigner.
En revanche, d’autres peuvent prendre conscience, et faire une psychothérapie, où l’on va les amener à mieux gérer leurs émotions et adapter leur comportement à la société dans laquelle ils vivent.
La réussite des thérapies reste rare…
8 ou 9 ans et encore à traîner dehors à 19h30 ? Où sont les parents ?
Ce sont les parents qu’il faut mettre en garde à vue et faire comparaître immédiatement, avec des peines exemplaires.
En effet…
Et surtout il s’agit d’une action criminelle préparée…
Pour que ces petits incendiaires comprennent, les adultes seraient bien aviser de les punir en brûlant leurs jouets et en leur faisant faire le ménage ?
Oui
Punir les parents et trouver une sanction pour les enfants ils savent très bien ce qu’ils font
C’est terrible d’apprendre que les problèmes augmentent à l’adolescence, qu’il y a plus de criminels chez les adultes que chez les enfants.
Une solution c’est de bien surveiller les enfants. Commencer déjà par interdire par conséquent d’en avoir trop.
Avec le progrès, l’intelligence des enfants a augmenté et désormais il n’ont plus d' »excuse »et doivent être condamné comme les adultes. Pas de prison à 8 ans néanmoins ? On ne peut pas imaginer des « prisons maternelles » comme il y a des écoles maternelles quand les parents sont dépassés ?
Penser qu’il y a une autorité parentale c’est raisonner comme un tambour car c’est justement cette absence qui est en cause. On ne s’affranchît pas de quelque chose qui n’existe pas. Et bien sûr les parents s’en sortiront également sans une égratignure.
Ils ne peuvent pas encore payer, l’Etat peut leur consentir un prêt qu’ils rembourseront avec leur salaire, ou leur prestations sociales….
Rien de nouveau. Lors des émeutes de 2005 une institutrice de Lille en cours élémentaire me disait qu’elle avait des élèves qui sentaient l’essence. Ça fait 21 ans …
Naguère 7 ans était considéré comme l’âge de raison. Quelque soit la responsabilité des parents on peut supposer que ces enfants se doutaient que c’est mal de mettre le feu. Si aucune sanction ne suit ils n’auront aucune raison de ne pas récidiver
Délinquants à 9 ans, meurtriers à 15, comme c’est déjà le cas.
Il y a une solution connue de tous ceux qui constatent, subissent, endurent et déplorent mais je la tairai puisque même ici, elle serait écartée.
Alors les atteintes au patrimoine religieux, vous pensez bien que c’est encore moins une priorité.
On devine de quelle sorte de famille sont ces enfants : peu d’espoir de récupérer un centime et … impunité des mômes bien que je ne vois pas quoi faire avec des enfants si jeunes. Les mettre un peu en maison de redressement ? Bof bof en terme d’efficacité : cela pourrait leurs servi de « CV ».
Enfants de la même famille ?
Quid de sévir contre les parents ?
« La question est posée » J’en aurais bien une autre… (peu politiquement correcte)
C’est sûrement des Théo, Kevin et François ! Ou je me trompe ?