[ANIMAUX] Pour Aymeric Caron, qui mange un cochon doit accepter qu’on mange son chien
Dans une publication sur le réseau social X, Aymeric Caron a émis un aphorisme remarquable : « Celui qui mange un cochon doit accepter qu’on mange son chien ou son chat, ou il est incohérent. » Une sortie presque aussi burlesque que son plaidoyer pour les femelles moustiques.
Président du parti Révolution écologique pour le vivant (REV), député siégeant avec les LFI, Aymeric Caron discutait chasse avec François Ruffin — président, lui, du parti Debout ! et député passé de LFI au groupe écologiste. Il a d’abord usé d’un constat banal pour désarmer les pro-chasse : « Une grande partie des animaux n’en mange pas d’autres. » Oui, il y a des omnivores, des frugivores, des insectivores, des carnivores, des herbivores… et même des coprophages. Mais les animaux frugivores ne s’abstiennent pas de chair volontairement, comme un antispéciste. Aymeric Caron s’assoit sur les réalités biologiques des différentes espèces.
L’alimentation ? De l’identité dans l’assiette
Par ailleurs, enchaîne-t-il, « celui qui mange un cochon doit accepter qu’on mange son chien ou son chat, ou il est incohérent ». Nous ne nous placerons pas sur le plan du végétarisme, chacun étant libre de manger de la viande ou pas, suivant ses goûts et ses croyances. Nous nous baserons sur ces réalités qui s’appellent cochon, chien, chat et alimentation. Les civilisations, les cultures se distinguent pas leur langage, leur costume, leurs institutions, leur religion… et leur alimentation : les viandes qu’elles mangent et celles qu’elles ne mangent pas.
À ce sujet — Quel moustique a piqué Aymeric Caron ?
En Asie, on consomme du chien et du chat qu’en Europe on a comme animaux de compagnie. En France, on mange du bœuf qu’en Inde on révère religieusement. Car la religion a parfois son mot à dire : les musulmans ne consomment pas de porc et les juifs religieux respectent les nombreux interdits bibliques du Lévitique. En Afrique, on consomme des « viandes de brousse », espèces qu’en Europe on visite dans les zoos.
Parfois, des impératifs extérieurs viennent perturber les usages. Ainsi, durant le siège de Paris (1870), on mangea du chat, du rat et des animaux du Jardin des Plantes. Une étude récente montre qu’en Corée du Nord, « un marché noir florissant de produits issus d'espèces sauvages a émergé » : du tigre, du léopard, du renard, du chien viverrin… Il s’agit, pour les Nord-Coréens, de ne pas mourir de faim. De telles exceptions confirment les habitus culturels.
La gastronomie, marqueur culturel fort
Ces animaux qu’on mange ou qu’on ne mange pas conditionnent un autre aspect culturel considérable, car l’alimentation est susceptible de devenir gastronomie. Combien celle-ci cisèle les identités ! L’ouvrage du Romain Apicius (Ier siècle) présente des recettes qui dégoûtent l’Européen moderne : la vulve de truie farcie, les saucisses de spondyles (un coquillage), la cuisson du perroquet ou du flamant rose ne font pas rêver. De même, le paon et le cygne étaient consommés au Moyen Âge — c’est le sujet d’un poème tragi-comique des Carmina Burana où un cygne se voit « noir et bien rôti » face à des bouches férocement endentées — ce qui nous paraît étrange, à nous modernes qui voyons en ces animaux des ornements et non des mets.
Cette question d’animaux qu’on mange ou qu’on ne mange pas ne relève pas d’une sensibilité ou d’un choix. Elle est identitaire. Aymeric Caron, lui, s’assied sur les réalités biologiques des espèces et sur les réalités culturelles de l’espèce Homme. Il théorise des sociétés sans particularismes, faites d’hommes sans identité, nomades dans un monde fluide et se nourrissant uniformément de burgers vegan. Or, c’est parce que je suis un Occidental du XXIe siècle, situé et daté, que je peux manger du cochon (du jambon, du filet mignon) tout en refusant fermement, et avec cohérence, que quelqu’un mange mon chien (Kheops) ou mon chat (Croquis). Tout cela est incarné.
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68 commentaires
Absolument incompréhensible : comment se fait-il qu’il y ait encore des gens qui votent pour quelqu’un comme lui ???
Et Monsieur Caron il mange son poisson, son chien ou quoi d’autre???? Il doit etre vegetarien probablement mais les feuilles des arbres parlent egalement , ou je me trompe…..
Et les insectes, M Caron ?
:-)))
Ma mère (qui aurait cent ans si elle n’était pas décédée, trop tôt pour moi) avait, lorsqu’elle était ado un petit cochon apprivoisé qui dormait dans le canapé. Elle allait faire ses courses avec et elle se promenait avec lui, comme je me promène avec mon chien.
Il parait (selon ses dires) que cet animal est très intelligent, très câlin et très propre (il faisait ses besoins comme un chat dans la litière prévue à ce t effet.
Hélas, pendant ses vacances, ses parents (c’était le début de la guerre ou plutôt les prémisses) l’ont fait tué et en ont fait des rillettes , du pâté que ma mère n’a pas pu manger.
le lien affectif avec un animal est difficile à casser et il est alors impossible de le manger, même lorsque l’on a faim.
Je confirme. Après la guerre, j’avais cinq ans et le gardien qui m’accompagnait chaque jour jusqu’à la porte de l’école était notre cochon Isidore, qui retournait ensuite tranquillement chez nous. Mais l’époque était dure (tickets de rationnement) et lui aussi a mal fini…
Vo souvenirs me font penser au magnifique film « Babe », l’histoire, en Australie d’un petit cochon remplissant le travail d’un chien de troupeau. Maintenant, au dela du sentimentalisme, dans le cochon tout est bon….et il ne fait l’objet ni de l’abattage halal ou kasher….ce qui n’est pas le cas des autres animaux comestibles….les chiens, a Singapour, mais eleves specialement pour cela..(pour information).
A Cayron a décidément du gruyère à la place du cerceau. Il est irrécupérable.
Vous vous trompez. Lorsque la faim atteint un certain niveau, le cannibalisme est envisagé. Manger son enfant!…Une amie russe de St. Petersboug (Leningrad) nous a raconté que pendant l’horrible siège, la voisine voulait toujours la garder quand sa mère sortait pour essayer de trouver quelque chose à manger… sa mère a toujours refusé car la voisine regardait le nourrisson avec des yeux…affamés. elle voulait la manger! Histoire véridique de cannibalisme à Léningrad comme dans toute la Russie sous Staline. La maladie de Kreutzfeld Jakob (maladie de la vache folle) vient du fait que l’on a fait manger de la viande aux vaches (farines animales). Ce sont des ruminants!…
PFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFF Soupir exaspéré
En attendant qu’il vienne toucher à mes chats, je préfère ne pas dire comment il finirait ….
Pourquoi donner du crédit à ces gens en en parlant alors qu’il vaudrait mieux les ignorer
Avez vous pensé à ces pauvres huitres . . .
Et le cri des carottes qu’on enlève de terre, quelle douleur
outre le peuple de la mer, il ne faut pas oublier les plantes qui elles aussi ressentent de grandes souffrance !!!!. Jusqu’où ira ce pauvre Caron pour rester dans la lumière de l actualité? Il est prêt pour devenir un ermite qui ne vit que de l’air du temps ou un pur esprit
un bouffon au sens premier du terme…
L’administration d’ Aymeric Caron et de ses congénères de LFI pour la Chine et son régime va jusqu’à vouloir adopter leurs coutumes alimentaires.
La seule chose qui donne un idée de l’infini c’est la connerie humaine.
« La connerie c’est comme la salade entre les dents ,tant que tu fermes ta g….,ça ne se voit pas » ..S’il pouvait faire sienne de cette maxime !!!!
Au final, si on a faim, toute bestiole est bonne, bien cuite et avec un peu de sel, ha ha.
Proposons lui…les moustiques !
Aux Seychelles, on mange des chauve-souris, et c’est d’ailleurs très bon. Les Asiatiques mangent des insectes et…des chiens jaunes, certaines tribus d’Amazonie, des tarentules etc…À chacun sa…gastronomie!…
Il humanise son chien, pas les escargots, les tarentules, les insectes….Pur produit de sa culture, ce qu’il voit, ce qu’il sait, ce qu’il a appris, ce qu’il vit, ce qu’il veut. Incapable d’imaginer autre chose que lui et son périmètre
Hi Hi… avez-vous déjà entendu le cri de la carotte que l’on râpe, de la pomme de terre que l’on épluche ou du poireau que l’on jette dans l’eau bouillante?…À Brest, il parait que les habitants vont bientôt pouvoir manger des « surmulots » qui remontent en masse du bas de la ville depuis les travaux du 2ème tram!… Il parait qu’ils envahissent tout le haut de la ville…Mais ce n’est pas grave, il y a déjà un…téléférique… et bientôt le 2ème tram…et… des taxes foncières… La vie est belle en Bretagne…Mais il y aura toujours des supers élevages de cochons. « Pourvu que ça dure » disait la mère de Napoléon…
Ça ce sont des réflexions imbéciles de gens qui n’ont jamais eu faim. Des gens qui ignorent ce que fut par exemple le siège de Paris en 1870 quand les habitants mangeaient du rat … tout ce qu’ils pouvaient trouver. Aymeric Caron fait partie de ces enfants gâtés avec le ventre plein.
Et bientôt : « Tu aimes ta grand-mère? Tu en veux encore un bout? » Excusez-moi pour cet humour complètement sordide…
Humour cannibale ….