[L’ÉTÉ BV] Alexis Kohler : le grognard de Macron se fait la malle
Cet article a été publié le 28/03/2025.
« Par décret du président de la République en date du 11 juillet 2025, pris sur le rapport du Premier ministre et des ministres et visé pour son exécution par le grand chancelier de la Légion d'honneur, vu la déclaration du conseil de l'ordre portant que les présentes nominations sont faites en conformité des lois, décrets et règlements en vigueur, et notamment de l'article R. 17 du Code de la Légion d'honneur, de la Médaille militaire et de l'ordre national du Mérite, le Conseil des ministres entendu », Alexis Kohler a été nommé, pour prendre rang à compter de la date de réception, directement au grade d'officier de la Légion d'honneur.
À 52 ans, il est temps de passer à autre chose. Celui à qui l’on tresse une couronne de lauriers, ce « grand serviteur de l’État », comme le décrivent Bruno Le Maire et Gabriel Attal, prend la poudre d’escampette. N’est pas Richelieu qui veut. Alexis Kohler, secrétaire général de l'Élysée depuis huit ans, certainement attiré par une profession plus lucrative après avoir pris son quota d’adrénaline au cœur du pouvoir, s’envole pour la banque. Il doit devenir, en juin, directeur général adjoint de la Société générale. Comique, pour un homme qui laisse un pays lesté d'une dette publique de 3.228,4 milliards d'euros, soit 1.000 milliards de plus qu’à son arrivée, en 2017.
Un acteur incontournable de la Macronie
Alexis Kohler était un proche du chef de l’État ; très proche, au point d’être, avec Brigitte Macron, le conseiller le plus précieux du président de la République. Il est de tous les coups. Ami d’Édouard Philippe depuis Sciences Po Paris, c’est lui qui œuvre à sa nomination à Matignon. Impliqué dans l’affaire Benalla - cet ancien chargé de mission à l'Élysée, filmé en train de frapper des manifestants -, il lui est reproché d’avoir caché une partie de la vérité. Son audition musclée au Sénat, à l’époque, lui avait laissé un mauvais souvenir. Il faut dire que les conseillers de l’ombre se brûlent, au soleil. À tel point que le mois dernier, il refusait de se rendre à la convocation de la commission d’enquête parlementaire sur le dérapage des comptes publics dirigée par le député LFI Éric Coquerel. En toute impunité. Au même titre que, d’après nos confrères du Figaro, il aurait refusé un poste à la tête d’une grande entreprise publique pour éviter d’avoir à rendre des comptes. Deux affaires suffisent. Mis en examen pour prise illégale d’intérêts pour avoir participé, comme haut fonctionnaire, à des décisions relatives à l’armateur MSC, il est également visé par une enquête du parquet national financier pour des soupçons de « trafic d'influence » autour de la fusion Veolia-Suez.
L’homme a sa part de responsabilité dans tous les fiascos qui ont ponctué l’ère Macron, de la crise des gilets jaunes à la gestion du Covid-19 en passant par la dissolution de juin 2024. En somme, nous lui devons l’inertie et l’aggravation de la situation du pays sur tous les plans : migratoire, économique et sociétal.
Les copains d'abord
Celui qui fut aussi directeur de cabinet d’Emmanuel Macron, à Bercy, suit la route de ses petits camarades qui étaient à l’initiative de l’ascension fulgurante de leur poulain jusqu’à la présidence de la République. Pantouflage, reconversion, recyclage : appelez ça comme vous voulez. Il y a ceux qui, comme Richard Ferrand au Conseil constitutionnel ou Clément Beaune au haut-commissariat au Plan, ont trouvé une place au chaud dans les planques de la République. Ceux qui sont recasés à l’Europe, comme Nathalie Loiseau, eurodéputée, ou Stéphane Séjourné, commissaire européen. Puis ceux qui virent de bord, cap sur le privé. Sibeth Ndiaye, ancienne porte-parole du gouvernement, travaille désormais chez Adecco comme secrétaire générale. L’ancien ministre du Logement Julien Denormandie travaille chez Sweep, une entreprise écolo, tout en étant conseiller dans la finance chez RAISE.
Christophe Castaner, l’ancien ministre de l’Intérieur, est en poste chez le géant chinois de la nippe à la mode Shein. L’ancienne secrétaire d’État Brune Poirson a, quant à elle, trouvé refuge chez Accor. La carte de visite macroniste, symbole de réseaux touffus dans les sphères du pouvoir, ouvre des portes.
Si, comme les observateurs le disent, le duo Macron-Kohler a gouverné la France, alors la responsabilité de l’un et l’autre est engagée. Ce recyclage d’un des plus hauts fonctionnaires de l’État dans le monde de la banque laisse un goût amer aux Français. Le sentiment de voir un enfant bouder, désormais, le jouet qu’il a cassé.
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147 commentaires
Que de « personnages » que j’avais oubliés tant il sont passés quasi inaperçus (pour les meilleurs) dans les arcanes du pouvoir politico-financier. Il y en a même qui se permettent de refuser de comparaître devant les Députés ou le Sénat. Leurs traces laissées dans l’Histoire s’inscriront en creux !
grognard?
c’est lui faire trop d’honneur
Et macron ,on peut pas comparer ça à Napoléon
Je change de banque ,c’est pas compliqué.
Je plains la banque qui va le recruter !
J’espère qu’au prochain gouvernement, tous ces recasés seront virés manu militari ! Y compris du conseil constitutionnel, blocage des carrières des magistrats judiciaires ou administratifs et suppression des syndicats dans la magistrature ! Une sorte de gouvernement à la « Milei » !
Un abus de pouvoir inadmissible utilisé par le gouvernement qu’il faudra poursuivre pénalement
Ils ruinent la France et se recasent dans les institutions bancaires. Une médaille pour services rendus ?
la ripoublique des copains mais aussi et surtout des coquins.
cette habitude française de recaser les copains , ce nepotisme suranné et lamentable est bien ancré dans les moeurs politicardes de ce pays. c’est totalement insupportable et lamentable:ce sont des methodes de republique bananiere.de plus que ce type se sente au dessus es lois et refuse de se rendre à une convocation obligatoire des chambres est inadmissible et devrait etre durement sanctionne. ce type a des comptes à rendre et on aurait du le trainer par la force devant les commissions. encore un lamentable exemple de ces petits marquis qui se croient les maîtres. ils rendront des comptes et ce ne sera que justice
Ces cliques sont décidément des cadeaux… très très empoisonnés.
Tant que macron sera au pouvoir il est protégé, ensuite on lui souhaite une suite judiciaire qui fera passer celle de Fillon on Sarkozy, pour une peccadille.
absolument
« capitalisme » (sic) de connivence ! Ne crée absolument aucune richesse. Système de prédation.
Fascinant et désespérant de constater la disparition de l’éthique et des principes moraux !
Ces individus ne sont en aucune façon, de grands « serviteurs de l’Etat « !
en parfait accord avec vous. lamentable et inadmissible
La banque pour les macronistes et la cour des comptes pour les socialistes, sans oublier les ONG pour nos délicieuses écologistes.
Et cette malle, est-elle plus pleine après son apparition en macronie qu’avant ?….Les rats quittent le navire après s’être enrichis sur le dos des français, sans que les juges y aient trouvé à redire, comme pour Mr Fillon, et vont maintenant mettre, toujours plus, en application le fruit de leur expérience scélérate et de leurs entourloupes au service de toujours plus d’enrichissement et de pouvoir au détriment des autres, et garantie, en toute impunité. Dans les banques, bien entendu ! Merci la politique dite libérale ! Mais pas pour tous ! Ce système né de et avec la canaille, ne sert uniquement que la canaille !
Nouveau slogan de la société générale : « Une banque qui vous évitera la faillite »
Sachant maintenant dans quelle banque il a été recasé SG je crois que je vais enlever mon compte chez eux, Tous les proches de Macron fuient les poches pleines
Alexis Kohler n’a pas été sanctionné par ces malfrats déguisés en juges et dont il est urgent de se débarrasser., tant leurs jugements sont falsifiés par leur détestable idéodémonologie.
La suppression des parlements par la révolution est la meilleure des choses.
Les juges du syndicat de la magistrature sont la caste haïssable qui nous mène au précipice et le « jugement » sur l’arrêt de l’autoroute A 69 est est le dernier exemple.