La laïcité à géométrie variable de l’université de Caen
L’université de Caen vient de demander à l’UNI (syndicat étudiant de droite) de retirer le crucifix de son local au nom de la laïcité. La demande aurait pu être recevable, mais elle interroge en raison de locaux attribués à l’association des Étudiants musulmans de France (EMF), qui a pour habitude d’organiser des ruptures de jeûne (iftar), des formations religieuses et des soirées eid dans les locaux du campus. L’association a également collaboré avec une autre association, Humani’terre, accusée de blanchiment d’argent à des visées de financement du terrorisme.
✝️ L’université de Caen a demandé à l’UNI de retirer le crucifix de son local au nom de la laïcité. Mais dans le même temps, elle attribue des locaux à une association islamique qui y organise prières, ruptures du jeûne et soirées Eid.
Ce deux poids, deux mesures est… pic.twitter.com/24VdjdVBKo
— UNI (@droiteuniv) June 15, 2026
Lorsque l’on se rend sur le compte Instagram des Étudiants musulmans de France (EMF), on peut voir des posts de l’association invitant les membres à une soirée sur le thème « Comment bien vivre son ramadan en tant qu’étudiant ». Des vidéos de ladite soirée montrent bel et bien des étudiantes voilées dans les locaux du campus universitaire. En outre, le site Internet des EMF explique, sur sa page d’accueil, vouloir « normaliser la présence musulmane en France ». Pourtant, c'est la croix qui pose problème : « Ce symbole chrétien n’aurait pas sa place dans les locaux de l’UNI », selon l’université de Caen.
La demande de la retirer surprend également en raison du caractère discret de l’objet en question. « C'est une croix qui n'est pas très imposante, explique Rubens Strachan, délégué national de l’UNI joint par BV. C'est vraiment un objet assez discret. Mais ce qui est le plus surprenant, c'est le fait qu'on reçoit par mail une demande pour retirer cette croix qui est dans le local, donc qui n'est pas visible pour tous les étudiants. ». Alors que, répétons-le, les soirées organisées par les EMF ne posent aucun problème à la direction. « Il n'y a pas à y avoir de salles de prière dans les universités, tout comme des ruptures de jeûne. De tels événements n'ont rien à faire dans les locaux de l'université », tranche Rubens Strachan. Aussi dénonce-t-il « un deux poids deux mesures absolument inacceptable ».
Une organisation proche des Frères musulmans
Rubens Strachan pointe également le cas des Étudiants musulmans de France, qu’il décrit comme « intégrés dans un réseau d’associations proches des Frères musulmans ». Une accusation régulièrement formulée à l’encontre de l’organisation par plusieurs responsables politiques et observateurs du communautarisme islamiste. Malgré cela, l’association continue pourtant de bénéficier de locaux universitaires et d’y organiser des événements liés au culte musulman.
🕌 L’université de Caen applique une laïcité à deux vitesses.
✝️ D’un côté, elle demande à l’UNI de retirer un simple crucifix de son local. De l’autre, elle laisse une association islamiste organiser prières collectives, ruptures du jeûne et soirées Eid dans ses propres murs,… pic.twitter.com/TdPiSw3j1D
— UNI (@droiteuniv) June 15, 2026
Le syndicat étudiant affirme avoir sollicité la direction de l’université afin d’obtenir des précisions sur les critères retenus pour déterminer ce qui constitue, ou non, une atteinte au principe de laïcité. Pour le moment, l'UNI affirme n'avoir eu aucun retour. Une absence de réponse qui traduit une forme de malaise de la part de l’administration universitaire ? Une preuve supplémentaire de la complaisance de l'Université française vis-à-vis d’associations musulmanes ? Rubens Strachan prévient : « Nous ne retirerons pas la croix tant que l’université permettra à une association qui organise des événements religieux de conserver un local sur le campus. »
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60 commentaires
Position parfaitement légitime de l’UNI. Il va être interessant de voir ce que va lui répondre l’administration universitaire. Si elle maintient sa position, les contorsions qu’il va lui falloir inventer pour la justifier vont être à examiner de près !
Il est dommage que Boulevard Voltaire ne considère le christianisme qu’à travers le catholicisme.
Une croix n’est pas un crucifix. La croix est reconnue par tous les chrétiens, pas le crucifix.
Ceci étant je partage l’indignation de l’UNI et de tous les étudiants non musulmans ou mécréans contre cette attitude de l’Université de Caen qui tombe le masque et révèle sa soumission à l’islam conquérant.
Je suis athée mais la France est et restera d’origine chrétienne.