Guerre en Iran : qui perd gagne ?
À l‘heure du Nouvel An persan (la fête de Norouz[1]), après trois semaines de bombardements ciblés américains et israéliens, la population iranienne ne sait toujours pas si elle sera libérée, un jour, du joug des mollah… Plusieurs signes, toutefois, commencent à apparaître
Chacun semble gagner
Ce qui semble très rare dans une guerre, après trois semaines d’hostilités ouvertes, c’est que chacun dit avoir gagné. Mojtaba Khamenei, vendredi soir, la veille du Nouvel An persan et de la fête de l’aïd el-fitr, célébrée chez les chiites un jour plus tard que chez les sunnites, a célébré la victoire en proclamant que « l’Iran a porté un coup vertigineux à ses ennemis »… Bien sûr, on n’a toujours ni vu ni entendu le Guide suprême physiquement et d’aucuns prétendent que son discours tiendrait presque de l’intelligence artificielle. En attendant, les structures de la dictature religieuse chiite iranienne semblent tenir bon, même si Mojtaba Khamenei reste invisible et inaudible et si le gouvernement a envoyé à la potence trois des jeunes arrêtés en janvier, dont un champion de lutte de 19 ans.
Du côté du président Trump, ce sont également les mêmes communiqués de victoire qui prévalent et excluent, à ce titre, « tout cessez-le-feu avec l’Iran ». Aujourd’hui, les autorités américaines prennent leurs dispositions en vue de poursuivre la guerre sans pour autant trop influencer l’économie mondiale. Certes, le détroit d’Ormuz est fermé depuis une quinzaine de jours dans la mesure où les Gardiens de la révolution ne laissent passer les navires pétroliers et les porte-conteneurs qu’au cas par cas. Ainsi, samedi matin, ils étaient même prêts à négocier avec les autorités japonaises pour que ces derniers continuent à bénéficier des navires tanker en provenance du Golfe et transitant par Ormuz.
Alors, qui croire ?
D’un côté, les Américains et les Israéliens n’ont toujours pas fixé de limites temporelles à leurs opérations ; de l'autre, les autorités iraniennes font comme si elles conservaient l’initiative, notamment celle de frapper quand elles le veulent et où elles le désirent les objectifs souvent économiques partout dans le Moyen-Orient et pas seulement en Israël. L’élargissement de la zone de conflictualité semble profiter aux mollahs dans la mesure où cet élargissement multiplie les protagonistes passifs de cette guerre qui, à terme, pourront faire pression, selon leurs calculs, sur les agresseurs israéliens et américains. Les Européens dans leur ensemble continuent à considérer que « cette guerre n’est pas leur guerre », pour reprendre les mots du Président Macron, au premier jour du conflit et jeudi dernier, à Bruxelles. À ce jour, seul le petit Danemark a « fermé temporairement » son ambassade à Téhéran « face à l’augmentation des tensions ». Le drapeau avec le lion impérial d’avant la révolution aurait été hissé sur l'ambassade d'Iran au Danemark[2]. L’Union européenne, qui a pourtant depuis peu désigné les Gardiens de la révolution comme étant « un mouvement terroriste », continue dans son ensemble à conserver des relations diplomatiques avec le gouvernement des mollahs qui donne des ordres à ce mouvement terroriste. Comprenne qui pourra ! Ainsi, il semblerait que ce gouvernement religieux mortifère ait réussi là où le président Poutine avait échoué, c’est-à-dire à dissocier les Européens des Américains dont le président n’hésite pas à traiter ses alliés de l’OTAN de « lâches », suite à leur réponse négative quant à leur participation à une opération d’ouverture du détroit d’Ormuz.
Comment forcer le détroit d’Ormuz ?
Rouvrir de vive force le détroit d’Ormuz n’est pas une promenade militaire ou plutôt navale. Cette opération amphibie, plus que purement navale, nécessite de mettre des forces terrestres à terre sur le rivage iranien. Les Américains s’y préparent, notamment avec leurs alliés britanniques, dont une délégation de Royal Marines se trouverait actuellement à Tampa, en Floride, au quartier général du Commandement central des États-Unis (CENTCOM) afin de planifier une opération dans la région. Cette brillante unité, dont la fête d’armes est Trafalgar et qui dépend de la Royal Navy, préparerait ainsi une opération sur le détroit d’Ormuz. Ce ne serait qu’un retour aux sources, car les Britanniques avaient déjà réalisé une telle opération, en août 1941, pour s’assurer que les Soviétiques puissent bénéficier du pétrole iranien lors des débuts difficiles, pour eux, de l’opération Barbarossa, offensive allemande sur la Russie débutée deux mois plus tôt. Certes, six à sept pays européens auraient accepté d’escorter des navires commerciaux sur le détroit d’Ormuz, mais seulement une fois la situation « stabilisée », donc après les hostilités. C’est un peu comme la coalition des volontaires en Ukraine : pas d’hommes sur le terrain tant que la guerre continue. En attendant, ce sont les Ukrainiens qui se battent et qui perdent des combattants, un peu comme actuellement en Iran : ce sont les Américains et les Israéliens qui se battent et ce sont les Européens qui les regardent.
Alors, qu’en penser, aujourd’hui ? Le gouvernement des mollahs est toujours en place et la révolte de la population iranienne contre les dictateurs religieux n’a toujours pas eu lieu. À terme, on pourrait donc considérer que Khamenei et ses comparses ont mis en œuvre la célèbre devise « Être et durer » en faisant le dos rond aux bombardements ciblés et très efficaces des aviations américaine et israélienne. De leur côté, ces derniers acheminent des renforts terrestres, notamment par voie maritime, avec peut-être une participation britannique, même symbolique, qui pourraient matérialiser sur le théâtre des opérations une victoire… Mais ceci est une autre histoire à suivre dans les prochaines semaines. N’oublions pas, toutefois, dans ce Moyen-Orient compliqué, que le colonel Nasser avait réussi à transformer une défaite militaire sur le terrain, à Suez, en victoire diplomatique qui avait forcé les Français et les Britanniques à replier leurs forces piteusement, sous la pression des Soviétiques et des Américains. En contrepartie, Nasser avait dû rouvrir, en mars 1957, le canal de Suez, fermé depuis octobre 1956 et nationalisé quelques mois auparavant, le 26 juillet 1956. Les Britanniques s’en souviennent mais, visiblement, pas nous.
[1] Fête qui remonte à 3.000 ans en Iran et qui a des origines zoroastriennes.
[2] Ce changement de drapeau sur l’ambassade iranienne au Danemark serait survenu jeudi, temporairement, suite à la défection d’un diplomate iranien à Copenhague.
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67 commentaires
Trump déclare repousser de cinq jours son ultimatum à Téhéran de libérer le détroit d’Ormuz, et aurait décidé de négocier. Prenons pour simple hypothèse que ce soit le cas.
A moins qu’il ne soit entretemps éliminé par Israël, le interlocuteur iranien le plus indiqué serait, de loin à mon sens, Abbas ARAGHTCHI, l’actuel ministre des affaires étrangères depuis août 2024. Ce diplomate est un spécialiste de la question nucléaire car c’est lui qui, en tant que vice-ministre des AE, a négocié le retour de l’Iran et des USA dans le traité nucléaire JCPoA de Vienne déchiré unilatéralement en mai 2918 par Trump suite à sa promesse de 2016 à l’AIPAC. C’est également Araghtchi qui est chargé depuis avril 2025 de discuter sur la question de l’atome avec les Etats-Unis.
J’ai toutefois de gros doutes sur la volonté du fantasque Trump de parvenir à un accord. J’ai plutôt le sentiment qu’il veut gagner quelques jours (se ménager un répit), le temps que ses deux Groupes Amphibies arrivent au Moyen-Orient dans la perspective d’une ATTAQUE AU SOL. Ces forces US comprennent les 2.500 Marines de la 11th Marine Expeditionary Unit (MEU) centré autour du groupe naval d’assaut et débarquement du porte-hélicos l’USS Boxer (LHD-4) venant de la côte Ouest des Etats-Unis, ainsi que 2.500 autres Marines du groupe amphibie articulé au tour de l’USS Tripoli (LHA-7) basé à Okinoawa (Japon). Ces unités de Marines seraient appuyées par les parachutistes de la célèbre 82th Airborne Division de Fort Bragg, Caroline du Nord, laquelle a été mise en alerte opérationnelle. Le tout constituerait une force d’assaut d’environ 8.000 hommes.
J’espère me tromper, et qu’on puisse sortir de cette agression américano-israélienne par la diplomatie. Mais c’est sans doute du rêve et croire au père Noël.
Le brejnev de Suez sera peut -être le Trump 2026 pour l’Iran?
Trump vient d’annoncer que des accords sérieux sont en cours « avec des dirigeants » iraniens, qui vont mettre fin rapidement à la guerre. On imagine la colère sauvage d’Israël et de ses amis.
La bourse qui perdait 3% ce matin en a regagné 5 dès que fut connue cette déclaration.
Esbrouffe, vrais pourparlers ou besoin « domestique » d’arrêter la guerre?
Passage de « témoin » et de moyens à Tsahal? Nous saurons bientôt.
QUI PERD GAGNE ?
——– QUI PERD ? Ce sont les 175 civils iraniens qui ont perdu la vie le 28 février 2026 à cause d’une frappe de missile sur l’école primaire mixte Shajareh Tayyebeh dans la commune de Minab, province du Hormozgan du détroit d’Ormuz. Parmi ces victimes sans intérêts, au minimum 110 enfants de 7 à 12 ans (66 garçons, 54 fillettes) qui étaient à n’en pas douter des graines de terroristes chiites antiaméricains.
——- QUI GAGNE ? C’est Donald Trump the Liar qui gagne la désapprobation et le mépris du Monde entier (hormis les pays-liges de la sphère pro-USA) en affirmant en premier lieu que c’est l’Iran qui avait bombardé sa propre population.
Lorsque devant l’évidence des faits le Pentagone a été contraint de reconnaître que ces enfants ont été tués par un Tomahawkh RG109 américain, aucun regret ni excuse de la part de Trump lequel a maintenu son mensonge et que c’était soit l’Iran…soit « un autre pays » ! Sauf qu’en dehors de l’armée des Etats-Unis, seuls le Royaume-Uni et l’Australie sont dotés de ce missile US mais que ces deux pays ne sont pour rien dans ce massacre vu qu’aucun ne participe à cette guerre contre l’Iran.
Cette tuerie résulte d’une mortelle erreur de ciblage du Centcom US qui a utilisé le procédé de l’intelligence artificielle laquelle s’est plantée en incluant cette école dans le périmètre de 12 autres bâtiments voisins du Corps iranien des Gardiens de la Révolution !
Wouah ..! Quelle culture historique confondante …! Mais sans aucun rapport avec la situation actuelle …Nasser avait ete sauve par la menace nucleaire sovietique et la pression d’Eisenhower sur ses affides britaniques…desireux d’acheter la bombe nucleaire americaine .
La seule puissance nefaste a rassurer ici sera le Pakistan qui lui en dispose .Les russes vont relacher leurs aides en renseignements et les Chinois ont deja cesse de fournir l’Iran en materiel de missiles ou de lanceurs .En bon boutiquiers ils ont fait leurs calculs ; le petrole iranien ne represente que 13 % de leurs imoirtations ..celui des monarchies sunnites 80 % !…
En outre ils ont depeches deux ou trois fregates pour obsetver et espionner le dispositif naval americain …et ils savent que ces derniers seront dans 3 mois a court de missiles d’interception …pour se proteger et proteger leur tres cher allie israelien . Devinez qui ne pourra plus rien faire contre l’Armada qui est en train d’encercler Taiwan ?…
Sur le strict plan du pétrole (hors gaz naturel et engrais azotés industriels issus du gaz), l’ASIE est destinataire de 83,8 % de tout le crude oil du Golfe Persique (tous pays confondus), importé par la mer via le détroit d’Ormuz.
L’Europe (dont la France) par ailleurs alimentée par l’oléoduc terrestre Est-Ouest arabe Petroline ne reçoit que 5 % de ce trafic maritime, les Etats-Unis 3,4 % et le reste du Monde hors Asie à peine 7,8 %, ce qui est très peu (16,2 %).
A ce jour, la France n’a aucun problème de DISPONIBILITE de produit, mais il faut savoir que la hausse du prix de vente à la pompe que nous subissons est due à deux facteurs :
——- 1/ A la mondialisation du pétrole, dont celui du Golfe Persique basé sur la cotation du DUBAÏ Crude Oil Platts en hausse.
——- 2/ Nos lourdes taxes intérieures (54 % en TICPE et double TVA). Comprendre : quand le pétrole monte, l’Etat français se frotte les mains et remplit ses caisses sur le dos du consommateur.
Mais sachez que la Chine est peu impactée (disons moins que les autres pays) car le blocage du détroit d’Ormuz n’est pas total mais SELECTIF et PARTIEL. Les Iraniens laissent en effet passer librement les pétroliers, cargos et autres porte-conteneurs à destination de pays qu’ils considèrent comme NON HOSTILES à l’instar de la Chine, de l’Inde et du Pakistan. Le blocus de Téhéran ne s’applique donc pas à ces pays.
Personne !!! Au fait la 3ième prédiction de la Vierge à Fatima ce serait bien pour 2027 ? Il y a 15 ans qu’il aurait fallu mettre ces ayattollas au pas !! Maintenant cela sera très difficile et si tout le monde s’en mêle dans l’inconscience la plus absolue !! Un parti sanguinaire qui a assassiné 30 000 personnes depuis un an , croyez vous qu’il va s’arrêter ils n’ont plus rien à perdre !! Pauvre Perse !! Et s’ils ont un jour la bombe nucléaire imaginez !!
» Les Européens dans leur ensemble continuent à considérer que cette guerre n’est pas leur guerre »
Non ils se retranchent derrière de mièvres considérations pour justifier cet attentisme peureux…
Les Européens s’inquiètent juste pour leur petit appro en pétrole et surtout que les prix à la pompe n’augmentent pas à cause de cette stupide guerre…
La tête dans le sable pour ne pas voir le danger d’un pays extrémiste aux Mollahs totalement ingérables pour qui le grand chaos correspond à un but religieux…
Heureusement que Trump fait le travail, n’en déplaise à nos timorés de service !
Cette guerre était nécessaire. Pendant 47 années on a laissé les mollah tisser la toile maléfique. L’IRAN a caché au monde qu’il travaillait pour le nucléaire, et que leurs missiles pouvaient atteindre l’Europe : aujourd’hui ils sont prêts, donc il faut éradiquer ces mollah qui représentent un DANGER pour le monde entier.
Ils se sont approprié toutes les richesses, volées au peuple Iranien. MOJTABAR est riche de 113 milliards et de multitudes biens immobiliers à Londres, Paris. Il faut réquisitionner et rendre toutes ces richesses au peuple Iranien !
Quelques pays européens, dont la France (bien obligé) prêt d’escorter des navires commerciaux sur le détroit d’Ormuz, mais après les hostilités car cette guerre n’est pas la notre a ce que l’on nous explique, nous on a pas de problème avec le pétrole, qui dit !
En fait, la volonté de faire disparaitre un pays c’est pas un crime contre l’humanité, bien sure que non pour certains et ceux qui y croient n’ont qu’a y aller se mouiller pour nous car faut pas l’oublier c’est une affaire de civilisation, quelle courage avons nous en Europe, c’est pas notre guerre, on ne vas pas aller se mouiller mais attention, on a de belles paroles en cette France si forte, pourtant nous sommes des enfants de Gaza mais bien au chaud en France, Gaza/Palestine/Israël, qu’ils nous disent, quant les citées sortent nous on rentre.
Il semble, de bonne pratique, pour attirer le lecteur, de faire appel à des adages fixés par le bon sens populaire mais ce « qui perd gagne », que l’on a tous mémorisé, semble bien candide face aux réalités…
On peut en effet lui opposer que « le nerf de la guerre » et « le moral des troupes », sont des piliers mieux ancrés.
Ils forment ainsi deux leviers pour dissiper les fumées d’une « guerre », d’appellation mal contrôlée, car le peuple de l’Iran n’est pas en guerre, en étant en parfaite intelligence avec « l’ennemi », dont il salue les bombardements… en allant jusqu’à prier pour une délivrance tant attendue, condamnant sans appel les observateurs douillettement installés dans leurs salons ou salles de presse, près leurs machines à café.
Passons donc en revue qui possède le nerf de la guerre, pour réduire les foyers incandescents des commentaires indécents : depuis le début du second mandat de Trump, le rial iranien s’est effondré face au dollar, pour devenir la monnaie la plus faible et dévaluée du monde durant cette période (-3000 à 3100% depuis début 2025).
Voyons ensuite, pour le moral des troupes, par qui elles sont commandées : Pete Hegseth, 45 ans qui incarne une énorme rupture avec le profil « sage général retraité » ou « politicien chevronné », un profit de leader charismatique, véritable frère d’armes, qui communie avec des troupes ayant enfin une mission correspondant à leurs valeurs : tous se voient combattants pour la liberté, galvanisés par la ferveur du peuple iranien…
Sans argent, sans combattants, qui va gagner : les bookmakers spécialistes des courses truquées, ou les hommes qui sont enrôlés avec le seul mot d’ordre qui vaille : « finish the job » ?
Réponse de très bon niveau cela change !!
Vous tressez des lauriers à Pete Hegseth, le secrétaire à la défense (pardon, à la guerre selon son big boss Trump). Le fait est que pour quelqu’un d’averti, votre panégyrique ne correspond en rien à la réalité de ce type traînant des casseroles mises en exergue par le Congrès des Etats-Unis. Avant de commenter, le mieux est de se renseigner correctement, ce qui n’est pas votre cas.
. Oups pardon : je m’aperçois que vous êtes un intervenant majeur dans les commentaires. Un pourfendeur, prompt à vouloir battre le fer avec tout un chacun, compris Pete Hegseth. Je salue votre bravoure en y apportant une nuance : la courtoisie entre inconnus est un bon chemin pour ne pas dire de bêtise. Je n’ai pas fait l’apologie de Pete Hegseth j’ai suggéré que cet homme soignait le moral de ses troupes : il a connu l’épreuve du feu, parle leur langage, et est ainsi acclamé sur le terrain, car il est un frère d’armes et non un cadre d’état-major. Libre à vous d’être le soldat d’une machine médiatique et politique qui le réduit à ses « casseroles », ses tweets anciens ou ses accords de confidentialité. Mais cela n’annule pas l’expérience et le courage du combat. cet homme a engagé sa peau pour des valeurs qu’il a jugées supérieures à sa propre vie. Si vous n’avez jamais franchi cette ligne, votre devoir minimal est d’avoir de la pudeur : écouter, questionner avec humilité plutôt qu’avec certitude, et surtout ne pas prétendre juger sur un pied d’égalité ceux qui ont déjà payé le prix du sang et ceux qui se moquent d’eux, pour que le spectacle continue, et que les clics s’accumulent.
Bonjour. Mais enfin, « soignait le moral de ses troupes » comme vous dites est le travail normal de tout responsable politique et chef militaire, donc celui de Pete Hegseth, secrétaire à la défonce. Vous parlez d’un homme « acclamé sur le terrain », ce qui se rapporte à une courte vidéo de propagande du Pentagone où il soulève de la fonte entouré de soldats. Libre à vous de l’admirer et de gober cette propagande, pas moi.
Quant à « l’accord confidentiel de Hegseth » que vous évoquez, notez que ce n’est pas de ma faute s’il a payé 50.000 dollars à une femme pour ne pas être poursuivi pour agression sexuelle. Le simple fait de passer à la caisse sans rechigner équivaut aux USA à un « Guilty Plea », et dénote son empressement à mettre la poussière sous le tapis. Quand on est innocent d’une accusation, on n’a rien à cacher, on se défend, on ne cède à aucun chantage et on ne paie rien du tout, non ? Il y a plus grave mais j’en reste là sur l’instant sur ce personnage, à moins que vous n’en rajoutiez.
Vous voulez avoir le dernier mot « à moins que vous n’en rajoutiez »… vous l’avez !
Je n’ai rien à rajouter, votre suffisance m’a suffi.
Le monde n’a plus le choix et doit anéantir définitivement la république des Mollahs où alors c’est elle qui nous anéantira. Les américains et les Israéliens ont le courage de faire le job. Il faut absolument les soutenir dans cette croisade contre le mal absolu. Une fois la république des Mollahs anéantie la pays s’installera rapidement sur le Moyen Orient pour des décennies.
D A C C O R D avec vous : « Les américains et les Israéliens ont le courage de faire le job. Il faut absolument les soutenir dans cette croisade contre le mal absolu. »
Exactement. Malheureusement, on a laissé ces fanatiques de la pire espèce aller si loin qu’ils ont largement dépassé les limites de ce qui est acceptable dans une société civilisée. Il aurait été bien moins coûteux (à tous les égards) de les arrêter dès le début. Aujourd’hui, il faut aller jusqu’au bout, quel qu’en soit le prix, sinon la planète entière courra un grave danger (ce qui est déjà en train de se produire).
Totalement d’accord avec vous !
Lorsque les islamistes prennent le pouvoir, c’est pour toujours. Cela devrait nous faire réfléchir, mais c’est trop nous demander.
Il serait temps de constater que les seuls perdants sont les européens. Comme quoi, l’absence de courage est toujours punie. Et le « principe de précaution » entrainera notre perte.
Y’A COMME UN DEFAUT !
Le 21 juin 2025, les Etats-Unis ont mené d’énormes bombardements aériens et frappes mer-sol (opération Midnight Hammer) sur les principaux trois centres nucléaires iraniens de Fordo, Natanz et Ispahan, accusés d’activités atomiques à des fins militaires. Sur le stock total américain de 20 énormes bombes bunker busters GBU-57 A/B MOP de 12,3 tonnes, les bombardiers furtifs B2 en ont largué 14, dont 12 sur Fordo et 2 sur Natanz, et ce sans compter une avalanche de plus de 100 missiles mer-sol Tomahawk RG109 sur les trois.
A la suite de quoi, l’auto-satisfait Donald Trump, son secrétaire à la défonce Pete Hegseth et le chef d’état-major le général Daniel Caine ont clamé haut et fort que ces raids aériens et frappes navales US ont anéanti (fully obliterated) toutes les installations nucléaires militaires de l’Iran lequel mettrait des années à s’en remettre (oui, oui). A entendre ces mâles cris de victoire, le programme nucléaire iranien avait cessé d’exister et appartenait à un passé désormais révolu.
Dans ces conditions, j’aimerais bien qu’on m’explique le pourquoi de ces deux flagrantes contradictions… illogismes dont personne ne parle dans la presse mainstream française :
— 1/ D’une part pourquoi Trump a-t-il clamé ces derniers jours-ci (soit 8 mois après les frappes de 2025) que « s’il n’avait pas déclenché sa guerre le 28 février 2026, l’Iran était à DEUX SEMAINES d’avoir la bombe atomique qu’il aurait utilisée » ?
— 2/ D’autre part pourquoi l’US Air Force américaine (et aussi l’aviation israélienne qui s’en défend) a-t-elle de nouveau intensément bombardé ce 19 mars 2026 le centre nucléaire de Natanz, alors que celui-ci est censé avoir été totalement détruit (obliterated) et définitivement mis hors d’usage en juin 2025 ?
Comme disait notre national Fernand Raynaud « Y’a comme un défaut », non ?
Trump avait proclamé qu’il ne ferait pas de guerre. Son chef au Pentagone lui avait dit que les forces américaines n’étaient pas prêtes à la mener à bien. La patronne du renseignement US a déclaré qu’on n’avait aucune preuve indiquant que les Iraniens cherchaient à fabriquer une bombe atomique,. Joe Kent, ancien béret vert en opération en Irak, a présenté sa démission en ajoutant que les Israéliens avaient forcé son gouvernement à se lancer dans une guerre contre les intérêts de son pays. Le Pape a dit qu’un chrétien ne peut pas déclencher une guerre en prétendant que Dieu est derrière lui. Les Israéliens ont fermé le Saint Sépulcre. Netanyahu serait en prison de droit commun sans cette guerre. Les Israéliens ont bombardé les installations iraniennes du plus grand gisement de gaz mondial, provoquant une riposte iranienne sur la partie omanaise, risquant une crise énergétique mondiale et Trump a dit qu’il n’avait pas été prévenu par Netanyahu. Le prix du baril de pétrole flambe. Plus personne ne parle de l’affaire Epstein.
Ce sont des faits.
Avec ce qu’ils prennent sur la tronche il ne doit plus rester grandes possibilités de réaction… attendons !
40% de la force iranienne est détruite mais comme à chaque fois, il faut relativiser et bien estimer les dégâts. Ma fille vient d’acheter une maison, avec sa soeur, le bien a été rapidement visité, et il est plein de vices cachés,elles sont chez un avocat. Ce qui est certain, c’est que ceux qui rigolaient de l’attaque US sur l’Iran en se prévalent de l’affaire irakienne ne sont plus là à nous raconter qu’on « remet çà ! » L’Iran avait bien d’énormes capacités de nuisances et d’offensives, il était grand temps. Quant à Trump, quoi qu’il fasse, ce ne sera pas bien vu par le désintelligentia. Il n’intervient pas suite aux 30000tués des manifestations anti mollahs, on aurait entendu les médias, il menace le Canada, il joue au golf, et maintenant c’est re-galère, voilà qu’il déclenche une guerre, alors qu’il disait toujours ne jamais le faire, il fait la guerre pour le pétrole et non pour les Iraniens, il va se casser la figure, etc, c’est juste si les mollahs ne sont pas les bons de l’affaire et le frérot Sanchez, le héros européen qui tient tête aux USA!!!