[ÉDITO] Pécresse : « La droite n’est pas à vendre. » Ni à acheter, non plus ?
Valérie Pécresse parle d’or. Elle vient de signer une « opinion » dans La Tribune du dimanche dont le titre claque, en creux, comme une pancarte immobilière accrochée au balcon d'un immeuble haussmannien : « La droite n’est pas à vendre. » Une annonce qui n'est pas sans nous rappeler une phrase de ce grand politologue que fut Coluche : « Si la gauche est achetée par Moscou, la droite est à j’ter par la fenêtre. »
Pécresse : moins de 5 % en 2022
D’abord, pour commencer, « la droite », c'est quoi ? La « droite républicaine », évidemment. Qu’est-ce à dire, encore ? Les LR. La droite qui préfère voter communiste, comme Xavier Bertrand ou Édouard Philippe, plutôt que de voter RN ? Exactement. Important, de bien cerner le périmètre avant d’aller plus loin. Sans doute encore estourbie par les propos de Nicolas Sarkozy sur son refus, désormais, d’apporter son soutien à un quelconque « front républicain » contre le Rassemblement national, Valérie Pécresse met en garde ceux qui, dans son camp, « caressent l’idée d’une alliance avec le Rassemblement national » : « Au-delà des calculs électoraux simplistes, ils croient pouvoir le "raisonner", le "manœuvrer". Illusion, compromission, disparition ! », prévient celle qui, à l’élection présidentielle de 2022, a fait le pire score de toute l’histoire de sa « famille politique », avec moins de 5 % des voix (Éric Zemmour fit plus de 7 %), l’obligeant même à faire appel aux dons pour rembourser sa campagne, frôlant ainsi, justement, la « disparition ».
L'éternel retour de « la droite et du centre »
Illusion ? Justement. À lire cette tribune, on peut raisonnablement se demander si la présidente de la région d’Île-de-France ne se berce pas d’illusions, celles de la très ringardisée alliance de « la droite et du centre ». Comme Gérard Larcher. Comme Xavier Bertrand. Comme tous les « chapeaux à plumes », comme les appelle Éric Ciotti, qui a laissé le sien au vestiaire des LR pour s’en aller voler de ses propres ailes. Est-ce pour autant que le député des Alpes-Maritimes s’est fait manger tout cru par le RN ? Ses interventions à l’Assemblée nationale et celles de son petit – mais musclé - commando de députés, il faut le dire, assez talentueux, ne donnent pas cette impression.
À ce sujet — [ÉDITO] Il est libre, Sarkozy !
Mais Valérie Pécresse estime que « la seule alliance » qui « a du sens aujourd’hui », pour redresser la France, bien sûr, c’est celle qui réunira sa « famille politique éclatée » : « anciens de l’UMP, gaullistes [NDLA : c’est-à-dire ?], centristes, membres d’Horizons, déçus du macronisme [re-NDLA : les LR actuellement au gouvernement, comme Annie Genevard, font-ils partie de cette catégorie ?] ». Bref, un retour vingt, trente ans en arrière. Du reste, c’est un peu l’impression cruelle que donne cette tribune. On y retrouve cette vieille ficelle qui, jadis, a payé : « C’est aux électeurs du RN qu’on veut parler, pas au RN. Ils ne doivent pas être stigmatisés, ce ne sont pas des « égarés de la République »… Si ce coup-là, on ne le leur a pas fait cent fois, aux électeurs du RN, on ne leur a jamais fait…
Une « famille politique éclatée » : la preuve par le PLFSS...
Autre ficelle, moins vieille celle-là : le programme économique « d’extrême gauche du RN ». Et là, l’argumentation de Valérie Pécresse ne manque pas de sel – ni de poivre -, puisqu’elle évoque les prises de position du RN au sujet du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2026, oubliant au passage que 18 députés de sa « famille politique » – soit plus d’un tiers du groupe LR - ont voté ce PLFSS ! Un vote qui allait ainsi contre les consignes de Laurent Wauquiez qui prônait l’abstention, mais aussi contre celles de Bruno Retailleau qui a qualifié ce PLFSS de « hold-up fiscal ». Pour rappel, le RN a voté contre le PLFSS. C'est effectivement ce qu'on doit appeler une « famille politique éclatée ». Et pas sur des choses anodines, puisqu'il s'agit tout de même d'un budget avoisinant la bagatelle de 700 milliards...
On l'aura compris, « la droite » n’est pas à vendre. Certes. Mais avec des gardiennes d’immeuble telle Valérie Pécresse, et compte tenu de la rapidité à laquelle le bien se déprécie actuellement, on peut se demander s’il se trouvera encore un client pour l’acheter, le jour venu.
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156 commentaires
Pécresse aux 5% montre à quel point elle a perdu tout crédit chez les Français qui savent bien l’ambivalence de LR toujours prête à travailler pour Macron et farouchement arcboutée contre le RN. Ce n’est pas cette position qui lui fera regagner des voix, ni à LR ! C’est le drame de LR de choisir toujours d’aider le pouvoir en place, quitte à se discrediter . Les Français détestent Macron et détestent LR. Eric Ciotti a bien fait de les quitter, ils sont vraiment trop nuls !
La droite la plus bête du monde est encore à l’œuvre avec madame Pécresse, Monsieur Bertrand et monsieur Wauquiez .Ils dénoncent un budget de cauchemar mais ils s’abstiennent de voter pour faire passer un xième budget socialiste pour la sécurité sociale. Comment peuvent ils encore oser prendre la parole? Ils sont déjà en état de comas dépassé.A.Lerte
Madame Pécresse est peut-être une bonne gestionnaire de sa région, mais piètre stratège politique.
Après sa veste électorale, elle ne comprend pas le fond du problème. C’est-à-dire que le Rassemblement National, dominant à droite, est incontournable pour encore plusieurs années.
Pour cette durée, la droite traditionnelle sera nécessairement cantonnée à un rôle de second plan.
Sans parler de l’aspect idéologique ; la droite traditionnelle est émasculée intellectuellement par la gauche. Et nombre de ses leaders sont déjà partis pour le groupe macroniste.
Elle devrait relire les discours du Général De Gaulle. Elle se rendrait compte qu’il était plus à droite que le RN. Ces reliques qui se présentent comme Gaulliste me révulsés
On ne voit pas très bien qui voudrait acheter la prétendue droite la plus bête du monde dont Valérie Pécresse est un des plus beaux fleurons.
Dame ¨Pécresse a raison, la droite dont elle est une figure de proue n’est pas à vendre… Cette droite c’est déjà donnée à la Macronie…
Valérie Pécresse! Elle existe encore?
pecresse c’est pas elle qui fait le tour des mosquées notamment turc .s’allier avec pour garder sa place .
La droite n’est pas à vendre ni à acheter, elle est assez grande pour se donner à la gauche sans contrepartie.
Et les autres ne voudront surtout pas s’allier avec elle.
C’est bizarre, chez les LR, ce besoin de plaire à la gauche ! Il faudra qu’une âme charitable leur dise que la reconnaissance du ventre n’est pas trop de mise, en politique ! Eric Ciotti en a eu marre de la droite la plus bête du monde, qui a « le barrage au R.N. » pour seul programme. Valérie Pécresse a été mise en avant, en 2022, avec quel résultat ? On le fait quand, le bilan, chez les républicains ? Et ils osent encore se réclamer du gaullisme sans en avoir ni la stature, ni une vision pour la France. Les électeurs du RN, de l’UDR ou de Reconquête ne sont pas égarés ; ils osent voir ce qu’ils voient et vivent dans leur quotidien et au sommet de l’état depuis des années. Et ils en ont marre !
J’invite a madame Valérie Détresse a relire la convention de Villepinte du RPR UMP de 1990. Fermeture des frontières », « suspension de l’immigration », « réserver certaines prestations sociales aux nationaux », « incompatibilité entre l’islam et nos lois »… Il ne s’agit pas du programme du Front national, mais bien des propositions émises en 1990 par les forces de la droite républicaine, notamment le RPR et l’UDF. Cette année-là, ces partis d’opposition décident de plancher sur la thématique de l’immigration lors de ses états généraux organisés à Villepinte (Seine-Saint-Denis). Parmi les participants se trouvent entre autres Alain Juppé, Valéry Giscard d’Estaing, Jacques Chirac, Michèle Alliot-Marie, Roselyne Bachelot, François Bayrou ou encore Nicolas Sarkozy, signataire avec Alain Madelin de la préface du document de synthèse qui sortira de cette convention.
de réserver certaines prestations sociales aux nationaux ».
« Le législateur a admis dans le passé le bénéfice des prestations aux seuls nationaux : être étranger en France, ce n’est pas avoir automatiquement et intégralement tous les droits liés à la citoyenneté française. » Dans l’idéologie de la droite de l’époque, il s’agit de rendre le territoire français moins attractif pour les immigrés. Pour cela, le texte remet également en question l’accès à la gratuité des soins pour les étrangers en situation irrégulière.
Il s’agit de reconduire plus rapidement les clandestins à la frontière, de restreindre le droit d’asile, ou encore de réviser le Code de la nationalité. Tous les étrangers sont visés, avec d’abord les étudiants dont « le titre de séjour doit être renouvelé annuellement en tenant compte des résultats obtenus ». Le regroupement familial est également pointé du doigt, car il « pose par son ampleur des problèmes très réels de logement, de scolarisation et d’encadrement social ».
Valérie Détresse…la pauvre elle a pas compris que le Gaullisme est mort .
Les électeurs de Degaulle ont 90 100 ans .
Et la majorité des électeurs n’ont même pas voté giscard ou Mitterrand car ils étaient trop jeunes.
Les électeurs LR ont déserté cette droite molle initiée par Sarkozy le gauchiste.
Les gens veulent une vraie politique de droite .
RN UDR et reconquête.
Ou s’achète t-elle …la Droite ? Au marche au Puce ? Sur le « bon coin » ? Quelle décote ? Car, ses VRPs en surestiment la valeur ! Faute d’acheter un « package » frelaté au rabais, on pourrait passer a la vente de détail ! A combien se négocie les consciences ….de la Droite….selon que l’acheteur est l’Union Européenne, ou le souverainisme !?
Que Mme Pécresse sache que le Rassemblement National consomme Français et n’achète pas des produits soldés à -4.8% dont la date de péremption est dépassée.