Robert Ménard : « Oui, quand on ne contrôle pas l’immigration, il y a des risques en termes de délinquance ! »

Vendredi, à Montpellier, un père de famille qui cherchait à défendre son fils attaqué devant son lycée par une bande d’Albanais a été poignardé. Une recrudescence de l’insécurité dans l’Hérault ? Robert Ménard réagit au micro de Boulevard Voltaire.

Vendredi dernier, les lycéens du lycée Joffre se sont fait agresser par une trentaine de migrants albanais qui seraient des trafiquants de drogue.
Le père d’un des élèves a été grièvement blessé.
Constatez-vous une recrudescence de la violence dans l’Hérault ?

Ce n’est pas uniquement dans l’Hérault, mais dans toute la France. Certaines personnes nient que dans une partie de cette immigration de masse, il y a des délinquants. Je les renvoie évidemment au lycée Joffre de Montpellier, mais aussi à Paris avec cet Afghan qui manie mieux le couteau qu’autre chose.
Quand on ne contrôle pas l’immigration, il y a des risques en termes de délinquance. Certains s’évertuent à le nier et à dire que l’immigration, c’est que du bonheur pour la France. Je ne le pense pas un instant.
Tous ces faits divers, ces deux-là, mais il y en a déjà d’autres et il y en aura encore d’autres je vous le garantis, témoignent de ça.
Il faut arrêter avec une immigration massive, non contrôlée et non assimilée. Je ne suis pas contre les immigrés, c’est stupide de dire cela. Mais je suis contre une immigration qui, parce qu’elle est massive, empêche toutes possibilités d’assimilation. Or, l’Histoire de ce pays et sa richesse sont d’avoir accueilli des immigrés et d’en avoir fait des Français à part entière.
Pour autant, on n’en accueillait pas autant. À un moment donné, le nombre pose des problèmes en soi.

Selon vous, le système d’intégration à la Française est-il en faillite ?

Il est surtout débordé par le nombre. Vous pouvez dans une ville intégrer un certain nombre de gens lorsque c’est de façon limitée et lorsque les gens veulent être intégrés. On me renvoie toujours à l’immigration espagnole ou italienne, mais pour bien la connaître et en particulier l’immigration espagnole qui est arrivée dans le Midi et dans ma ville, il s’agissait de gens qui ne rêvaient que de devenir français, de parler français et de faire de leurs enfants, grâce à l’école républicaine, des petits Français qui avaient réussi.
Dans ma ville, comme dans tout un tas d’autres villes en France, la 3e ou la 4e génération de cette immigration ne veut pas devenir française. Ce sont des Français de papier, des Français ni d’esprit ni de coeur.
Par ailleurs, ces gens ont un mode de vie radicalement différent du nôtre. Contrairement à un certain nombre de mes détracteurs, je sais ce dont je parle, j’attends de voir les gens qui sont allés à Kaboul et qui peuvent en parler. Que ce soit dans le monde albanais ou afghan, la violence fait intrinsèquement partie de la culture. Je n’ai rien contre cela, mais lorsqu’on arrive dans un autre pays, en l’occurrence le nôtre, il faut s’adapter à ses règles.
Il faut évidemment accueillir un certain nombre de gens qui sont menacés dans leur pays pour leurs idées, leurs religions ou leurs opinions. Mais, pour pouvoir les assimiler, il faut qu’ils ne soient pas trop nombreux. C’est aussi bête que cela.

Depuis que vous êtes maire de Béziers, avez-vous constaté la montée de cette violence due à ces nouveaux arrivants ?

Beaucoup moins que d’autres villes, car j’ai refusé un certain nombre de choses.
J’ai dit que je ne voulais pas, comme un certain nombre de villes, des centaines et des centaines de ces ‘’mineurs non accompagnés’’. Ils ne sont pas toujours mineurs, et même s’ils sont en effet non accompagnés, ils vont bientôt pouvoir faire venir leurs frères et leurs sœurs grâce à nos députés.
J’ai refusé, car je pense que cela pose un problème de délinquance. Je vous propose d’appeler le maire de Montpellier et de lui demander s’il est ravi des quelques centaines de mineurs non accompagnés qui sont dans ses rues dont il ne sait pas quoi faire.
Si nous avons moins de problèmes à Béziers, c’est parce que nous nous y sommes opposés.
Nous avons déjà dans notre ville deux CADA, deux centres d’accueil pour les demandeurs d’asile. Ça suffit dans une ville de 80 000 habitants. Je n’en veux pas plus. Et je vous garantis que sur tous ces points, ce n’est pas moi qui le pense, mais les Biterrois.

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