Editoriaux - Justice - 10 octobre 2018

Rédoine Faïd fait la grève de la faim ? Eh bien, qu’il ait faim, on s’en fout !

On croit rêver. Cauchemarder, plutôt. C’est, en effet, la grande nouvelle de ce mardi matin : Rédoine Faïd, « l’homme le plus recherché de France » jusqu’à ces jours derniers, a entamé une grève de la faim depuis son (non-)repas de midi, le lundi 8 octobre.

Le motif ? Il l’explique dans une lettre adressée aux magistrats et transmise à la direction de la prison de Vendin-le-Vieil, dans le Pas-de-Calais, où il est détenu depuis huit jours. Ce monsieur « conteste » l’incarcération de ceux qui l’ont assisté dans sa cavale, à savoir sa logeuse et six autres personnes parmi lesquelles son frère et ses neveux. Ça ne lui plaît pas. Et ce qui ne plaît pas à Rédoine Faïd, mis en examen cette fois pour « évasion en bande organisée », « enlèvement et séquestration en bande organisée », « association de malfaiteurs en vue de la commission de crimes » et « transport d’armes ou d’engin explosif », doit bien sûr être écouté, entendu, acté, enregistré.

Mais ce monsieur est un prince qui jouit toujours d’une grande sympathie dans les médias, lesquels feignent de voir en lui un Robin des bois. C’est de tradition chez nous : on a mille précautions pour les truands, surtout s’ils sortent du 9-3, et tant pis s’ils tuent du flic. Voire tant mieux, penseront certains.

La Justice est aussi pleine de prévenance. Peur d’une bavure, peut-être, à moins qu’il ne s’agisse, là aussi, d’un penchant complice. Quoi qu’il en soit, vous et moi allons devoir mettre la main à la poche pour le suivi médical de Rédoine Faïd, auprès de qui l’on a mis en place « un suivi spécifique » avec l’assistance d’un « médecin de l’unité sanitaire ».

Imaginez que le gréviste de la faim se sente mal, quel scandale ce serait ! On crierait au harcèlement, à la torture, peut-être. Toutes les forces de la gauche extrême descendraient dans la rue, on casserait des distributeurs bancaires, on incendierait des voitures de police, on réveillerait Nuit debout, on reconstruirait le mur des cons…

Le ministre de la Justice Nicole Belloubet est tombée des nues. Du moins a-t-elle semblé. « Rédoine Faïd n’a pas à s’opposer au traitement judiciaire donné aux personnes qui l’ont hébergé ou aidé à s’évader. On marche sur la tête », a-t-elle déclaré lors de l’émission « Audition publique » sur LCP-Public Sénat, avec l’AFP et Le Figaro.

Madame Belloubet, je vais vous parler franchement. « C’est mon avis et j’le partage », comme disaient les braves gens de mon enfance campagnarde. Cet avis, le voilà : Rédoine Faïd peut bien faire la grève de la faim, il peut même en mourir si ça l’amuse. Je sais, ça n’est pas chrétien, mais on peut le souhaiter en son for intérieur, se disant que ça ferait une crapule criminelle de moins sur cette basse terre. Et puis, ça nous éviterait de devoir banquer le gîte et le couvert pour quelques décennies.

Rédoine Faïd ne veut pas manger ? Eh bien, qu’il crève de faim. On s’en fout !

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