Histoire - Livres - Politique - Table - 5 janvier 2018

Partition : chronique de la sécession islamiste en France

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Ce n’est pas Alexandre Mendel qui a parlé de partition le premier. C’est François Hollande. On se souvient que notre bon Président, peu après s’être glorifié d’avoir ordonné des assassinats d’État, avait confié à deux journalistes, dans Un Président ne devrait pas dire ça, qu’il se demandait « comment éviter la partition » car, ajoutait-il, « c’est quand même ça qui est en train de se produire ». Hypothèse que confirma, peu après, Philippe de Villiers sur l’antenne d’Europe 1, en évoquant un plan de manœuvre, comme on dit dans l’armée, qui prévoyait, « au cas où », la manière dont cette partition était censée se produire.

Alexandre Mendel a mené son enquête en journaliste, en sociologue même, sur le terrain. Il est allé à la rencontre de ceux qui vivent dans nos territoires occupés : ceux qui sont soumis à la loi des barbus, ceux qui ne veulent pas voter parce que c’est haram (mais entendent bien peser d’une autre manière sur l’espace public) ; il a autopsié les démissions successives, couchées sur papier officiel, des hauts fonctionnaires. Il a lu les rapports remis au pouvoir politique, et son enquête court jusqu’après l’élection d’Emmanuel Macron. Son constat est ainsi à la fois très précis et très contemporain. Il est donc accablant.

Ce qui se découvre dans le livre d’Alexandre Mendel, c’est, au fond, ce dont nous ne voyons qu’une partie, obnubilés que nous sommes par le chômage ou les impôts. C’est la concrétisation de ce « sentiment d’insécurité identitaire » dont parlent les politiques. Sait-on, par exemple, qu’entre les deux tours de la présidentielle, dans le quartier de la Paillade à Montpellier, il n’y avait pas d’affiches de campagne françaises ? En revanche, les élections en Algérie s’exposaient largement, sous la forme de tracts en arabe, et déchaînaient davantage les passions. Et qui lira, sans un intense serrement de cœur, l’histoire de Christian, un Français « de souche » âgé de 57 ans, qui a toujours vécu seul et s’est converti par commodité, pour entretenir un lien social avec ses « gentils voisins musulmans » ? Christian – cette fois, le prénom n’a pas été changé – termine d’ailleurs son témoignage par un constat sans appel : « Et puis merde, à Rome fais comme à Rome, et à Trappes fais comme à Trappes ! »

Il est un peu tard pour se demander qui, des républicains haineux, des laïcards aveugles, des curés masochistes ou des bobos méprisants, a posé, il y a plusieurs décennies, la première pierre du mur des lapidations. On lit, ici ou là, depuis fort longtemps, la haine du « vieux sang pourri de la France » (Carla Bruni), de « tout ce qui est franchouillard ou cocardier » (Bernard-Henri Lévy), des « souchiens », des chrétiens ou des Blancs. Il est encore temps, en revanche, de se poser deux questions après la lecture de ce livre : la partition de la France est-elle vraiment évitable ? Et si, comme tout semble le montrer, elle ne l’est pas, comment cela finira-t-il ? Avec des communautés qui vivent séparément sous la tutelle d’un pouvoir fantoche ? Ou dans le sang, avec des voisins qui égorgent leurs amis de toujours, un beau matin ? Comme au Liban ou comme au Kosovo ? Ou encore comme en Syrie ? Et dans ce cas, à l’exception de ceux qui resteront pour se battre, de quel pays momentanément plus favorisé deviendrons-nous les migrants ?

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