Fascisme vegan - Royaume-Uni

C’est la fête aux cochons !

Son blog
 

En Angleterre, des pompiers ont simplement fait leur boulot en sauvant, il y a quelques mois, la production d’un éleveur de cochons. Pour les remercier, l’agriculteur a décidé de leur envoyer un chapelet de saucisses desdits cochons que les soldats du feu ont mangés au barbecue.

Et là, c’est le drame ! Comment ont-ils osé dévorer les pauvres petites bêtes ? La Toile s’affole, les médias eux-mêmes en parlent… Les monstres !

Et voilà où nous mène toute l’ambiguïté du statut de l’animal entre chose et « être doué de sensibilité » : on flotte tranquillement sur la frontière entre le meurtre et la production… Avec la folie vegan, aujourd’hui, manger un animal devient ni plus ni moins qu’une forme de cannibalisme. D’ailleurs, l’argument phare est bien : « Vous mangez un cadavre. » Si bien que sauver les cochons de la ferme en flammes revient à sauver des personnes à part entière.

Sauf que non, les pompiers n’ont pas sauvé des cochons, mais une production. C’est-à-dire qu’ils ont sauvé le moyen de subsistance de cet être vulgaire qu’est l’agriculteur. En canon, toute la Toile n’hésite pas à dire que ça valait bien le coup de les sauver pour les tuer six mois plus tard. Bien évidemment, les internautes n’hésitent pas à prendre le point de vue du cochon (ce qui ne m’étonne guère entre nous) au lieu de comprendre que l’agriculteur a donné en cadeau une partie de sa production pour remercier les pompiers de l’avoir sauvée… Ainsi, ce n’est pas Babe qu’ils ont sauvé mais la possibilité pour l’agriculteur de vendre le fruit de son travail.

20 Minutes, grand journal s’il en est, n’a pas hésité à dire que les pompiers avaient manqué de tact en publiant la photo du barbecue… Manquer de tact pour avoir fait un gueuleton ?

C’est amusant de voir comment nous inversons les valeurs : aujourd’hui, manger un cochon équivaut à un meurtre de sang-froid, mais à côté de ça, l’agriculteur mériterait le bûcher parce qu’il vit de leur exploitation…

Les pompiers eux-mêmes se sont excusés (ils n’auraient pas dû) en affirmant qu’ils avaient pu « offenser des gens ». On ne peut qu’être surpris : la maman cochon a porté plainte ? Elle a subi un préjudice ? Jean-Dylan, derrière son PC, devant son assiette de bulgur et son iPhone dernier cri, est offensé qu’un cochon soit mort à 1.000 kilomètres de chez lui ?

Toute cette histoire n’a aucun sens. À vouloir donner une personnalité aux animaux alors que, à ce que je sache, ils n’ont pas réussi à théoriser sur le concept de mort, de vie, de naissance, de souffrance (et même de personnalité, justement), on se retrouve avec des chasses aux sorcières idiotes qui visent des non-événements.

Quand même, que les médias réfléchissent deux minutes : ils ergotent depuis deux jours sur le fait que des pompiers ont mangé des saucisses. Et moi, obligé de prendre la plume pour défendre des gars normaux qui mangent, comme des millions de personnes en cette saison, autour du barbeuc ! Un nouveau faux débat qui ruine l’intellect de l’Occident… Manque de protéines, sans doute !

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