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Editoriaux - Education - 27 janvier 2020

Violences de l’extrême gauche à Nanterre : l’Histoire se répète

À la gauche de la gauche, la convergence des luttes prend des dimensions inquiétantes.
Ce lundi 27 janvier matin, à Nanterre, des membres du syndicat étudiant la Cocarde ont fait face à une violence inouïe. Ils étaient venus tracter dans le cadre des élections des représentants aux conseils centraux de l’université, qui se déroulent les 28 et 29 janvier. L’extrême gauche intolérante s’est unie pour empêcher la tenue de cette opération militante pacifique.

L’Histoire se répète. Déjà, en octobre, la Cocarde étudiante avait fait face à l’hostilité des syndicats étudiants de gauche. Une attaque d’antifas armés s’était soldée par l’intervention d’un peloton de CRS.

Mais la violence est montée d’un cran. Ce 27 janvier, les militants de la Cocarde s’installent à l’entrée du campus pour distribuer des tracts aux étudiants. Au bout d’une vingtaine de minutes, ils doivent faire face à l’assaut de leurs opposants, mais aussi d’individus bien trop âgés pour être des étudiants. Par expérience, la Cocarde était venue en nombre pour assurer la sécurité de ses adhérents. Mais cela n’aura pas suffi. Ils ont dû fuir le campus après avoir tenté de défendre leurs positions. La situation n’était pas tenable. Les agresseurs étaient trois ou quatre fois plus nombreux, équipés pour en découdre. Et surtout… surtout un bloc de personnes non étudiantes et armées était présent aux côtés des traditionnels syndicalistes de l’UNEF et affiliés. Plusieurs étudiants ont subi des jets de gel lacrymogène tandis que, plus grave, l’un d’entre eux s’est fait ouvrir l’arcade sourcilière d’un coup de poing américain. Ceintures et matraques télescopiques équipaient aussi les assaillants.

Comment se fait-il que des individus agressent des étudiants pacifiques sur un campus universitaire ? Et qui sont ces personnes ?

Ce sont des grévistes, affiliés à différents syndicats, dont notamment la CGT, qui, au nom de la convergence des luttes, viennent prêter main forte à leurs petits frères idéologiques. Des postiers, des cheminots et des professeurs sont régulièrement présents à l’université de Nanterre. Il y a deux semaines, ils rejetaient violemment, d’une assemblée générale étudiante organisée dans un amphithéâtre de la fac, des étudiants membres de la Cocarde. Vendredi dernier, ils aidaient l’UNEF à débrayer des cours.

Ce lundi matin, ils ont mis à contribution leurs connaissances du combat de rue. Expérience acquise en grande partie face aux CRS lors des nombreuses manifestations auxquelles la grève leur permet de participer.

Ce scandale témoigne de l’ambiance qui règne dans les universités françaises et de la haine de l’extrême gauche à l’égard de toute forme de démocratie. Une prof osa même clamer : « Contre vous [la Cocarde] , je suis fière d’être antidémocratique. » De quoi se poser des questions…

Une lettre, adressée au président de l’université, M. Balaudé, pour lui demander, en conformité avec la loi, d’assurer la sécurité des étudiants lors des élections, est restée sans réponse à ce jour.

Et la gauche continue d’imposer sa dictature sur le campus.

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