Je sais bien qu’aujourd’hui, dans le contexte de psychose entretenu à dessein, tout est possible, y compris nier la réalité et ridiculiser les propos de ceux qui incarnaient, hier, l’autorité incontestable.

Depuis deux ans, on traîne ainsi dans la boue les Pr Raoult, Montagnier, Peronne, etc., comme s’il s’agissait d’amuseurs à la Bigard. Mais que dire des propos de l’actuelle directrice en charge de la gestion des risques infectieux à l’OMS, le Dr Sylvie Briand, lorsqu’elle déclare : « Les vaccins que l’on a actuellement ont très peu d’influence sur la circulation du virus. Il faut vraiment se poser la question : qu’est-ce que l’on veut avec la vaccination ? On ne peut pas éliminer cette maladie » (LCI, le 8 janvier) ? De même, quand d’éminents virologues (voir l’article du Figaro : « Covid-19 : les vaccins peuvent-ils augmenter le risque d’infection ? ») avancent que les vaccins sont de moins en moins efficaces au fur et à mesure des mutations du virus, voire facilitateurs de l’infection dans les trois semaines qui suivent l’injection.

Hélas, c’est comme si toutes ces données n’existaient pas et partout, ou presque, on s’arc-boute non seulement sur l’obligation vaccinale, officielle ou officieuse, mais on prépare les esprits à une vaccination tous les quatre mois. Pourquoi ? Parce que, dans nos sociétés gavées à la médecine, c’est l’hôpital qui est le plus malade ; c’est lui qui est en coma dépassé.

Le pire exemple, dans la folie où cette crise plonge les États, semble le Canada, et particulièrement la province du Québec. Pour avoir de la famille très proche à Montréal, je peux vous assurer que la gestion du Covid est là-bas une machine à cash comme on en voit peu : les amendes aux contrevenants des couvre-feux, quarantaines et confinements successifs y sont particulièrement salées, le tout assorti de contrôles rigoureux. On n’hésite pas à venir frapper à votre porte pour vérifier que vous êtes bien calfeutrés et n’adressez pas la parole à la voisine. Sinon, c’est 150 dollars d’amende par personne.

Dans cette province qui compte 8,5 millions d’habitants pour un territoire de 1,668 million de km2, « près de 82 % de la population âgée de plus de 5 ans a reçu deux doses de vaccin anti-Covid et 20 % en a reçu une troisième », chiffres du ministère de la Santé. Le bilan, qualifié de « raz-de-marée », fait état de 2.742 personnes atteintes du Covid-19 hospitalisées au Québec, dont 255 en soins intensifs… et un hôpital qui explose par manque de personnel. Soit une catastrophe sanitaire sans précédent, le Canada ayant envoyé l’armée pour aider à gérer la crise.

Plein d’imagination, le Premier ministre québécois François Legault a trouvé la parade, du moins l’espère-t-il. Depuis Noël, un couvre-feu a été imposé de 22 heures à 5 heures du matin, les écoles et universités sont fermées, de même que les cinémas, les bars, les restaurants et les clubs de sport. Les rassemblements privés sont interdits sous peine de forte amende et, à compter du 18 janvier, l’accès des commerces « non essentiels » sera interdit aux non-vaccinés. Seront d’abord concernés les magasins de vente d’alcool et de cannabis, et l’on attend la publication de la liste complète des commerces interdits dans les prochains jours.

Si le Canada a décidé de suspendre les indemnités chômage des récalcitrants à la vaccination, le Québécois François Legault a jugé utile d’en rajouter une couche. Il vient de mettre en place sa mesure phare : « On travaille sur une contribution santé » pour « tous les adultes qui refusent de se faire vacciner » car ils représentent « un fardeau financier pour tous les Québécois ». Et d’ajouter qu’il souhaitait que cela représente « un montant significatif ».

Vous voulez connaître la prochaine étape ? Pourquoi pas des camps de rétention avec des gardes armés…

12 janvier 2022

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