En Angleterre, Ruby Williams a touché un joli magot (8.500 livres !) grâce à sa coiffure afro. Parce que le volume de ses cheveux « empêchait ses camarades de voir le tableau », la jeune fille de 17 ans avait dû être renvoyée plusieurs fois de l’école d’Urswick pour non-conformité au règlement stipulant que « les cheveux de style afro, y compris ceux portés en chignons, [devaient] être de taille et de longueur raisonnable ».

Plutôt que de respecter ledit règlement et de trouver un arrangement, quitte à coiffer l’élève peut-être un peu plus sagement, la famille indignée de ces humiliations préfère porter plainte pour discrimination raciale. Soutenus par la Commission pour l’égalité et les droits de l’homme, le papa rasta et son épouse portent l’action en justice et obtiennent gain de cause. Une jurisprudence qui pourrait bien donner quelques mauvaises idées à certaines personnes peu ou mal coiffées !

De l’autre côté de la Manche, une autre jeune fille est déscolarisée mais ne risque pas d’être indemnisée, elle, même si elle est harcelée. « Celles qui ont la traque au dérapage rodée, cette fois, se taisent et détournent le regard. Une femme est menacée par des jeunes issus de la diversité, or l’oppresseur se doit d’être un homme patriarcal occidental […] L’antiracisme se heurte à l’antisexisme », constate Charlotte d’Ornellas dans Valeurs actuelles. De Ruby Williams, l’on n’a pas dit, comme ce fut le cas pour , « elle l’a cherché, elle assume. » La jeune fille menacée de mort ne va plus à l’école. Traitée de « sale gouine », « sale pute », « sale Française », elle a été soupçonnée, un temps, de provocation à la haine raciale.

Parfois, les choses dans la vie ne tiennent qu’à un cheveu. Alors, un conseil, Mila : plutôt que de les teindre en violet, il faudrait peut-être tenter une coupe rasta, qui sait ?

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