Le gouvernement japonais a annoncé, le 13 avril 2021, que le Japon allait rejeter à la mer, après les avoir traitées, 1,25 million de tonnes d’eau issue du refroidissement des réacteurs nucléaires de Fukushima entrés en fusion suite au tsunami du 11 mars 2011. L’opération ne devrait pas commencer avant deux ans et pourrait durer quelques dizaines d’années.

apocalyptique et réalité

Dans le milieu marin, les courants au large du Japon permettent une grande dilution des eaux radioactives. La radioactivité naturelle de l’eau de mer est de l’ordre de 13.000 becquerels par mètre cube (Bq/m3), essentiellement due au potassium 40. La concentration initiale des 1,25 million de m3 d’eau contaminée dans les réservoirs étant de 730 millions de Bq/m3, il en résulte que la quantité totale de radioactivité rejetée dans l’océan Pacifique sera inférieure à celle déjà présente naturellement dans un cube d’eau de mer de 10 km de côté (1.000 km3)*.

Or, le volume d’eau de l’océan Pacifique est d’environ 166 millions de km3. La radioactivité ajoutée sera donc largement inférieure à un cent-millième de celle déjà présente à l’état naturel dans le Pacifique. De plus, elle diminuera avec le temps. La part extrêmement faible de ce futur ajout est donc totalement négligeable.

La radioactivité naturelle doit être la base de référence car tout ce qui est bu, mangé, respiré et touché est radioactif ! Le corps humain lui-même est radioactif, avec une activité d’environ 100 Bq par kg (soit 8.000 Bq pour une personne de 80 kg), ainsi que le lait qui a la même radioactivité (80 Bq/l).

La radioactivité du rejet d’eau prévu en mer, après filtration et dilution, sera six fois en dessous des normes définies par l’Organisation mondiale de la (OMS) pour les boissons et ne constitue pas un danger pour la santé humaine.

De plus, jusqu’à une certaine dose, la radioactivité est bénéfique à la vie car, comme pour tout, c’est la dose qui fait le poison.

Pas de danger

Aucun impact sanitaire ne résultera de cette opération, ni au Japon, ni ailleurs dans . Les résultats les plus récents (mars 2021) sur l’accident de la centrale de Fukushima Daiichi du Comité scientifique des Nations unies pour l’étude des effets des rayonnement ionisants (UNSCEAR) ont conclu, à la suite des précédents rapports de 2013 et 2011, que :
– aucun , aucune maladie grave ayant un lien avec des radiations n’a été observé parmi les travailleurs et l’ensemble de la population à la suite de l’accident de Fukushima ;
– aucune conséquence perceptible des radiations n’est à prévoir parmi le public exposé ou ses descendants ».

Ces rapports ont été approuvés par l’Assemblée générale des Nations unies. L’OMS, dont des représentants ont contribué à ces rapports, arrivait également aux mêmes conclusions dès 2013. Pourtant, ces résultats sont toujours largement ignorés du public.

Agiter des épouvantails

Le peu d’intérêt médiatique pour les travaux du Comité des Nations unies donne la part belle aux descriptions apocalyptiques des effets des radiations par des organisations dogmatiques viscéralement antinucléaires. Faire est certainement plus vendeur que de rassurer… ou d’avouer avoir dit des bêtises pendant des années !

« Désinformez, désinformez, il en restera toujours quelque chose. ». Comprendre les avantages du et les effets de la radioactivité s’avère difficile et exige du temps. Et c’est si peu vendeur… Esprit critique, réveille-toi devant les prophètes du malheur et de l’apocalypse !

Ce rejet d’eau radioactive en mer ne provoquera donc pas un « tsunami radioactif », comme tentent de le faire croire les antinucléaires, mais à peine un clapotis à la surface des océans.

*730.000 103 Bq/m3 x 1,25 106 m3 = 9,125 x 1014 Bq et 13.000 Bq/m3 x 1012 m3 = 13 x 1015 Bq

15 avril 2021

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