Le Président Trump, menaçant de les entraîner dans sa chute, a réussi à enfermer électoralement les élus républicains qui le haïssaient. Usant du contre-pouvoir Steve Bannon, qui a récemment prouvé dans l’élection sénatoriale de l’Alabama que l’on peut stopper sur le terrain l’establishment républicain, quitte à faire élire un démocrate modéré, l’avertissement a été lancé : gare aux prochaines partielles de 2018.

Trump a également su fidéliser un certain nombre de parlementaires républicains qui ont su s’organiser cet été pour lancer une contre-attaque contre le coup d’État larvé du "deep state". Un trimestre après, le cadavre immergé de la vérité, pourtant lesté par une collusion massive entre médias, fonctionnaires et #NeverTrump, est finalement remonté à la surface. Au point que c’est maintenant au tour des inquisiteurs d’être "investigués", le ministère de la Justice et le FBI étant sur la sellette.

L’opinion publique est d’ores et déjà convaincue que l’équipe du procureur Mueller, censée enquêter sur les ingérences russes dans la campagne de Trump, est quelque peu discréditée : on a maintenant confirmation que ce sont ceux-là mêmes qui avaient donné la carte « sortie de prison » à Hillary Clinton lors de l’enquête sur les courriels de la secrétaire d’État et la fondation Clinton, tout comme sur "Uranium One" (nous en reparlerons ultérieurement), qui ont rejoint Mueller afin de tenter d’encabaner Trump. Les langues se délient, les enquêtes administratives se multiplient, le FBI est malmené car on le soupçonne d’avoir, tout comme la bureaucratie d’Obama, fonctionné comme une filiale de la campagne de Hillary Clinton. Dans un but : stopper Trump.

Pire encore, le FBI est soupçonné d’avoir coordonné avec ses administrations cousines et le parti démocrate (ainsi que, découvre-t-on maintenant, un certain Kramer, collaborateur du McCain Institute) le montage d’un « vrai-faux dossier » alimenté, semble-t-il, par quelques oligarques russes, décrivant des orgies regorgeant d’hétaïres et censées avoir eu lieu à Moscou en présence de Donald Trump. Les élus proches de Trump, et les autres, indépendants, de réaliser à quel point l’appareil d’État a été utilisé pour faire tomber un concurrent politique, en utilisant ledit dossier, présenté comme officiel, afin d’obtenir des juges l’autorisation de lancer des écoutes sur l’entourage de Trump. Bref, ce dossier a été la cause des écoutes, autant que de quatre commissions d’enquête parlementaires, qui maintenant se retournent contre les manipulateurs.

Pendant que les chiens aboyaient, la caravane Trump est passée. En gouvernant par décrets et par tweets, le président a d’abord procédé à une rééducation culturelle du pays (nomination d’une kyrielle de juges à vie, thématique « populiste », vocabulaire « identitaire », priorités « nationalistes » qui ont rapidement « pollué » un establishment qui jusque-là s’approvisionnait auprès des établissements Soros). Mais, surtout, Trump a su débrider l’ en « tuant » vingt réglementations économiques pour une nouvelle. Résultat : une performance économique et boursière bondissante, accompagnée maintenant de la loi du 21 décembre 2017 sur la réforme fiscale (80 % des Américains vont bénéficier de baisses d’impôts, et 100 % des entreprises), qui, couplée à d’autres mesures, permettent d’espérer une croissance de 4 % ou plus dès 2018. Les n’apprécient pas…

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22 décembre 2017

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