Envoyer un bûcheron dans le désert peut sembler une idée saugrenue, ou bien encore une idée imaginée par un énarque dans un cabinet ministériel. Et pourtant…

Alors qu’il ne se passe pas un seul jour sans qu’un héraut du Président Macron ne prononce la phrase qui tue – “Il n’y a plus d’opposition” -, dans un reportage consacré à , séquencé en cinq modules pour les JT 12/13 et 19/20, 3 Auvergne-Rhône-Alpes sort la tronçonneuse pour abattre le président de la région.
Le volet 1, “L’Ascension”, le fait apparaître comme un “traître” à Jacques Barrot, avec pour témoin le fils de ce dernier, élu député LREM dans les Yvelines… et se termine, pour ouvrir les questions budgétaires du 2, par ces mots : “Laurent Wauquiez en père Noël, père Fouettard, ou saint Laurent patron des plus modestes ? La suite dans le prochain épisode”. “Calculateur”, “brutal”, “menaçant” scandent le volet 3 consacré à la préférence régionale.

Bref, la tronçonneuse est bien lancée, et l’arbre existe bel et bien.

Les éléments de langage distillés par les visibles et audibles sont ainsi pulvérisés par France 3, qui a bien compris que l’ascension d’un opposant (conservateur) aux progressistes est une réalité, et qu’il est grand temps de l’attaquer, bille en tête.

Les partisans de la perestroïka et leur leader avaient investi Eltsine à Moscou pour l’éloigner de sa circonscription rurale d’origine dans laquelle sa popularité était grande, et ainsi le déstabiliser. Dans un magnifique reportage diffusé sur Arte, sa femme confiait qu’il avait commencé à boire à cette époque-là.
La méthode employée pour faire tomber le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes poursuit le même but. Il faut faire tomber Wauquiez dans son fief.

Les médias “mainstream” de notre beau pays ont parfaitement compris la manière utilisée par leurs homologues américains pour “tuer” Trump. Marteler en permanence des jugements partisans sur un personnage politique jugé dangereux pour la pensée progressiste, sans laisser véritablement la parole à ceux qui pourraient faire une analyse contraire, est la garantie d’obtenir des qui corroborent les éléments de langage utilisés.

Pendant des mois, une campagne de presse féroce a présenté le président américain comme stupide, menteur, incompétent, et a soulevé la question : “Cet homme est-il fou ?” Et puis un sondage de l’ de Quinnipiac est venu confirmer “opportunément” la campagne calomnieuse. Celui-ci demandait aux sondés quels étaient les premiers mots qui leur venaient à l’esprit au sujet de Trump. Ceux qui sont revenus le plus souvent étaient “idiot”, “menteur”, “incompétent”, “fou”. C.Q.F.D. !

Le regretté Jean-François Revel annonçait l’avènement de la “démocratie des crédules”, analysée, depuis, par le sociologue Gérald Bronner : “La civilisation démocratique est entièrement fondée sur l’exactitude de l’information. Si le citoyen n’est pas correctement informé, le vote ne veut rien dire.” Et les sondages, non plus, ne veulent rien dire, aurait-il pu ajouter.

Si, à la veille de l’élection présidentielle de 2012, les médias ne nous avaient pas martelé que plus personne ne voulait de Sarkozy, aurait-il perdu cette élection ?
D’ailleurs, près de dix millions d’électeurs étaient venus faire un bras d’honneur, pour le premier tour de cette élection, à la fake news. Et pour la primaire de la , c’est près de 900.000 qui en firent autant.

Alors, si l’on tente de vous faire croire que Macron a pulvérisé l’opposition, qu’elle est réduite à néant, pourquoi donc cet acharnement anti-Wauquiez ? Ceux qui vous manipulent depuis des années pour faire perdre les idées de la droite, qui sont aujourd’hui la gauche, LREM, les constructifs, les centristes, les médias dominants, les humoristes, les sondeurs, les politologues, les artistes, etc., ne sont pas des bûcherons dans le désert. Ils ont l’arbre Wauquiez au bout de leur tronçonneuse, avec le FN comme jerrican d’essence de secours.

22 janvier 2018

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